Jalousie - Chapitre 9

Jalousie - Chapitre 9

Bonjour!
J'espère que votre weekend se passe bien!
Bon, moi je suis en vacances,
ça fait du bien!
Aller, trève de blabla
Voilà le dernier chapitre de Jalousie ^^

Enjoy


***



Vingt minutes plus tard, le van s'arrêta enfin devant leur hôtel. Ils se séparèrent à regret et sortirent. Comme d'habitude, des fans étaient présentes malgré l'heure tardive, espérant un autographe ou une photo. Ils expédièrent rapidement la formalité, après tout ils étaient un peu pressés. En passant dans les rangs, Bill vit qu'on lui tendait un dessin où son frère et lui se trouvaient dans une position plus qu'explicite. Il leva un sourcil et rigola avant de signer. 'Si elles savaient' pensa-t-il.

Il vit que son frère le suivait de près et qu'il signait le même dessin, un sourire pervers au coin des lèvres. 'Putain, Tom, fais plus discret, elles vont nous repérer sinon, c'est sûr!'. Bien sûr que la télépathie entre jumeaux n'existait pas, du moins pas entre eux, mais quand Tom capta le regard que lui lançait Bill, il prit aussitôt un air innocent et ils finirent rapidement la file avant de rentrer dans l'hôtel.

Ils ne perdirent pas de temps et s'engouffrèrent directement dans l'ascenseur. Par chance, ils étaient seuls. Tom ne perdit pas une seconde avant de s'emparer de nouveau des lèvres de Bill. Cela ne faisait que quelques minutes qu'il ne les avait pas goûtées, mais il semblait déjà en manque. En réalité, c'était le manque de ces cinq dernières années qui se faisait ressentir. Il enfonça sa langue dans la bouche de Bill et en explora chaque recoin avec délice. Bill répondait avec enthousiasme à ce baiser qui devenait rapidement de plus en plus chaud.

Tom avait presque envie d'appuyer sur le bouton d'arrêt et de laisser libre cours à ses envies, de faire l'amour à son frère contre le mur de cet ascenseur. Mais c'était leur première fois. Bill méritait mieux que ça, ils méritaient mieux que ça. Et puis ils auraient toute leur vie pour tester les endroits les plus insolites. La main de Tom se faufilait sous le T-shirt de Bill pour caresser la peau chaude de son ventre quand l'ascenseur s'immobilisa dans un 'ding' sonore. Ils s'écartèrent rapidement l'un de l'autre alors que les portes s'ouvraient sur un couple de petits vieux qui leur lança un regard suspect. C'est vrai qu'ils avaient la peau légèrement rougie et le souffle court.

"Heureusement qu'on a réussi à attraper l'ascenseur de justesse, je me voyais mal essayer de semer ces groupies par les escaliers!" s'exclama Tom.

"Ouais, ben elles nous auront bien fait courir quand même!" continua Bill en entrant aussitôt dans son jeu.

Le regard du petit couple se radoucit et ils entrèrent en souriant dans l'ascenseur tandis que les jumeaux en sortaient. Quand ils entendirent les portes se refermer et la cabine descendre, ils explosèrent de rire et rejoignirent la chambre de Bill en courant. Bill inséra sa carte magnétique dans la fente et la porte s'ouvrit. Aussitôt il se sentit poussé à l'intérieur. Tom entra à sa suite, attrapa Bill par la taille et le colla contre la porte qui se ferma sous leur poids. Tom plongea dans le cou de son frère qui rejeta la tête en arrière pour lui donner un meilleur accès.

Au début, il ne fit que frôler du bout du nez et du bout des lèvres la peau fine de la gorge de Bill. Ce simple et doux contact était déjà suffisant pour le faire légèrement haleter car il sentait le souffle chaud de Tom parcourir sa peau et laisser des sillons de chair de poule. Cependant il lâcha un gémissement quand Tom ouvrit la bouche et passa un coup de langue avant d'aspirer la peau dans sa bouche pour la suçoter comme une friandise. Il ne faisait pas grand-chose mais Bill se sentait déjà durcir. Tom continua de dévorer le coup de Bill de baisers mouillés et plaça ses mains sur sa taille, sous son T-shirt, avant de les faire glisser dans le creux de ses reins pour rapprocher encore davantage leurs corps. C'est alors que Bill se rendit compte qu'il n'était pas le seul à être excité. L'érection de Tom se pressait contre son ventre. C'était incroyablement excitant.

Tom remonta dans le cou de Bill, passant sur sa pomme d'Adam, retraçant sa mâchoire et finissant juste sous son oreille. Il aspira le lobe dans sa bouche et le mordilla légèrement, faisant gémir Bill de plus belle.

"Tu es à moi Bill. Rien qu'à moi," lui chuchota-t-il dans le creux de l'oreille avant d'y plonger la langue.

Bill frémit à ce contact nouveau. Il ne se doutait pas que l'oreille pouvait être une zone aussi érogène, alors cela couplé aux paroles de Tom, c'était presque trop. Tom recula légèrement la tête et observa Bill. Il était tellement beau quand il prenait du plaisir. Tom ne pouvait qu'imaginer ce que ça serait de le voir en plein orgasme. Il attendait cet instant avec impatience.

Il enleva une main des reins de Bill et la remonta à son visage pour venir en caresser les contours et repousser quelques mèches de cheveux en arrière.

"A moi et à personne d'autre, dis le," continua-t-il en lui massant le bas du dos de sa main libre.

"Oui, je suis à toi. Depuis toujours et pour toujours," souffla Bill. "Toi aussi. Promets le moi. Promets moi que plus jamais une fille ne posera la main sur toi."

"Promis."

Tom se pencha lentement sur le visage de Bill et scella délicatement leurs lèvres, scellant par là même leur promesse. Bill sortit sa langue et vint taquiner le piercing de Tom. Celui-ci happa la langue aventureuse et la suçota avant de l'aspirer dans sa propre bouche. Bill accrocha ses mains derrière le cou de Tom, puis, alors que le baiser se poursuivait et que Tom pressait de plus en plus son corps contre le sien, Bill attrapa la casquette et le bandeau de son frère pour les retirer.

Les mains de Tom, elles, étaient reparties en exploration du torse et du ventre de Bill sous son T-shirt. Il caressait la peau chaude, plaçait sa main à plat contre le ventre frémissant de Bill, frôlait ses tétons qui se dressaient sous la légère caresse avant de les pincer doucement. S'il y avait quelque chose d'excitant à caresser Bill sous ses vêtements, le T-shirt commençait vraiment à être de trop. Tom en attrapa l'ourlet et le fit remonter lentement sur le corps de Bill, frôlant ses côtes au passage.

Une fois le vêtement jeté au sol, Tom attacha sa bouche à l'un des tétons de Bill, l'aspirant et le mordillant dans sa bouche. Bill, lui, avait placé ses mains sur la tête de son frère et lui caressait les cheveux. La langue de Tom descendit lentement et vint savourer le ventre plat de Bill, retracer les abdominaux qui se laissait deviner sous la peau douce. Pour être plus à l'aise, il se plaça à genoux devant Bill qui sentit ses jambes faiblir en voyant cela. Tom lui caressait doucement les côtés du bout des doigts et sa langue contre sa peau lui faisait papillonner le ventre. Tom retraça le contour du nombril de Bill de sa langue avant de la plonger à l'intérieur, ce qui fit crisper les mains du brun autour des dreads de son frère. Si Tom arrivait à lui procurer autant de plaisir rien qu'en faisant ça, il n'osait imaginer de quoi d'autre il était capable.

Les doigts de Tom descendirent lentement le long du corps de Bill et vinrent s'arrêter à sa ceinture. Il passa un index par en dessous, caressant la peau cachée par le jean, provoquant quelques frissons de plus. Puis il déboucla la ceinture, ouvrit le jean et le fit sensuellement glisser le long des jambes de Bill qui s'en débarrassa d'un coup de pied après avoir retiré ses chaussures grâce à ses orteils. Tom lui souleva les jambes l'une après l'autre, caressant ses cuisses, ses mollets pour finir par ôter les chaussettes, l'une après l'autre. Bill se retrouvait en boxer devant son frère qui lui était encore entièrement habillé. La situation avait quelque chose de coquin qui n'était pas pour lui déplaire.

Tom posa sa main sur son sexe qui distendait son boxer, le caressant à travers le tissu. Bill gémit et rejeta la tête en arrière. Bordel, il n'y avait même pas de contact direct et il sentait qu'il aurait facilement pu prendre son pied rien qu'avec ça. Tom le sentit et retira sa main, provoquant un autre gémissement de part de Bill, mais de frustration cette fois. Il posa un doigt sur le tatouage étoilé qui ornait l'aine de son frère et en redessina les contours. Doucement. La partie inférieure de l'étoile disparaissait sous le coton noir alors Tom le fit légèrement glisser sur les hanches de Bill, sans le retirer pour autant. Quand l'étoile fut entièrement exposée, Tom en retraça une seconde fois les contours, mais avec la langue cette fois.

Tout en jouant avec sa langue sur cette zone si sensible, il fit lentement glisser le dernier vêtement de Bill, le dénudant entièrement. Bill écarta le boxer tombé à ses pieds et son souffle se bloqua quand il sentit la main de Tom entourer son membre tendu et gonflé. Jamais son frère ne l'avait touché aussi intimement. Le contact était délicieux. Tom entama un lent va et vient sur le sexe de Bill, sa bouche étant toujours occupé à goûter la peau encrée à laquelle il semblait... ancré.

Bill avait la respiration saccadée, le plaisir roulait dans son corps, partant de son bas-ventre pour remonter dans sa poitrine jusqu'à son cerveau et enfin redescendre jusqu'à ses orteils crispés sur la moquette. Ses mains avaient quitté la chevelure de Tom et était posée à plat contre la porte de chaque côté de ses cuisses, comme pour se rattacher à quelque chose de réel. Tom finit par décaler sa tête vers la droite, se rapprochant inexorablement de son but par un chemin de légers baisers. Sa main remonta sur le sexe de Bill et massa doucement son gland de son pouce, appuyant parfois sur la petite fente au bout et étalant le liquide séminal qui commençait à s'en écouler.

Quand il donna un petit coup de langue à la base du pénis de Bill, celui-ci cria. Le plaisir était omniprésent : sous la langue de Tom, sous ses doigts, dans son sexe, dans chaque particule de son corps. Tom remonta ainsi toute la longueur du sexe de Bill en le léchant, goûtant ce plaisir qui lui avait été trop longtemps interdit. Il aimait faire gémir son frère, le faire se tortiller sous sa délicieuse torture. Quand il arriva au niveau du gland, il replaça sa main à la base et reprit un léger mouvement de va et vient. Il observa le bout rougi de l'érection de Bill, souffla un air chaud dessus et sourit quand son frère poussa un gémissement un peu plus fort. Enfin il entoura ce bout de chair si sensible de sa bouche, enroulant sa langue autour, suçant et aspirant avec détermination. Sa main continuait toujours ses mouvements, augmentant encore le plaisir du brun qui tremblait de tout son corps sous la force des frissons qui le traversaient. Ses doigts retournèrent s'emmêler dans la masse de cheveux de Tom, s'agrippant aux dreads comme il le pouvait.

Lentement, Tom enfonça le sexe de Bill plus loin dans sa bouche, sans cesser de faire travailler sa langue. Il n'avait jamais fait ça, évidemment, et il était étonné de prendre lui aussi du plaisir. Sa propre érection, plus gonflée que jamais dans son baggy, en était une preuve incontestable. Il continua d'engloutir le membre de son frère, jusqu'à ce qu'il disparaisse entièrement dans sa bouche. Son gland vint cogner le fond de sa gorge et faillit lui donner un haut le c½ur, mais apparemment, c'était très agréable pour Bill qui cria en sentant cela.

Tout aussi lentement, il entreprit le chemin inverse, sa langue restait collée sur le côté inférieur du pénis qui glissait entre ses lèvres. Arrivé au bout il enroula sa langue autour du gland puis redescendit une fois de plus sur toute la longueur, un peu plus vite. Bill baissa les yeux et son souffle se coupa. Il voyait son sexe entrer et sortir de la bouche de Tom, de plus en plus vite. Il sentait sa chaleur humide autour de lui et il sentait aussi occasionnellement le fond de la gorge de son frère entrer en contact avec son gland, lui envoyant à chaque fois comme un choc électrique le long de la colonne vertébrale. Tom tendit sa seconde main et vint lui malaxer doucement les testicules. Le plaisir était presque insupportable.

Soudain, il y eut plusieurs grands coups frappés à sa porte. Les jumeaux se figèrent.

"Bill! T'es là? Tom est pas dans sa chambre. Il est avec toi? On vous a pas vus partir de la soirée."

La voix de Georg résonnait derrière le panneau de bois et ils virent la poignée de la porte commencer à tourner. Tom retira sa bouche du pénis de Bill et lui fit un clin d'½il.

"Putain Bill, y'en a vraiment marre! Faut toujours que tu fasses chier avec tes caprices!" hurla Tom, puis il reprit Bill en bouche le suçant avec force. Le souffle de Bill se bloqua, puis il se reprit et hurla à son tour.

"Moi je fais des caprices! Moi! Non mais ça c'est la meilleure! C'est bien à toi de parler!" Et pour faire bonne mesure, il donna un coup de pied dans la porte. Il sentit Tom rire autour de son membre, lui procurant de nouvelles sensations absolument délicieuses. Puis Tom s'écarta de nouveau et cria encore sur le même ton.

"Oui, toi! T'es toujours là à faire ta diva. Je suis pas à ton service, merde!" Et une fois de plus, il se remit à la tâche qui l'occupait précédemment.

Cette petite dispute improvisée pour le compte de Georg avait le don de les exciter. Les jumeaux savaient que les G's ne prendraient jamais le risque de se mêler d'une de leur dispute, et c'était donc le moyen le plus sûr pour les éloigner.

"Bon, Georg, je crois qu'on les a retrouvés," parvint la voix de Gustav, "A demain les mecs, essayez de pas vous entretuer."

"La ferme!" crièrent en même temps Bill et Tom. Quand la colère des Kaulitz se retournait sur quelqu'un d'autre, il était temps de décamper. Ils entendirent les pas de leurs amis s'éloigner dans le couloir.

"Et bien, on a eu chaud!" s'exclama Bill.

"Ah oui? Je suis sûr que je peux te faire avoir encore plus chaud," répliqua Tom d'un air pervers avant de reprendre entièrement Bill en bouche et d'appliquer sur son sexe un va et vient extrêmement lent et frustrant. Il savourait Bill, profitait de chaque seconde où il sentait son érection pulser sous sa langue. Même s'il était celui à genoux, c'était lui qui avait le contrôle. Il décidait du rythme et de l'intensité. Bientôt Bill ne put plus le supporter et le supplia d'accélérer, ce qu'il fit progressivement jusqu'à atteindre un rythme rapide et intense. Bill se tortillait sous le plaisir que lui infligeait son frère. A ce train là, il était certain de ne pas tenir longtemps. Effectivement, moins d'une minute plus tard, l'orgasme le prit par surprise et il se libéra dans la bouche de Tom qui avala par réflexe la semence amère qui s'écoulait dans sa gorge. Ne tenant plus sur ses jambes, Bill s'écroula à genoux devant Tom qui le prit dans ses bras et le serra contre lui, l'embrassant avec passion.

Ils restèrent un moment à se câliner sur la moquette de la chambre d'hôtel, le temps que Bill se remette de son extase. Puis Tom le prit dans ses bras comme une princesse et alla l'allonger sur son lit. Bill était tout simplement magnifique dans sa nudité offerte au regard gourmand de Tom. Celui-ci ne se lassait pas de suivre les courbes de son corps, ses longues jambes fines, ses hanches, son étoile, sa taille, son torse se soulevant au rythme de son souffle irrégulier, son cou gracile, presque féminin, son visage d'ange, ses yeux si profonds.

Bill avait conscience du regard que promenait son frère sur lui. Il n'était pas gêné. Il savait que ses yeux le regardaient avec désir, mais aussi avec amour, et c'était ça le plus important. Il était entièrement nu et exposé alors que son frère portait encore tous ses vêtements à l'exception de sa casquette. C'était excitant, il avait l'impression d'appartenir à Tom. Et c'était le cas, tout comme Tom lui appartenait. Ils se l'étaient juré.

"Fais moi l'amour, Tom. Fais moi oublier qui je suis, qui tu es. Fais moi l'amour comme tu ne l'as jamais fait auparavant," murmura Bill.

"Je ne l'ai jamais fait auparavant. Ce que j'ai fait, ce n'était jamais de l'amour, ce n'était que du sexe. Avec toi c'est tellement plus que ça," répondit Tom d'une voix douce.

Il s'approcha du lit en attrapant le bas de son T-shirt, sans doute dans l'intention de le retirer. Bill se redressa vivement et lui attrapa les mains, l'empêchant de le faire. Il était à genoux sur le lit, en face de Tom qui était debout devant lui. Ils étaient à la même hauteur. Tom lui lança un regard interrogateur.

"Tu es à moi. Je te déshabille," chuchota Bill en s'emparant du T-shirt et en le relevant lentement par-dessus la tête de Tom avant de le jeter au sol. Il passa doucement le bout de ses doigts sur le torse de son frère, comme émerveillé par ce qu'il voyait et ce qu'il faisait. Il posa ensuite ses mains à plat sur la peau douce et chaude de Tom, retraçant les muscles de ses pectoraux et de son ventre.

"Tu es tellement beau, Tom. Si tu savais combien de fois j'ai rêvé de faire ça. Pas plus tard que ce soir quand tu es venu chercher ton T-shirt. Je te jure que mes mains me démangeaient," chuchota-t-il dans le creux de l'oreille de Tom avant de lui embrasser le cou.

Les baisers se firent de plus en plus mouillés et bientôt, ils s'embrassaient à pleine bouche, désirant le contact de l'autre plus que tout. Bill batailla avec la ceinture de Tom mais finit par en triompher et le baggy tomba au sol. Tom prit quelques secondes pour s'en débarrasser ainsi que de ses chaussures et chaussettes, puis se réempara de la bouche de Bill avec violence. Ils s'embrassèrent passionnément un moment puis finalement, Tom fit retomber Bill contre le matelas et s'allongea sur lui. Seul le boxer de Tom les séparait encore. Bill adorait avoir son frère sur lui. Son poids qui le plaquait contre le lit était enivrant. Leurs jambes étaient entremêlées, et ils étaient enfin peau à peau. C'était si agréable. L'odeur de Tom l'entourait, lui emplissait la tête et brouillait son cerveau. A moins que ce ne soit ses mains qui parcouraient inlassablement son corps qui lui faisaient cet effet?

Bill caressa le dos de Tom, laissant parfois glisser ses ongles sur sa peau. Il finit par atteindre les fesses de son frère et passa ses mains sous le boxer, malaxant directement la peau nue. Tom haletait et commença à rouler des hanches sur Bill, faisant se heurter leurs sexes toujours séparés par le tissu. Bill écarta les cuisses afin que Tom s'installe plus confortablement et, n'y tenant plus, descendit le boxer sur les jambes de Tom avant de finir de s'en débarrasser avec un pied.

Ça y était, ils étaient complètement nus l'un contre l'autre, comme au jour de leur naissance. La sensation était indescriptible. C'était à la foi une communion des corps et des âmes. Tom reprit ses coups de bassins, faisant s'entrechoquer leurs membres gonflés. Bill ondulait délicieusement sous lui, augmentant la surface de peau en contact. Ils n'en avaient jamais assez. Tom colla sa bouche à celle de Bill et ils s'embrassèrent tendrement. De tendre, le baiser devint passionné, puis carrément sauvage. Ce n'était pas encore assez. Ils savaient qu'il y avait encore une étape à franchir pour être réellement connectés, et ils allaient la franchir. Ensemble.

"Tom, il est temps. Fais le. Fais moi l'amour," haleta Bill.

"Oui, d'accord," répondit Tom, lui aussi à bout de souffle. "Où est-ce que tu le ranges?" demanda-t-il.

"De quoi tu parles?" répondit Bill.

"Ton lubrifiant, on va en avoir besoin."

"Mon...? Mais je n'en ai pas," fit Bill avec incrédulité.

"Mais alors comment tu..." Le regard de Tom se noircit alors qu'un sentiment qu'il connaissait bien s'emparait de nouveau de lui.

Jalousie.

"Comment tu faisais? Avec les autres?" finit-il par demander, bien que ces paroles lui coûtaient. Bill leva une main et lui caressa tendrement la joue.

"Je ne l'ai jamais fait, Tom. J'ai jamais pu. Pas avec un autre que toi," dit-il doucement.

"Tu veux dire que ça sera ta... première fois?" demanda Tom.

"Oui," chuchota Bill dans le cou de Tom. "Je suis tellement heureux de ne pas l'avoir fait avant, maintenant que je sais que tu seras le premier."

"Et le dernier," répondit Tom en le serrant fort dans ses bras.

"Oui, le dernier," approuva Bill.

"Mais il nous faut quand même quelque chose. Je ne veux pas te faire mal, surtout pour une première fois."

"J'ai de l'huile hydratante, ça devrait faire l'affaire. Regarde dans le vanity," dit Bill.

Tom embrassa Bill puis se leva du lit et fouilla à l'endroit indiqué. Il en ressortit le flacon d'huile et retourna vers le lit.

"Hmm. Je pense que pour le début, ça sera plus simple si tu te mets sur le ventre," déclara Tom.

"D'accord." Bill se retourna et Tom grimpa sur le lit. Il attrapa un oreiller et le tendit à Bill.

"Tiens, place ça sous tes hanches."

"Mais dis moi, tu m'a l'air bien expert... Aurais-tu des choses à me cacher?" demanda malicieusement Bill. Tom rougit.

"Ça semble simplement logique," répondit Tom.

Bill cala le coussin et attendit, un peu crispé. Tom s'approcha de lui et se mit à califourchon sur ses cuisses. Il versa un peu d'huile sur ses mains et la chauffa en les frottant l'une contre l'autre. Il sentit Bill se crisper un peu plus sous lui. Il se pencha en avant et plaça sa bouche tout près de son oreille.

"Détends toi, petit frère. Je t'ai dit que je ne voulais pas te faire mal. J'irai doucement." Puis il lui déposa quelques baisers dans le creux du cou.

"D'a... d'accord, je vais essayer," répondit Bill peu sûr de lui.

Bill fut surpris quand Tom posa les mains sur lui. Contrairement à ce qu'il pensait, il ne les plaça pas sur ses fesses, mais sur ses épaules ou il débuta un massage.

"Hmmm, Tom. Qu'est-ce que tu fais?"

"Je t'aide à te relaxer. Pourquoi? Tu veux que j'arrête?" demanda Tom avec un sourire qui s'entendait dans sa voix.

"Surtout pas, c'est trop bon."

Tom hocha de la tête, bien que Bill ne puisse pas le voir, et continua son massage, délassant les muscles sous ses mains. Il descendit peu à peu sur le dos de Bill et finit par arriver sur ses fesses qu'il massa également. A ce moment là, Bill était complètement détendu. Tom se recula un peu et écarta doucement les cuisses de Bill. Puis il versa un peu d'huile entre ses fesses et caressa son entrée avec la substance fluide. Bill commençait à gémir, ce qui était plutôt bon signe. Tom versa un peu plus d'huile sur ses doigts et accentua ses caresses, appuyant avec un peu plus d'insistance sur l'entrée de l'anus avec son index. Inconsciemment, il attendait le feu vert de Bill.

"Tom, vas-y, je suis prêt," gémit Bill d'une vois enrouée.

Voilà, il n'attendait que ça. Il fit pénétrer son doigt dans l'antre chaud de son frère. Juste une phalange pour commencer. L'anus de Bill s'ajusta à l'intrusion assez facilement, ce qui permit à Tom de faire glisser entièrement son doigt à l'intérieur. Le passage était assez facile grâce à l'huile. Tom fit entrer et sortir son doigt plusieurs fois.

"Ça va? C'est comment?" demanda-t-il.

"Ça va pour l'instant. C'est... bizarre," répondit Bill.

"C'est bon?" Tom était curieux.

"Non pas vraiment, c'est juste- HAAaannnn!" Bill avait été interrompu dans sa phrase car Tom venait de plier son doigt à l'intérieur de lui, touchant quelque chose qui lui avait envoyé un éclair de plaisir dans tout le corps.

"C'est juste quoi?" demanda Tom en souriant.

"Putain, c'est juste trop bon! Recommence."

Tom plia de nouveau son doigt, frôlant la prostate de Bill qui gémit de plus belle en remuant des hanches contre le coussin. Son excitation commençait à fortement se réveiller. Pour tester, Tom appuya franchement à l'intérieur de Bill et celui-ci hurla. Oui, il avait vraiment trouvé quelque chose d'intéressant là. Profitant que Bill était submergé par son plaisir, Tom introduit un second doigt en lui. Ce fut un peu plus difficile, mais il y parvint et put bientôt bouger ses deux doigts aussi facilement que son index seul. Il les écartait à l'intérieur de Bill, étirant un peu plus les chairs. Un troisième doigt vint bientôt rejoindre les autres mais cette fois, Bill se crispa. C'était douloureux. Sentant cela, Tom plaça sa seconde main dans le dos de Bill et lui fit des caresses rassurantes. Bill finit par se relaxer.

"Tom, je crois que c'est bon. S'il te plait, entre en moi."

"O... ok." Tom se sentait soudain nerveux. Il allait faire l'amour à son frère, c'était complètement surréaliste. Il en rêvait depuis si longtemps. Cela ressemblait à un autre de ses fantasmes. Sauf que son frère était bien là, frémissant, attendant qu'il le pénètre, enfin.

"Si tu veux, tu peux venir sur moi. C'est toi qui décidera à quel rythme tu veux aller, comme ça si c'est trop, tu pourras ralentir," proposa Tom. Bill se retourna et retira le coussin placé sous lui. Allongé sur le dos, il leva les yeux sur Tom.

"Non, Tom. Je veux que ce soit toi qui me fasses l'amour, pas le contraire. Je veux te sentir en moi et sur moi. Je te fais confiance, je sais que tu iras doucement."

Tom regarda son frère comme hypnotisé. La vision était décadente. Bill nu et offert qui lui demandait de le prendre, que pouvait-il souhaiter de plus au monde? Il attrapa une fois de plus la bouteille d'huile et en recouvrit rapidement toute la longueur de son érection. Enfin, il s'allongea sur Bill et l'embrassa doucement.

"On fera comme tu voudras," lui chuchota-t-il.

Il attrapa les cuisses de Bill et les écarta davantage, se plaçant correctement entre elles. Une de ses mains alla se glisser sous les fesses de son frère pour les remonter et faciliter l'accès. Enfin, lentement, doucement, tendrement, il fit entrer le bout de son sexe dans la chaleur étroite de Bill. C'était tellement bon qu'il dut se retenir de ne pas s'enfoncer entièrement d'un seul coup. Le souffle de Bill se coupa mais il hocha la tête, intimant ainsi à Tom de continuer. Alors Tom continua. Toujours aussi lentement, il fit glisser entièrement son pénis en son frère. Une larme glissa sur la joue de Bill. Larme de douleur? Larme de joie? Peu importait, l'instant était magique et Tom alla recueillie la perle salée du bout des lèvres avant d'embrasser tendrement son seul et unique amour.

Arrivé au bout se sa pénétration, il fit le chemin inverse, toujours aussi lentement. C'était la première fois. La première fois de Bill mais aussi la leur. Ils n'auraient plus jamais de première fois alors ils devaient la savourer, la faire durer, la graver dans leurs mémoires pour l'éternité.

Tom faisait l'amour à Bill, lentement. Et c'était bon. C'était ce dont ils avaient besoin. De la douceur, de la tendresse. De l'amour tout simplement. Bill serrait le corps de Tom de ses bras, s'accrochait à lui comme à une bouée pour ne pas se noyer trop vite sous les vagues de plaisir que lui provoquait le sexe de Tom à chaque fois qu'il entrait en lui et frottait contre sa prostate. Bill avait la tête rejetée en arrière, Tom lui butinant le cou. Chaque entrée en lui le faisait gémir de délice. Il en voulait plus. Mais il ne voulait pas que la cadence accélère. Il aimait cette lenteur, cette sensualité.

"Tom, hmm, Tom, encore."

Tom comprenait parfaitement ce que Bill voulait. Ils étaient tellement en phase. Un truc que se partagent les jumeaux, sûrement. Ou bien un truc que se partagent les personnes follement amoureuses. Eux cumulaient les deux de toute façon. Tom passa ses mains sous les cuisses de Bill jusqu'à les placer sous ses genoux qu'il remonta sur ses épaules. Ce nouvel angle était une pure merveille. Il entrait loin en Bill, heurtait sa prostate directement au lieu de simplement la frotter. Le plaisir était décuplé. Sans accélérer la cadence, Tom s'enfonça de plus belle en son frère qui était presque plié en deux. Il sentait que son orgasme n'était plus loin, alors il entoura le sexe de Bill de sa main et le caressa au même rythme langoureux que ses entrées en lui. Au bout d'un minute ou deux, l'extase fut là, à portée de doigt. Il sentit le sexe de Bill se gonfler sous sa main. Il se pencha en avant et scella leurs bouches en un ultime baiser qui étouffa leurs cris de jouissance alors que l'orgasme les touchait en même temps.

Bill descendit ses jambes des épaules de Tom et tenta de reprendre sa respiration. Il avait senti la semence chaude de Tom se répandre dans son ventre et la sensation avait été incroyable, tellement intime. Tom était toujours profondément enfoncé en lui. Il s'était relevé sur ses coudes et l'observait amoureusement. Il pouvait enfin contempler son frère après l'orgasme et il était encore plus beau que tout ce qu'il avait pu imaginer. Toujours en appui sur ses coudes, il dégagea son visage de quelques mèches de cheveux et embrassa tendrement ses lèvres rougies.

"Tu es si beau, Bill. Je t'aime tellement, si tu savais," chuchota-t-il tout bas, comme un secret. Mais après tout s'en était un.

"Je le sais. Je t'aime de la même façon," répondit Bill sur le même ton.

Ils se câlinèrent un long moment, émerveillés par la simple présence de l'autre contre eux, se caressant doucement, partageant de petits baisers pleins de tendresse. Finalement, Bill décida d'aller se laver car la gravité a ses raisons que même l'amour ne peut ignorer. Tom se retira du fourreau chaud du corps de Bill où il était resté tout ce temps, incapable de le quitter. Bill gémit, il s'était habitué à sentir Tom en lui. Finalement il se leva et se dirigea vers la salle de bain en serrant les fesses, histoire de retenir ce qu'il pouvait jusqu'à la douche. Tom explosa de rire en voyant ça. Bill se retourna et lui lança un regard faussement furieux.

"Ouais, c'est ça, rigole. On verra si tu rigoleras toujours quand ça sera ton tour," dit-il d'un air malicieux. Sur le coup, Tom ravala son rire. Bill entra dans la salle de bain et Tom entendit la douche se mettre en marche.

Quelques minutes passèrent, mais Tom s'ennuyait déjà tout seul. Il s'ennuyait déjà de son frère. Il se leva et se dirigea vers la porte de la salle de bain qui était restée entrouverte. Soudain il eut comme un flash-back de quelques heures auparavant où il s'était tenu dans une situation similaire. Avec un sourire, il répéta ses gestes et lança un coup d'½il par l'entrebâillement. Tout comme auparavant, Bill se tenait dos à lui et se dandinait en chantonnant. En voyant cette jolie petite paire de fesse, Tom se sentit envahi des mêmes pensées osées que quelques heures plus tôt, sauf qu'à présent, il pouvait vraiment faire de son fantasme une réalité.

Sans faire de bruit, il s'introduisit dans la salle de bain. Il tira la porte de la cabine de douche et entra à l'intérieur, saisissant Bill par les hanches, collant son dos contre son torse. Bill ne sembla pas surpris, il l'avait sans doute entendu ouvrir la porte de la douche.

"Je te manquais?" demanda Bill d'un air malicieux.

"Ça se pourrait," répondit Tom.

"En tout cas je connais quelqu'un à qui j'ai l'air d'avoir vraiment manqué," reprit Bill en collant ses fesses contre le bas ventre de Tom. Celui-ci ne s'était même pas rendu compte qu'il bandait à nouveau.

"Ok, j'avoue, tu me manquais. Beaucoup," dit Tom en collant sa bouche dans le cou de Bill, aspirant l'eau et la peau fine. Ses mains passèrent sur le ventre de son frère qu'il colla encore plus à lui, calant son sexe entre ses deux fesses. Il descendit un peu ses mains et constata que Bill aussi était excité.

"Tom, qu'est ce que tu penserais si je te disais que j'ai encore envie?" demanda Bill d'un souffle haletant.

"J'en penserais qu'on n'est pas jumeaux pour rien," répondit Tom.

Et sur ces mots, il pénétra à l'intérieur de Bill. Pas besoin de préparation cette fois. Bill cria et se cambra.

"Han, Tom! T'aurais pu prévenir," gémit Bill.

"Ça te déplait? J'arrête?" demanda malicieusement Tom.

"N'y pense même pas ou je t'étripe!"

"Hmm, j'adore quand tu me dis des petits mots d'amour comme ça," continua Tom.

Tom installa un rythme régulier, ni trop lent, ni trop rapide, mais cela ne les contenta qu'un moment. Cette fois Bill en voulait plus, vraiment plus. Il voulait découvrir de nouvelles sensations, voir ce qu'il pouvait supporter. Il demanda à Tom d'accélérer. Celui-ci le fit, trop heureux d'accéder à cette requête. Il le prenait de plus en plus vite, de plus en plus fort. Ils ne faisaient pas vraiment l'amour, c'était plus du sexe pour du sexe, mais Bill découvrit que cela avait aussi ses bons côtés. Tom était vraiment un bon amant. Il accélérait, ralentissait, lui procurait un maximum de plaisir.

Alors que Tom lui donnait un grand coup de rein, Bill contracta ses muscles sous le plaisir et remarqua que Tom dut lui mordre l'épaule pour étouffer un cri d'extase. Il venait de découvrir un moyen de procurer lui aussi des sensations à Tom et ne se fit pas prier pour expérimenter cette découverte, au plus grand plaisir des deux. Ils finirent par jouir ensemble une fois de plus et finirent leur douche calmement en s'embrassant de temps à autres.

"Dis Tom?" demanda Bill.

"Hmm?"

"C'est qui ton meilleur coup?" reprit-il en prenant un air détaché pour cacher son intérêt.

Tom arrêta de se savonner et prit Bill dans ses bras, le serrant fort contre lui.

"Si tu veux savoir si c'était mieux avec quelqu'un d'autre que toi, Bill, demande le directement. Mais tu n'as pas à t'inquiéter. Toi, c'est... C'est même pas comparable. Y'a rien ni personne qui supporte la comparaison avec toi. Sur aucun plan, dit-il en l'embrassant passionnément.

"Tu n'as aucune raison d'être jaloux de qui que ce soit. Jamais," conclut Tom.

"Merci," souffla Bill en blottissant sa tête dans le cou de Tom.

Ils s'étaient enfin retrouvés. Ils ne se lâcheraient plus jamais. Quoi qu'il arrive.
Elle ne les ferait plus jamais souffrir.
Leur meilleure ennemie.

Jalousie.


***


Et voilà!
Jalousie c'est fini.
A suivre :
2 OS
une autre mini-fic en 10 chapitres

Bizzz!



Pix : Betsy



Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!

# Posté le dimanche 20 avril 2008 10:29
Modifié le dimanche 08 mars 2009 13:10

OS : Tom est un mec sympa

OS : Tom est un mec sympa


Helloooo !
Alors voici un OS écrit dans le cadre des échanges d'OS des lapins de Pâques, sur le forum de Nokaia.
En fait, les participants proposaient une idée d'OS et devaient écrire la proposition de quelqu'un d'autre.
J'avais choisi la proposition de Needtickets :

Bill et Tom ont 25 ans (environ hein), ils se connaissent depuis plus d'un an et sortent ensemble, c'est surtout sexuel, depuis moins d'un an mais en secret car... Tom est marié. Obligation : un lemon si possible, et montrer un Bill arrogant et provocateur et un Tom assez soumis aux demandes de Bill : Bill veut tom, Tom accourt.

Voilà donc ce que ça a donné!

Enjoy!


***



Tom est un mec sympa.

Tom a la trentaine, mais il parait plus jeune, surtout avec son style rappeur US, baggy extra large, dreadlocks et piercing.
Tous les matins, Tom fait un jogging pour se maintenir en forme.
Tom est professeur de guitare au conservatoire de Hambourg.
Le weekend, Tom se produit dans des petits bars des environs où il joue et il chante des morceaux de sa composition qui ont toujours leur petit succès.
Tom va aussi régulièrement à l'hôpital, dans le secteur pédiatrie, jouer pour les enfants malades qui le regardent avec des étoiles plein les yeux.
Tom fait des dons à la croix rouge et pour la recherche contre les maladies orphelines.
Tom aide les vieilles personnes à traverser la rue.
Tom vide ses poches ou bien achète un sandwich quand il croise un sans-abri.
Tom a le c½ur sur la main.
Tom a une femme, Katharina, qu'il traite comme une princesse.
Tom l'emmène régulièrement au restaurant.
Tom n'oublie jamais aucun anniversaire, le sien, celui de leur rencontre ou de leur premier "je t'aime".
Tom lui offre des fleurs régulièrement, sans raison particulière.
Tom a une fille de cinq ans, Emma, qu'il adore plus que tout.
Tom emmène sa fille au parc, joue avec elle, lui apprend à faire du vélo et à nager.
Tom est un mari et un père exemplaire.

Tom est un mec sympa.

Un dernier coup de rein, un gémissement, et Tom jouit dans le corps chaud pressé contre le sien. Il reprend petit à petit son souffle puis se retire, retombant sur le matelas à côté. Sur la table de nuit son portable vibre et clignote depuis un moment déjà. Il l'attrape. Un SMS.

Tu pourrais passer acheter du pain avant que la boulangerie ferme? Merci, jtm.

Il pianote rapidement une réponse.

Bien sûr mon c½ur. À tout à l'heure, jtm.

Tom est un mec sympa.
Un mec qui trompe sa femme.

"C'était quoi encore?" interroge la personne à côté de lui.

"C'était Kat. Je dois y aller, la boulangerie va bientôt fermer," répond Tom.

"Pfff, y'a jamais moyen de baiser tranquille. Reste encore un peu, on est bien là."

"Mais j'ai promis que je ramènerais le pain," dit Tom d'une voix incertaine.

La personne ne répond rien mais passe félinement au-dessus du corps de Tom avant de s'allonger sur lui, pressant leurs corps nus et encore moites de l'effort tout juste fourni. Tom gémit faiblement. Il ne peut jamais rien lui refuser quand sa peau est contre la sienne, quand son souffle tombe dans son cou, quand ses baisers parcourent son visage avant que ses lèvres ne s'emparent des siennes. Il ne peut jamais rien lui refuser quand sa langue caressant la sienne le fait fondre ainsi.

Alors il cède.

Il restera, sera en retard chez lui, ne ramènera pas le pain, se trouvera une excuse. Il enroule ses bras autour de ce corps chaud contre lui et leurs jambes s'entremêlent. Il caresse doucement ses fesses et leurs poitrines se collent l'une à l'autre, tout comme leurs bouches. Contre le ventre de Tom s'écrase le sexe de son amant.

Tom est un mec sympa.
Un mec qui trompe sa femme.
Avec un autre homme.

Cet homme là, c'est Bill. Ils se sont rencontrés environ dix-huit mois auparavant, pendant une soirée où Tom jouait dans un petit club. Malgré leurs styles complètement opposés, ils se sont immédiatement bien entendus. Contrairement à Tom, Bill s'habille de façon plus moulante. Il porte beaucoup de bijoux et du maquillage noir autour des yeux. A première vue, Tom l'avait pris pour une femme, mais quand Bill était venu le féliciter pour sa performance, sa voix définitivement masculine avait balayé sa confusion. Ils avaient passé le reste de la soirée à parler musique. Bill aussi chante, mais il ne joue d'aucun instrument. En revanche, il compose des chansons. Ces deux là étaient fait pour s'entendre.

Ce soir là, Bill avait rapidement avoué à Tom son homosexualité. Tom n'en avait pas été gêné, ni même étonné. Après tout, le style androgyne de Bill était un indice en lui-même. Ils étaient rapidement devenus de bons amis et Tom avait invité Bill à manger chez lui pour lui présenter sa femme et sa fille. Katharina était une femme charmante et très ouverte d'esprit. Elle avait tout fait pour être agréable avec Bill, mais le courant n'était pas passé plus que ça entre eux. Sans parler d'animosité, ils n'avaient tout simplement pas d'atomes crochus. Cela n'avait pas découragé Bill et Tom de continuer à se fréquenter et ils se voyaient régulièrement, le plus souvent chez Bill, pour passer des soirées, regarder des films, composer ensemble, bref, ce que font tous les amis.

Environ six mois auparavant, alors qu'ils se connaissaient depuis environ un an, Tom était allé passer la soirée chez Bill. Ils avaient prévu de travailler quelques morceaux qu'ils avaient créés ensemble. Ils avaient d'abord dîné d'une pizza que Bill avait réchauffé au four, tout en plaisantant et en buvant un peu de vin. Puis ils étaient passés au salon, Tom attrapant sa guitare au passage pour essayer de bosser un peu leurs compos. En s'asseyant sur le canapé, Tom avait aperçu un bout de tissu qui dépassait entre deux coussins. Il avait tiré dessus, sans réfléchir, et s'était retrouvé avec un caleçon dans les mains.

flashback

"Ben dis moi, Bill, tu laisses souvent traîner tes sous-vêtements dans le salon?" demande Tom d'un air malicieux.

Bill attrape le caleçon et l'observe un instant avant de le rejeter dans un coin.

"Non, mais c'est pas à moi ça, je porte que des boxer, c'est plus sexy. Ça doit être à Peter. Il a dû oublier de le remettre avant de partir l'autre fois. Remarque il était plutôt chamboulé..." dit Bill avec un air pensif.

"Ah tiens! Je le connais ce Peter?" demande Tom avec curiosité.

"Ben oui, banane, on connaît pas trois mille Peter," répond Bill en faisant un petit geste de la main.

"Nooon! Tu veux dire Peter! Le barman du Blue Rock?" demande Tom avec incrédulité, les yeux grands ouvert.

"Ouais, Peter, quoi," dit Bill d'un air blasé.

"Non, mais tu te fous de ma gueule! Je connais pas plus hétéro que ce type! Il se tape des gonzesses à la chaîne."

"Ben crois moi qu'il faisait plus si hétéro que ça à quatre pattes sur mon canapé! Et puis c'est pas le premier que je fais virer de bord, tu sais. Je suis irrésistible, que veux-tu!" dit Bill en rigolant.

"Ouais, je crois plutôt que t'es en train de me mythoner et moi j'allais te croire. N'importe quoi," dit Tom d'un air soupçonneux.

"Tu me crois pas capable de rendre n'importe quel type raide dingue de moi?" demande Bill, limite vexé.

"N'importe quel gay, je veux bien. Mais de là à rendre gay un hétéro, non quand même pas," dit Tom en croisant les bras.

"C'est ce qu'on va voir!" déclare Bill avec une lueur dans le regard qui effraie un peu Tom.

Il a raison d'avoir peur car Bill le pousse sur le canapé et s'installe à califourchon sur lui, collant bien ses fesses contre son entrejambe. Il penche la tête et se met à lui faire de légers baisers dans le cou, tout en commençant à rouler des hanches contre lui. Tom est trop surpris pour réagir. L'instant d'avant il plaisantait avec Bill et maintenant il le retrouve sur ses genoux à se presser contre son bas-ventre en un mouvement plutôt excitant, il doit bien l'admettre.

Quand Bill ouvre la bouche et se met à lui lécher de cou avant de remonter jusqu'à son lobe d'oreille pour le lui mordiller, Tom ne peut retenir un petit gémissement qui fait sourire son ami. La pression sur son bas-ventre devient enivrante et il se sent rapidement durcir. Il place ses mains sur les hanches de Bill dans l'intention de le repousser, mais son corps ne semble pas vouloir coopérer et il se retrouve à accentuer lui-même les mouvements en remontant légèrement ses hanches contre celles de Bill à chaque à-coup.

Il ne pense plus à rien. Il ne pense plus que Bill est un homme, c'est juste un être purement sexuel. Il ne pense plus que demain il regrettera certainement ce qu'il fait. Il ne pense plus à sa femme. Il ne fait que ressentir.

Les mains de Bill, jusque là accrochées à ses épaules, dérivent sur sa ceinture qu'elles débouclent. Puis elles ouvrent le pantalon et se glissent à l'intérieur, caressant le membre tendu à travers le boxer. Tom gémit plus fort mais Bill le fait taire d'un baiser. Bizarrement, il n'est pas dégoûté, pas le moins du monde. La langue de Bill dans sa bouche ne fait qu'augmenter son plaisir, et son piercing à la langue est tout simplement divin. Rapidement, les mains de Bill passent sous le boxer et caressent directement son sexe gonflé. Il repousse la peau sur le gland et appuie son pouce dessus. C'est si bon.

Tout en continuant des mouvements de va et vient, Bill descend de sur Tom pour se placer à genoux sur le sol. Tom le regarde faire, incrédule. Il ne va quand même pas... Mais il est incapable de l'arrêter. Il donnerait tout pour que les caresses sur son pénis ne s'arrêtent pas. Bill tire sur ses vêtements qui se retrouvent rapidement aux chevilles de Tom. Tout le bas de son corps est dénudé, à la merci du bel androgyne. Lentement, Bill penche la tête et lèche le gland de Tom qui rejette la tête en arrière sous le coup du plaisir. Oui, ce piercing est vraiment divin. Puis Bill plonge sa tête un peu plus bas, accueillant entièrement le sexe de Tom dans sa bouche. Il le suce avec envie, laissant courir la petite bille de métal sur la peau ultrasensible sous sa langue. Une de ses mains continue ses va et vient sur le sexe tandis que la seconde caresse les testicules de son ami. Alors qu'il le sent proche de la jouissance, son sexe pulsant dans sa bouche, Bill introduit doucement un doigt dans l'intimité de Tom et le plie contre sa prostate. Tom n'a pas le temps d'en être surpris qu'un éclair de plaisir le traverse et le fait se répandre dans la gorge de Bill qui avale la semence. Bill se retire et tout en fixant Tom dans les yeux, se lèche les lèvres.

"Alors? Toujours convaincu que je ne saurais pas séduire un hétéro?" demande Bill avec un grand sourire.

"Je... hum... tu..." bafouille Tom.

"Ne t'inquiète pas Tom, ce n'est pas si grave. Et puis je ne dirai rien à personne si c'est ce qui t'inquiète," dit Bill en se relevant.

Un éclair de lucidité semble traverser Tom qui se redresse en tirant sur son pantalon, se rhabillant prestement.

"Bon dieu! Kat! Mais qu'est ce que j'ai fait!" Tom semble affolé.

"Ah, oui, Kat. Ta femme. Je ne lui dirai rien, c'est promis. Mais avoue que je le fais mieux qu'elle," dit Bill d'un air malicieux en lui faisant un sourire.

C'était vrai. Bill venait de lui faire la meilleure fellation de toute sa vie. Même son geste inattendu à la fin n'avait été que pur plaisir. Mais ça il n'allait pas l'admettre si facilement.

"Je dois y aller. On s'appelle," dit-il rapidement avant de s'enfuir de l'appartement de Bill.

Fin flashback.

Pendant des jours, Tom n'avait pas reparlé à Bill, trop effrayé de ce qu'il avait fait, trop honteux aussi. Tromper sa femme, et avec un homme en plus, il y avait de quoi être déstabilisé. Et pourtant, il n'arrivait pas à se sortir Bill de la tête. Il n'arrivait pas à oublier ses mains sur lui, sa langue dans sa bouche, sur son sexe. Il avait même pensé à lui en faisant l'amour à sa femme. Bill l'obsédait.

Une semaine plus tard, il alla frapper chez son ami. Bill lui ouvrit, un grand sourire aux lèvres. Tom était venu pour parler, pour s'excuser d'être parti précipitamment, de ne pas avoir donné de nouvelles. Oui, Tom avait tout un discours de prêt dans sa tête. Des mots qui s'étaient envolés dès qu'il avait aperçu Bill. Il le voyait d'un ½il neuf. Bill était magnifique. Sans pouvoir se contrôler, il l'avait pris dans ses bras et l'avait embrassé, langoureusement. Bill n'avait été que trop heureux de répondre à ce baiser. Tom l'avait légèrement soulevé et Bill avait entouré ses jambes autour de sa taille. Tom les avait emmené tous les deux dans la chambre de Bill où ils s'étaient écroulés sur le lit.

Ils avaient fait l'amour pour la première fois.

Tom avait découvert de toutes nouvelles sensations avec Bill. Il n'avait jamais eu autant de plaisir au lit auparavant. Quelle ironie que ça soit avec un homme qu'il prenne le plus son pied, lui qui n'aimait que les femmes habituellement. Lui qui n'aimait qu'une seule femme.

Ils se voyaient en cachette, enfin si l'on peut dire. C'était tellement facile. Tom avait l'habitude de voir régulièrement Bill avant. Il n'avait pas changé ses habitudes, seulement ses activités avec lui. Katharina n'y voyait rien de suspect quand il lui disait qu'il allait voir Bill. Comment se serait-elle douté de quoi que ce soit?

Tom avait beaucoup culpabilisé au début. Il se disait que chaque fois était la dernière, mais il y revenait toujours. Il n'arrivait plus à se passer du corps de Bill, du plaisir qu'il lui procurait. Au fur et à mesure, il culpabilisait de moins en moins. Ce n'était que du sexe après tout. Il aimait toujours sa femme. Ce n'était pas comme s'il avait l'intention de la quitter pour s'installer avec Bill. Il se justifiait, s'excusait comme il le pouvait. Il couvrait sa femme d'encore plus d'attentions, comme pour se faire pardonner, bien qu'elle ne sache rien. A la face du monde il était un mari respectable, un mari modèle même. Sa femme, sa famille passaient avant tout. Du moins il s'en persuadait. Jusque là, il n'avait pas été confronté à faire un choix. Jusque là.

Ce soir il devait accompagner sa femme au théâtre. Elle lui parlait de cette pièce depuis des semaines, et il avait promis de l'y accompagner. La joie dans ses yeux quand il lui avait montré les places qu'il avait achetées en valait le coup. Pourtant il savait que lui n'allait pas vraiment passer une bonne soirée. Il n'avait rien contre le théâtre en général, mais il fallait "s'habiller convenablement". Traduction, se déguiser en pingouin. Un vrai sacrifice pour lui qui chérissait ses vêtements XXL plus que tout. Sa femme était en train de se faire belle dans la salle de bain attenante à leur chambre quand le téléphone sonna. Il y avait un poste dans la chambre, mais Tom préféra descendre dans le salon pour discuter tranquillement et ne pas déranger Kat. Il descendit les escaliers, entra dans le salon et décrocha le combiné

"Salut beau gosse," résonna la voix de Bill dans l'appareil.

"Bill, je t'ai déjà dit d'éviter ce genre de surnoms. Qu'est-ce qui se passerait si c'était Kat qui décrochait?" dit Tom d'une voix étouffée.

"Pfff, sûrement qu'elle se contenterait de rire. Elle se doute de rien cette niaise," répondit mesquinement Bill.

"Bill," dit Tom d'une voix froide,"Je t'interdis de parler d'elle comme ça. Tu sais que ça m'énerve."

"Oui, mon chou. Mais bon, avoue qu'elle est niaise de pas se rendre compte que tu préfères la foutre dans mon cul plutôt que dans le sien..."

"Bill, arrête ça. Bon qu'est-ce que tu voulais?" fit Tom exaspéré.

"J'ai envie de toi. Tu viens ce soir?" dit Bill d'une voix cajoleuse.

"Je peux pas, on va au théâtre." répondit Tom d'une voix lasse. Il aurait aimé pouvoir accepter.

"Ok, super darling. A tout à l'heure. 20h, sois pas en retard," répondit Bill, et il raccrocha.

Tom raccrocha également en soupirant. Bill était impossible. Pour lui, "non" n'était pas une réponse acceptable. Le pire c'est qu'il aurait mille fois préféré zapper cette soirée qui s'annonçait... chiante... pour aller la passer avec Bill, dans son lit. Il s'imagina Bill, nu sous lui, gémissant de plaisir. Il s'imagina sa chaleur étroite autour de son sexe. Il s'imagina ses ongles s'enfonçant dans son dos alors qu'il entrerait et sortirait de lui, de plus en plus vite...

Il avait déjà un début d'érection.

Il entendit sa femme descendre les escaliers en lui demandant s'il était prêt. Réfléchissant à toute vitesse, Tom se précipita dans les toilettes, laissant le soin de laisser la porte entrouverte. Il s'enfonça les doigts dans la gorge et vomit le sandwich qu'il s'était rapidement préparé quelques minutes auparavant. Katharina l'entendit et s'approcha.

"Chéri? Ça va?" demanda-t-elle, inquiète.

Tom cracha un peu dans la cuvette pour se débarrasser du goût de la bile. C'était vraiment répugnant.

"Non, ça va pas fort. J'ai eu mal au ventre tout l'après-midi," fit Tom d'une voix misérable.

"Pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit?" demanda Kat en lui faisant de légères caresses apaisantes dans le dos.

"Je voulais pas t'inquiéter, je pensais que ça allait passer. J'ai dû choper un virus."

"Bon, viens, on va te mettre au lit et je vais te préparer de la tisane, c'est dommage que ça tombe ce soir," dit-elle avec une pointe de déception.

"Non, pas question que je te gâche la soirée! Tu t'es faite toute belle et tout. Tu vas au théâtre! Je ne suis pas un enfant, je saurai prendre soin de moi. Ne t'inquiète pas," dit Tom d'un air déterminé.

"Tu es sûr?"

"Certain! Aller, file!" lui ordonna-t-il gentiment.

"Bon, soigne toi bien alors. Je rentrerai directement après la représentation, il devrait être vers onze heures."

"D'accord, mais inutile de te presser, je serai sûrement couché de toute façon. Je suis vraiment crevé," dit Tom.

Tom se releva et se dirigea dans la cuisine pour se rincer la bouche tandis que sa femme rassemblait ses dernières affaires avant de quitter la maison. Elle alla l'embrasser avant de partir et Tom ne put s'empêcher de penser qu'il était un salopard fini.

Quand la voiture de Katharina eut disparu au bout de leur rue, il attendit encore un peu, au cas où elle aurait oublié quelque chose puis quitta lui aussi la maison. Il ne mit pas longtemps à rejoindre l'appartement de Bill. Quand celui-ci lui ouvrit, il ne portait qu'un peignoir.

"Pile à l'heure, darling. Mais dis moi, tu t'es fait tout beau comme ça pour moi?" dit Bill en laissant entrer son amant.

"Non, c'était pour le théâtre."

"Hmm, c'est pas grave. De toute façon, moi c'est tout nu que je te préfère," déclara Bill en lui faisant un clin d'½il. Il s'éloigna en direction de la salle de bain et Tom le suivit.

"J'ai fait couler un bain, avec plein de mousse, comme tu aimes!"

Bill laissa tomber le peignoir et se tint ainsi, dans toute sa glorieuse nudité devant Tom qui le dévorait des yeux. Il aimait chaque partie de ce corps. Les longues jambes qui s'enroulaient autour de sa taille pendant l'amour, les hanches fines auxquelles il aimait s'agripper quand il le pénétrait, l'étoile sur son aine dont il ne se lassait pas de retracer les contours des doigts ou de la langue, le ventre plat qui se collait au sien, ses bras qui l'étreignaient étroitement, ses mains qui s'accrochaient à ses épaules, ses doigts qui parcouraient son dos et dont les ongles s'enfonçaient parfois dans sa peau quand il lui donnait un coup de reins un peu plus puissant. Sa bouche. Sa bouche qu'il goûtait sans jamais s'en rassasier. Sa bouche et cette langue qui savait faire des merveilles.

Bill entra dans le bain et la mousse le dissimula au regard envieux de Tom. Il invita Tom à le rejoindre avec un petit geste de l'index. Celui-ci ne perdit pas de temps à se déshabiller pour se glisser à son tour dans la baignoire, derrière Bill. Le brun colla son dos au torse de son ami et pencha sa tête en arrière pour la poser sur son épaule. Les bras de Tom s'enroulèrent autour de sa taille et il vint poser ses mains sur son ventre, le caressant en faisant de petit cercles. Parfois, un doigt descendait à l'endroit où il savait que se trouvait l'étoile noire, la retraçant même sans la voir. Il connaissait le corps de Bill par c½ur.

Les caresses ne laissèrent pas Bill indifférent et son sexe se durcit rapidement, ce dont Tom se rendit compte quand il descendit une fois de plus la main en quête de l'étoile. Déviant de son chemin, il enroula sa main autour du pénis enflé de Bill et se mit à le pomper lentement. Bill gémit et rejeta encore plus sa tête en arrière sur l'épaule de Tom qui attacha sa bouche au cou qui s'offrait devant lui. Bill réagissait tellement à la moindre caresse. C'était un réel plaisir de le toucher. La langue de Tom goûtait la peau du bel androgyne pressé contre lui et sa main accéléra son rythme sur sa longueur.

Bill gémissait sans retenue et frottait son corps contre celui de Tom. Son dos contre son torse. Ses fesses contre son sexe. Ses mouvements de bas en haut ne tardèrent pas à faire réagir Tom à son tour et c'est une érection plus qu'imposante qui se pressait à présent contre ses reins, augmentant encore son excitation. La main libre de Tom passa entre leur leurs corps et Bill sentit un doigt s'immiscer en lui. Quelques pénétrations, puis un second doigt vint le rejoindre. Tom s'amusait avec lui, entrant et sortant ses doigts, les écartant pour détendre ses muscles et le préparer à l'accueillir, mais se gardant bien d'appuyer à l'endroit où Bill mourrait d'envie qu'il le fasse. Après quelques instants de ce manège, Bill n'y tenait plus, supplier ne le dérangeait plus.

"Hannn Tom! Bordel, vas-y!" gémit Bill

"Qu'est-ce que tu veux?" demanda Tom, taquin.

"Tu le sais!"

"Non, dis moi."

"Touche moi, je t'en prie!" supplia Bill.

"Mais c'est ce que je fais," dit Tom en lui embrassant le cou et en enfonçant plus loin ses doigts en lui, faisant gémir Bill de plaisir.

"Non, tu ne touches pas... han... tu sais..."

"C'est ça que tu veux?" demanda Tom en pliant ses doigt et en appuyant fortement sur la prostate de Bill qui hurla.

"Han putain, oui, c'est bon! Continue, continue," dit Bill d'une voix suppliante, mais Tom ne recommença pas, il reprit simplement des pénétrations plus ou moins profondes.

"Non, non... je ne voudrais pas que tu te finisses déjà. Je voudrais bien jouer moi aussi," chuchota Tom dans l'oreille de Bill qui commençait à se lasser d'être à la merci de Tom.

Il voulait jouer? Ils allaient jouer.

Bill s'écarta de son amant et se retourna pour lui faire face. Il se plaça à califourchon au-dessus de Tom. Il blottit sa tête dans son cou et mordilla le lobe de son oreille tout en caressant son torse. Sa bouche dériva vers la sienne tendit que ses mains dérivaient vers son sexe qu'il entreprit de caresser à son tour. Il embrassa fougueusement Tom tout en activant ses mains sur son érection. Tom gémissait dans le baiser qu'ils échangeaient. Bill s'écarta et admira les yeux embués de désir de Tom.

"Alors? Tu t'amuses maintenant?" dit Bill d'un air malicieux.

"Hmm, moui, c'est pas mal," répondit Tom sur le même ton pour embêter Bill.

Bill leva un sourcil, 'pas mal'? Avec lui c'était époustouflant ou ça n'était pas. Il allait falloir remettre cet arrogant à sa place. Il immobilisa sa main qui se trouvait sur le sexe de Tom mais le tint bien droit. Lentement il s'empala dessus, accueillant le membre gonflé de sang de Tom dans son étroite chaleur. Tom se mordit la lèvre et ses yeux roulèrent vers le haut. Quand il l'eut fait entièrement entré, Bill s'immobilisa. Il n'avait pas mal, cela faisait longtemps qu'il était habitué à cet exercice. Il accrocha ses mains à la nuque de Tom et le massa doucement. Il se pencha et l'embrassa une fois de plus tout en contractant ses muscles autour de l'érection enfoncée dans son ventre. Tom haletait. Même sans bouger, le plaisir était indescriptible. Ses mains agrippaient les hanches de Bill si fort qu'il laisserait certainement des marques.

Soudain, Bill s'éleva lentement. Ça y était, ça commençait. Tom sentit avec délice son sexe glisser hors du corps chaud de Bill. Mais au moment où il aurait dû entamer la descente, Bill continua simplement à remonter. Le sexe de Tom quitta complètement son étau de chaleur et retomba en claquant contre son ventre. Bill se mit debout dans la baignoire et en sortit, s'enveloppant dans son peignoir. Complètement abasourdi, Tom le regarda faire, les yeux ronds.

"Mais Bill! Qu'est-ce que tu fabriques?" demanda Tom.

"Hmm, c'était pas mal, mais j'ai plus envie," répondit simplement Bill, et il quitta la salle de bain, content de sa revanche.

Tom resta comme un con dans l'eau pendant quelques instants. Bill ne plus avoir envie? Non, ça c'était n'importe quoi. Une fois de plus, Bill le provoquait, jouait avec lui. Il sortit rapidement de la baignoire puis de la salle de bain, entièrement nu. Bill se tenait debout dans le salon, la télécommande à la main, zappant entre différentes chaînes. Tom s'avança rapidement vers lui, attrapa Bill par la taille et le grimpa sur son épaule comme un sac à patates. Bill poussa un cri de surprise et rigola devant l'attitude de Tom qui se dirigeait à grandes enjambées vers la chambre de l'androgyne. Arrivé là, il jeta Bill sur le lit et le regarda, les yeux noirs de désir. Bill l'observait aussi, sans dire un mot. L'heure n'était plus à la plaisanterie.

Bill était allongé sur le dos, se retenant sur ses coudes. Lentement, il détacha la ceinture de son peignoir et en écarta les pans. Il s'offrait au regard de Tom, il s'offrait à lui. Voir ça sembla encore renforcer l'érection de Tom si c'était possible. Il s'approcha et fit tomber le peignoir des épaules de Bill qui releva les jambes et les entoura autour de Tom pour l'attirer sur lui. Tom tomba sur Bill, leurs deux corps étaient entièrement en contact. Tom se dit que la peau de Bill devait vraiment être spéciale pour qu'il n'arrive pas à s'en détacher ainsi. Mais pour le moment, il était trop excité pour partir dans ses réflexions. Bill l'avait provoqué, Bill s'était moqué de lui, Bill allait payer. De la plus délicieuse des façons, avec son corps.

Tom accrocha ses mains aux cuisses de Bill et les écarta outrageusement en les relevant, l'exposant pleinement. Puis, sans perdre une seconde, il enfonça son sexe au plus profond de lui. Bill se cambra violemment, décollant son dos du matelas tout en lâchant un gémissement des plus décadents. Tom enchaîna directement des pénétrations profondes et rapides, les faisant gémir tous les deux presque jusqu'aux cris. Plusieurs fois, il heurta la prostate de Bill qui avait l'impression qu'un rideau blanc se posait devant ses yeux à chaque fois. Le rythme était vraiment jouissif. Vraiment fatiguant aussi. Tom se retrouva contraint de ralentir et Bill profita du rythme lent pour resserrer ses muscles autour su sexe qui allait et venait en lui. C'était un plaisir différent mais tout aussi fort pour Tom.

Sentant l'orgasme approcher, il s'empara du pénis de Bill et lui appliqua des caresses appuyées et rapides tandis qu'il rassemblait ses dernières forces pour reprendre des pénétrations plus brutales. Après quelques instants, ils se libérèrent ensemble dans un cri d'extase. Tom donna encore quelques à-coups dans le corps de Bill puis se retira et s'allongea à côté de lui, sur le dos, le souffle court. Bill vint se blottir dans ses bras et posa sa tête sur son torse, dessinant du bout des doigts des arabesques sur son ventre. Après la passion, la tendresse était bienvenue.

"J'espère que c'était bon."

La voix froide venait de briser leur quiétude post-coïtale. Tom se redressa brusquement, les yeux écarquillés. Dans l'embrasure de la porte se tenait Katharina. Son visage ne montrait aucune émotion. Il était dur, fermé.

"Kat, mais, que... comment..." commença à bafouiller Tom.

"Alors, beau gosse," cracha la femme de Tom. "on dirait que finalement cette niaise de Katharina s'est rendue compte que tu préfères la foutre dans le cul de cette petite pute plutôt que dans le sien."

"Tu nous as entendus?" Tom était tout pâle.

"Tu sais, c'est pas prudent d'avoir des conversation de ce genre sur notre ligne fixe, surtout quand je suis susceptible de décrocher le combiné depuis une autre pièce. Je savais que tu n'étais pas vraiment malade. Je t'ai suivi jusqu'ici."

"Je suis désolé, Kat, je..."

"Tes excuses, tu peux te les foutre au cul, apparemment, c'est quelque chose que tu aimes bien faire."

La main droite de Katharina était resté dissimulée tout ce temps et quand elle la tendit vers le couple nu sur le lit, la peur se peignit sur leurs visages.

Deux détonations déchirèrent le silence de la nuit, faisant s'envoler les oiseaux posés sur les branches des arbres environnants.

Tom était un mec sympa.
Un mec qui trompait sa femme.
Avec un autre homme.

Maintenant, Tom est juste un mec mort.



***







































































Voilàààà!
Alors ça vous a plu?
Je sais la fin est... spéciale.
Laissez des coms, ça fait toujours plaisir!
Bizzz!

ON REMONTE EN HAUT DE L'ARTICLE POUR PAS LIRE LA FIN AVANT LE DEBUT !!!


Pix : montage à partir de dessins d'Allegator



Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!
# Posté le samedi 26 avril 2008 13:06
Modifié le dimanche 08 mars 2009 13:11

OS : Le chantage

OS : Le chantage

Hello!

Alors voilà un OS que j'ai écrit à partir d'une idée de koala-bamboo.
(D'ailleurs, allez lire sa fic, c'est une Mpreg, je la trouve géniale)
Je ne peux pas vous dire quelle est cette idée tout de suite,
ça gâcherait la surprise.
Donc on se retrouve à la fin pour ça.

Enjoy!


***



Les Tokio Hotel se trouvaient dans les coulisses de l'émission de télévision très populaire en Allemagne, le Johannes B. Kerner Show. Ils venaient faire la promotion de leur nouvel album, Zimmer 483 et répondre aux questions un peu personnelles que ne manquerait certainement pas de leur poser l'animateur.

"Et voici... les Tokio Hotel!"

Hurlements dans le public, c'était l'heure d'entrer en scène. Bill afficha un large sourire et prit la tête de sa petite troupe, comme à son habitude. Il entra sur le plateau, salua le public, provoquant ainsi quelques hurlements supplémentaires, serra la main de Mr Kerner et s'installa dans le canapé. Il fut rapidement suivi de son frère qui s'assit à côté de lui puis des Gs qui en firent autant.

L'émission se déroulait au mieux. Ils parlèrent de leur nouvel album, de l'enregistrement, plaisantèrent avec l'animateur, se moquèrent des uns et des autres, même si Georg essuyait une grosse part de ce foutage de gueule. Bref ils offraient un bon spectacle au public et aux téléspectateurs. Soudain l'animateur se pencha vers eux et prit un ton un peu plus sérieux, comme s'il allait parler de quelque chose d'un peu plus grave.

"Dites moi, Bill," demanda l'animateur, "comment se fait-il que votre mâchoire soit différente de celle de Tom?"

"Comment ça?" demanda Bill, surpris par cette question incongrue.

"Et bien, vous devez reconnaître que vous avec les dents légèrement plus en avant que lui, ça se voit assez bien," continua JB Kerner.

"Oh, mais vous savez, même les vrais jumeaux ont quelques différences," expliqua Bill. "Par exemple, j'ai un grain de beauté au menton et Tom en a un sur la joue."

"Vous êtes sûr, qu'il n'y a rien d'autre? Vous ne feriez pas... certaines choses que Tom ne fait pas?" demanda l'animateur sur le ton de la confidence.

"Je ne vois pas ce que vous voulez dire," dit Bill, confus.

"Et bien peut-être que cette photo qui est parvenue à la production de notre émission pourrait vous éclairer. Je pense qu'elle mérite quelques explications."

Il fit un signe vers un grand écran où s'afficha la fameuse photo en question. Bill se figea. Il pâlit et cacha sa tête dans ses mains. S'il était possible de mourir de honte, il aurait été à six pieds sous terre à cet instant là. Comment pouvait-il expliquer ça? Comment pouvait-il expliquer qu'il se soit retrouvé dans une situation aussi compromettante? Il leva les yeux vers son frère et remarqua son air consterné. Il dériva ensuite vers Gustav et Georg, mais ceux-ci baissaient la tête et il ne put croiser leur regard.

Comment pourrait-il expliquer que sur cette photo, on le voyait, la bouche arrondie autour de ça? En train de sucer son f...


***


Une semaine avant l'émission.

Gustav et Georg sont dans la salle media du tourbus. Ils ne regardent pas de film mais discutent tranquillement du concert qu'ils viennent de jouer à Munich et qui a été un franc succès. Ils sont à présent en route vers Berlin pour entamer la promotion du nouvel album. Les jumeaux ne sont pas avec eux, ils se sont éclipsés du côté des couchettes pour un petit "twin time". Ce genre de chose arrive de plus en plus fréquemment, surtout depuis que leur relation a évolué sur un plan un peu moins fraternel.

Georg et Gustav n'ont pas tardé à découvrir le pot aux roses, après tout il est difficile de cacher des choses aux autres dans un espace aussi confiné que le tourbus et il faut dire que Bill et Tom ne sont pas les rois de la discrétion. Les Gs avaient été tout d'abord estomaqués en découvrant ça, puis assez perplexes, mais finalement ils s'étaient faits à cette idée. Après tout, ça ne faisait que rajouter une bizarrerie de plus sur la longue liste que les jumeaux avaient déjà à leur actif.

Soudain, quelques gémissements se firent entendre depuis l'endroit où les jumeaux s'étaient isolés.

"Oh, non," gémit Gustav, "Ne me dis pas qu'ils recommence à faire ça ici! On leur avait pourtant dit d'éviter et d'attendre d'être dans des hôtels."

Un gémissement plus fort.

"Ouais, ces deux là n'ont aucun self control, c'est pas possible!" répondit Georg.

"Je pense qu'il faudrait leur donner une bonne leçon..." dit Gustav

"Tu penses à quoi?"

"A leur foutre une honte internationale!", s'exclama le batteur

"Non! Non mais sérieusement?"

Georg le regardait avec les yeux écarquillés, après tout, une telle chose était dans le domaine du possible, étant donné qu'ils étaient des stars internationales, à la base.

"Non mais pas internationale, mais bon, leur foutre suffisamment la honte pour qu'ils arrêtent de faire ça ici," Continua Gustav.

"Bon, je vois déjà se former un plan machiavélique derrière ce visage innocent," plaisanta Georg, "Aller, accouche, c'est un garçon."

"Tu as toujours ton polaroïd?" demanda Gustav avec un sourire malicieux.

Quelques instants plus tard, les Gs se faufilaient le plus discrètement possible vers la partie couchette. Les gémissements se faisaient de plus en plus prononcés et semblaient provenir de la couchette de Bill dont les rideaux étaient tirés. Gustav se plaça devant, monta l'appareil au niveau de ses yeux et cadra. Il leva un pouce en direction de Georg qui avait saisi le bord du rideau. Pour faire comme un rebours, Georg leva un doigt, puis deux puis trois tout en articulant silencieusement les nombres. A trois il tira violemment le rideau et un flash explosa, illuminant la scène.

Tom hurla et Bill détacha sa bouche de son sexe en un pop humide pour hurler à son tour. Les Gs étaient morts de rire. Gustav récupéra la photo qui sortait de l'appareil et la secoua dans les airs pour la faire sécher.

"Non mais ça va pas! Vous êtes de grands malades tous les deux!" s'écria furieusement Tom en remontant prestement les couvertures pour se cacher.

Bill était trop sonné pour réagir et semblait à court de mots, une grande première.

"Et bien la prochaine fois, vous y réfléchirez à deux fois avant de vous mettre à faire ce genre de choses là où tout le monde peut vous entendre... et vous voir," dit Georg en riant toujours.

"Et moi, je garde ça pour vous dissuader de recommencer!" s'exclama Gustav en leur montrant la photo.

On y voyait clairement Bill, la bouche arrondie autour du sexe de Tom, suçant avec application, les yeux clos, sa main tenant fermement la base.

"Dommage, on voit pas ta tête, Tom... mais la photo est réussie, vous ne trouvez pas?"

"Rends moi ça espèce de pervers!" s'écria Bill, retrouvant enfin la parole et élançant ses grands bras en direction de Gustav qui recula vivement.

"C'est moi le pervers?" demanda Gustav en riant, "Non, non, je garde cette photo pour que les vrais pervers essayent de contrôler un peu leur perversion!"

"Sur ce, bonne fin de soirée!" dit Georg en tirant de nouveau le rideau devant les jumeaux et en s'éloignant en compagnie de Gustav vers la salle media, tous les deux se donnant de grandes tapes dans le dos, fiers du mauvais tour qu'ils venaient de jouer.

"Tomiii," geignit Bill, "il faut absolument qu'on récupère cette photo!"

Il se cacha la tête dans les mains. Tom n'en menait pas beaucoup plus large, mais il décida de faire comme si ça ne l'atteignait pas vraiment, histoire de déstresser un peu son frère.

"Oui, oh tu sais, c'est qu'une photo, hein..." dit-il d'un air faussement blasé.

"Qu'une photo!" rugit, Bill, "C'est une putain de photo où je te suce la queue, bordel! Mais toi tu t'en fous, bien sûr, on voit pas ta tête, à toi!"

Tom se rendit compte qu'il avait fait mauvaise pioche en essayant de jouer les désintéressés et tenta de rattraper le coup.

"Ok, Bill, on va la récupérer cette photo."

Il attira Bill dans ces bras et le cajola tendrement.

"Tout ce qu'on a à faire, c'est l'échanger contre quelque chose d'autre, quelque chose qu'il ne pourront pas refuser," continua Tom.

"Ouais, dommage, qu'ils ne couchent pas ensemble et qu'on n'ait pas de photo compromettante, nous aussi," se lamenta Bill tout en se relaxant contre Tom. Il commença même à fermer les yeux.

"Réfléchis, Bill, qu'est-ce qui leur tient le plus à c½ur?" dit Tom en caressant les cheveux de son frère.

Bill rouvrit soudain les yeux et une lueur mauvaise les illumina.


***


Cinq jours avant l'émission.

"PUTAIN, mais où elles sont passées!"

Le cri de Gustav résonna dans toutes les coulisses. Ils étaient à quelques minutes avant de passer en live dans une émission musicale. Leur interview s'était bien passée et là, ils devaient revenir pour jouer Übers Ende der Welt, afin de clore l'émission.

"GEORG! Georg, tu as vu mes baguettes?" demanda fébrilement Gustav en coinçant son ami dans le couloir.

"Non, j'ai pas vu tes baguettes. Mais toi, t'aurais pas vu mon médiator, tu sais, mon médiator fétiche, le bleu. Si je joue pas avec, je sens que je vais me planter." Georg aussi semblait sur les charbons ardents.

"Non, pas vu non plus. Moi c'est pareil, il me faut mes baguettes pour jouer. Putain, putain, putain."

"Un problème les gars?" demanda nonchalamment Bill, appuyé dans l'encadrement de la porte de la loge, une cigarette aux lèvres.

"Bill! T'aurais pas vu mes baguettes? Les miennes, hein, celles que personnes ne doit toucher?" demanda Gustav avec espoir.

"Et mon médiator bleu?" ajouta Georg.

"Ça se pourrait," répondit Bill en tirant une bouffée.

"Mais dis nous alors, on passe d'ici quelques minutes! Ils sont où?" s'écria Gustav.

"En sécurité," répondit simplement Bill en recrachant sa fumée en direction de ses amis.

"En... en sécurité?" bafouilla Georg, "Mais qu'est-ce que tu racontes?"

"C'est moi qui les ai. Je vous les rends en échange de vous savez quoi," dit calmement le chanteur.

"Non, non mais non. Je t'ai dit, cette photo, on la garde en gage de votre bonne conduite dans le tourbus à toi et Tom," répondit Gustav, les yeux écarquillés.

"Bien, dans ce cas, je pense que tu pourras jouer avec les baguettes qui ont servi pour le sound check. Et toi Georg, tu as sûrement plein d'autres médiators..." fit Bill en se retournant pour entrer dans la loge.

"Putain, mais Bill c'est du chantage, ça!" s'écria Georg.

"On dirait bien, oui," lança Bill par-dessus son épaule en leur faisant un clin d'½il.

Quelques minutes plus tard, ils entraient en scène. Georg et Gustav tiraient une tronche de trois mètres de long. La chanson se déroula à peu près correctement, malgré quelques mauvais accords de Georg et quelques problèmes de rythme de la part de Gustav. Le dynamisme de Tom et le charisme de Bill parvinrent à masquer ces détails. Ils ressortirent de scène sous les applaudissements du public et les cris des quelques fans. David vint à leur rencontre.

"Bill, Tom, bravo les gars, très bon show. Par contre vous deux," dit-il en pointant le doigt vers Georg et Gustav, "qu'est-ce qu'il s'est passé? Vous ne me faites jamais d'erreurs aussi grossières d'habitude."

"Oui, pardon David, on n'avait pas les conditions optimales pour jouer, mais ça ne se reproduira pas."

"J'espère bien!" répondit-il avant de partir.

Gustav lança un regard noir à Bill qui se contenta de lui renvoyer un immense sourire.

La guerre était déclarée.


***


Trois jours avant l'émission.

Bill avait bien caché les biens les plus précieux de ses amis. Il ne plaisantait pas quand il disait que c'était en sécurité. Gustav et Georg avait eu beau retourner tout le tourbus et même fouiller dans les affaires de Bill à son insu, ils n'avaient rien trouvé. Il était temps pour un conseil de guerre. Les Gs se réunirent donc dans la chambre d'hôtel de Gustav, la plus ordonnée, pour une petite discussion. Ils avaient un autre live le soir même et ne pouvaient pas se permettre de se planter de nouveau ou David aurait leur peau.

"Il faut qu'on trouve un moyen de l'obliger à nous rendre nos affaires," déclara Gustav, péremptoire.

"On n'a qu'à lui donner cette fichue photo! Après tout, je comprends qu'il veuille la récupérer," dit Georg d'un ton las.

"Pas question! On ne cèdera pas!" dit fermement Gustav.

"Mais pourquoi? Qu'est-ce que ça peut faire?" demanda Georg.

"Question de principe! Il est hors de question que l'on cède à son chantage, ça serait trop simple."

Gustav était comme ça. Il pouvait apporter une importance démesurée à des détails de ce genre. Alors que la solution pour que tout le monde soit content était à portée de doigt, il refuserait de céder. Tout ça pour le principe, l'honneur. Georg n'avait pas tant de scrupules mais n'osait pas s'opposer à Gustav quand il était dans cet état d'esprit. Il tenait à la vie.

"Bon, alors qu'est-ce qu'on fait? Le show est dans quelques heures," demanda Georg.

"A chantage, chantage et demi! Il faut qu'on fasse pression sur lui," déclara Gustav.

"Non, Gustav, tu ne penses quand même pas utiliser cette photo comme moyen de pression, t'es pas bien!" dit Georg en relevant vivement la tête vers son ami, cherchant sur son visage des signe avant-coureurs de folie.

"Bien sûr que non, je suis pas complètement inconscient, je tiens à ma carrière," dit Gustav, "Il faut trouver autre chose."

Il se creusèrent les méninges un moment puis soudain Georg donna une tape sur le bras de Gustav.

"Je sais avec quoi on peut le décider à nous rendre nos affaire!" s'exclama Georg.

"Comment?"

Georg regarda Gustav dans les yeux et fit un signe explicite avec sa bouche et ses doigts. Le visage de Gustav se fendit d'un large sourire.

"Georg tu es le meilleur!" dit-il en se jetant sur son ami. "Viens, je crois qu'il dort en plus, je suis sûr qu'on aura aucun mal à avoir ce dont on a besoin."

"Non, je te laisse faire, je suis trop maladroit, je risque de tout faire capoter," dit le bassiste.

"D'accord, attends moi là, je reviens."

Gustav sortit de la chambre et alla discrètement jusqu'à celle de Bill. Il entra en catimini. Comme prévu, le chanteur était bel et bien endormi sur son lit, récupérant un peu de sommeil avant l'émission du soir. Gustav s'approcha et le regarda avec un sourire perfide. Même Bill semblait coopérer à la bonne marche de leur plan. Gustav fit ce qu'il avait à faire puis ressortit quelques instants après, laissant derrière lui un Bill inconscient qu'il venait de se faire piéger.

En fin d'après-midi, ils se rendirent tous aux studios de l'émission qu'ils devaient enregistrer le soir même. C'était les mêmes studios qui abritaient l'émission de Johannes B. Kerner dans laquelle ils devaient apparaître trois jours plus tard. Alors qu'ils s'installaient pour faire les réglages du son, Tom remarqua qu'il leur manquait un batteur.

"Bill, tu sais pas où est passé Gustav?" demanda-t-il.

"Non, aucune idée. Et toi Georg?" demanda Bill.

Georg rougit et se mit à bafouiller.

"Non, heu... non, j'en sais rien, pourquoi je le saurais d'abord? On n'est pas mariés, hein!"

"D'accord, d'accord, calme toi, c'était qu'une question," répondit Tom.

Pendant ce temps là, Gustav crapahutait dans les couloirs du studio à la recherche... d'une photocopieuse. Il intercepta une assistante qui passait avec des papiers.

"Pardon, excusez-moi... Vous savez où je pourrais faire une photocopie?" demanda-t-il.

"Oh, bien sûr. Mais donnez moi vos documents si vous voulez, je peux m'en charger," répondit-elle aimablement.

Gustav se mit à rougir.

"Heu, non, non merci, je peux le faire."

"Vraiment ça ne me dérange pas."

"C'est-à-dire que... c'est assez personnel..." dit Gustav d'une vois hésitante.

"Ah bon, très bien. Suivez-moi, je vais vous montrer où ça se trouve."

"Merci."

Il suivit l'assistante dans plusieurs couloirs et enfin elle le laissa dans une petite salle munie d'une table de travail et d'une photocopieuse.

"Voilà, c'est ici. Ça ira? Vous pourrez retrouver votre chemin?"

"Oui, bien sûr, merci encore."

Gustav n'était pas sûr de quel chemin emprunter pour retourner sur le plateau, mais il ne tenait pas à ce que la jeune femme s'attarde près de lui. Une fois qu'elle eut tourné les talons, il glissa la photo sur la vitre de la photocopieuse et observa avec perplexité les différents boutons. Finalement il avisa un gros bouton vert et appuya dessus. La machine se mit en branle et Gustav soupira de soulagement en voyant qu'elle faisait ce qu'il attendait d'elle. La photocopie de la photo apparue et il la plia rapidement en quatre avant de la glisser dans sa poche. Il récupéra aussi l'originale et vérifia que la machine ne crachait pas plus de papier, puis, voyant que ça n'était pas le cas, sortit de la pièce, satisfait. Maintenant, il devait retrouver son chemin. Une fois qu'il eut tourné au bout du couloir, l'assistante sortit d'un bureau adjacent et se rendit dans la pièce que venait de quitter Gustav. Elle avait été intriguée par son attitude. Elle s'approcha de la photocopieuse, entra un code et appuya sur la touche bis. La machine se remit en route et sortie une nouvelle feuille. Elle s'en saisit et ouvrit de grands yeux en voyant l'image imprimée. Voilà qui pouvait donner un petit coup de pouce à sa carrière.

Gustav arriva sur le plateau alors que les jumeaux commençaient à s'impatienter.

"Ben alors? T'étais passé où? Ça fait dix minutes qu'on t'attends!" ragea Bill.

"Quoi? On a plus le droit d'aller pisser maintenant?" demanda Gustav d'un air innocent.

"Ouais, vu le temps que t'y a mis, t'as pas fait que ça à mon avis," marmonna Bill en se tournant vers son micro.

Gustav alla s'installer à sa batterie et en passant près de Georg, lui fit un clin d'½il. Georg comprit le message et lui renvoya un sourire.

Une fois les réglages terminés, ils se retrouvèrent tous dans une loge et Gustav décida de confronter Bill.

"Bill, rend moi mes baguettes et le médiator de Georg."

"Tu sais ce que tu dois faire si tu les veux," soupira le chanteur.

"Bon, je ne voulais pas en arriver à de telles extrémités, mais..."

Gustav tira la photocopie de sa poche et la montra à Bill qui ouvrit de grand yeux et resta bouche bée.

"Mais quand est-ce que tu as..." commença-t-il.

"Peu importe," reprit Gustav, "Si tu ne nous rends pas nos affaires, je montre cette photo à tout le staff : David, Silke, Saki, les autres gardes du corps, la maquilleuse, les techniciens, bref tout le monde, et alors il sauront tous que tu n'es qu'un gros b-"

Bill l'interrompit en lui arrachant le papier des mains et en le déchirant en morceaux.

"Bébé. Tu penses bien que ce n'était qu'une photocopie. L'originale est en sécurité," dit Gustav avec un grand sourire, singeant les mots du chanteur.

"Enfoiré," répondit Bill. "D'accord, très bien, je m'incline. T'es vraiment trop tordu Gustav!"

"Dit celui qui suce-"

"BON ÇA VA !" cria Tom. "Aller, Bill rend lui ses affaires et oublions cette histoire."

Apparemment, les Gs venaient de gagner la guerre.

Bill sortit de la loge et réapparu quelques instants plus tard, l'étui des baguettes de Gustav dans une main et le médiator de Georg dans l'autre. Il les tendit à ces amis qui s'en emparèrent avec des petits cris d'extase.

"Oh, mes chéries, je vous laisserai plus jamais en dehors de ma vue!" dit Gustav en caressant ses baguettes du bout des doigts.

"Pathétique," soupira Bill en tendant la main vers Gustav.

"Quoi?" demanda le batteur.

"L'originale, s'il te plait. Je pense que tu as suffisamment de moyens de me faire chanter comme ça."

Gustav dut bien en convenir. Il glissa la main dans sa poche et en retira la photo qu'il tendit à Bill. Tom l'attrapa au passage.

"Je peux la garder, Bill? T'es trop mignon là-dessus!" demanda-t-il à son frère.

Bill soupira et alla se rassoire dans le canapé en attendant qu'on les appelle pour l'émission.



***



Le soir de l'émission


Bill ne comprenait pas pourquoi le présentateur lui posait toutes ces questions bizarres sur sa mâchoire et sur ses dents en avant. Franchement est-ce que ça intéressait les gens ça?

"Et bien peut-être que cette photo qui est parvenue à la production de notre émission pourrait vous éclairer. Je pense qu'elle mérite quelques explications."

Bill comprit immédiatement pourquoi JB Kerner lui avait posé ces questions étranges. Ce n'était qu'un moyen d'introduire cette photo, et au passage de lui foutre une honte monumentale. Franchement, ça la foutait mal de faire encore ça à dix-sept ans passé alors que vous êtes adulé par toute l'Allemagne, voire par toute l'Europe.

Il ne comprenait pas comment la production de l'émission avait pu obtenir cette photo. Déjà qu'il ne savait pas exactement quand Gustav l'avait prise... Il avait refusé de le lui dire, même après que toute cette histoire fut oubliée et enterrée. Il le soupçonnait quand même d'être entré en cachette dans sa chambre pendant qu'il faisait la sieste, le même jour où ils avaient eu cette émission juste avant laquelle il l'avait menacer de montrer cette photo à tout leur entourage s'il ne leur rendait pas leurs affaires.

Enfin, à présent, Bill avait un problème bien plus grand que de savoir quand Gustav l'avait piégé. A présent, c'était tous les téléspectateurs et bientôt ce serait la planète entière qui pourrait voir cette sacrée photo. Et comment allait-il s'expliquer?

on surligne pour lire la fin ^^

( Comment pourrait-il expliquer que sur cette photo, on le voyait, la bouche arrondie autour de ça? En train de sucer son foutu pouce ! )













































***


Et voilàààà!
Je me demande si vous aviez deviné avant la fin
(sans tricher bien sûr ^^)
on surligne pour connaître l'idée de koala-bamboo !!!
mais que si vous avez déjà lu l'OS, bien sûr! u_u
( Donc l'idée de base c'était qu'une fan ou que la presse découvre que si Bill avait les dents en avant, c'est parce qu'il suçait encore son pouce.
Après mon esprit tordu a transfomé tout ça en sombre histoire de chantage ^^
)
Voilà, j'espère que ça vous a plu,
ça change un peu de mon style habituel,
mais je me suis vraiment éclatée à écrire ça !


ON REMONTE TOUT EN HAUT POUR PAS LIRE LA FIN !
CA GACHERAIT TOUT LE PLAISIR ^^

de toute façon, la dernière phrase, je la planque ;-)


Pix : Allegator


Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!
# Posté le vendredi 09 mai 2008 06:08
Modifié le dimanche 08 mars 2009 13:12

OS : Éducation audiovisuelle 1/3

OS : Éducation audiovisuelle 1/3

Hello!
Je sais que je vous avais annoncé que je posterais ensuite une autre minific,
mais en fait, avant, je vais vous mettre un autre OS.
Celui là est trèèèès long (dans les 30 pages oO)
Il a été écrit en collaboration avec Fallen.
Rappelez-vous, on avait déjà écrit Rêve Américain toutes les deux.
Comme l'autre fois, le lemon a été fait en direct live (^^) par MSN.
Je vous laisse lire!

Enjoy ^_~


Edit : OS trop long donc divisé afin de pouvoir l'éditer. Il se répartit donc sur trois articles.


***



Tom marchait tel un crabe dans le couloir menant au salon, cachant quelque chose dans son dos. Il n'y avait personne à la maison à part son frère et lui mais il ne pouvait pas s'empêcher de planquer son bien en regardant dans tous les sens, comme s'il se sentait épié, comme si le monde entier savait ce qu'il avait dans les mains.

C'était un samedi soir comme les autres, Simone et Gordon étaient partis manger au restaurant pour fêter leur énième année de mariage et avaient laissé les jumeaux, âgés de 13 ans, seuls, pour toute la soirée.

Le blond arriva finalement dans le salon où Bill l'attendait, déjà en pyjama, assis en tailleur sur le canapé. Son petit frère plissa son nez au moment où Tom s'approcha du lecteur de DVD en sautillant.

"Tomi," dit-il en couinant. "Tu es sûr que c'est une bonne idée ?"

"T'es pas curieux ?"

"Si mais..." Bill tripota nerveusement ses doigts. "Si maman l'apprend elle va nous engueuler !"

"On est des garçons, c'est normal qu'on s'intéresse à ce genre de choses !"

Tom sorti enfin son bien, un DVD. Mais pas n'importe quel DVD, il s'agissait d'un film porno qu'il avait trouvé dans la chambre de ses parents, planqué dans le tiroir de la table de nuit. Depuis quelques temps déjà, les jumeaux se posaient pas mal de question à propos de la chose.

Ils avaient entendu certains de leurs amis parler des bruits qui venaient de la chambre de leurs parents certains soirs. Que dans ces moments là, ils ne fallait pas aller les déranger parce qu'ils étaient en train de le faire.

Il y avait même des films qui montraient comment il fallait faire. Les parents en avaient souvent dans leur chambre mais il ne fallait pas les regarder parce que soit disant c'était pour les grands, que ça pourrait les choquer, etc. Cependant, les jumeaux n'avaient jamais vraiment respecté les règles, ce n'était pas maintenant qu'ils allaient commencer.

D'un commun accord, ils avaient décidé de profiter de l'absence de leurs parents pour visionner ça en douce. La curiosité est vraiment un terrible défaut. Tom mit le DVD dans le lecteur et alla s'asseoir aux côtés de son frère. Il appuya sur play et le film démarra.

"Le harem de tous les plaisirs ? C'est quoi ce titre ?" demanda Bill en clignant des yeux.

Il n'était pas vraiment motivé pour regarder ce genre de films. Les histoires de sexe ne le passionnaient pas vraiment, il était encore un enfant dans sa tête, malgré les érections matinales qui s'imposaient à lui tous les jours. Mais Tom avait voulu en voir un et il ne voulait pas le voir tout seul. Et comme Bill n'avait jamais rien pu refuser à Tom, il avait cédé, comme toujours.

La première scène se mettait en place. C'était une grande chambre au centre de laquelle il y avait un lit immense. Une femme y était allongée, nue, bien évidemment, et un homme encore habillé s'avançait vers elle en souriant.

La femme se leva et alla vers lui. Elle colla son corps contre le sien et leva la tête pour l'embrasser. On voyait clairement leurs langues sortir de leurs bouches pour tourner l'une autour de l'autre. Alors que Tom dévorait la scène des yeux, fantasmant déjà sur l'idée de le faire en vrai, Bill mit ses mains devant ses yeux en gémissant.

"Beurk ! C'est dégoûtant !" dit-il en fermant les yeux, comme si ses mains ne suffisaient pas à le protéger de cette vision.

"Bill t'es qu'un bébé ! Ça à rien de dégoûtant ! Ils s'embrassent c'est tout, c'est normal !"

"Tu le ferais toi ?" demanda le plus jeune en tournant la tête, gardant ses mains devant son visage même s'il ne regardait plus l'écran.

Tom haussa les épaules. "Oui ! Ça a l'air... je sais pas moi... excitant !"

"Ça a rien d'excitant pour moi !"

"C'est parce que c'est pas toi qui le fais ! Je suis sûr qu'en vrai c'est génial !"

"Bein je le ferai jamais en vrai !"

Tom soupira avant de regarder timidement son jumeau. "Même pas avec moi ?"

Bill sursauta et ses mains descendirent de devant son visage. "Avec toi ?"

Tom hocha la tête. "Tom tu veux... m'embrasser ?" reprit Bill en le regardant, incrédule.

A nouveau, son frère hocha positivement la tête et le brun fronça les sourcils. "On n'est pas sensés faire ça avec une fille normalement ?"

Le blond haussa les épaules. "Tu es mon frère, on peut bien tester ça ensemble non ? Ca engage à rien. Et puis je veux te prouver que j'ai raison."

"Ça va pas me convaincre ça..." fit Bill en plissant son nez.

"Ho aller Bill ! Juste une fois, pour voir ce que ça fait ! C'est juste un baiser, ça va pas te tuer !"

Bill n'avait jamais dit non à Tom, il n'allait pas commencer maintenant. Son frère avait une sorte de pouvoir sur lui. Inutile de batailler vainement, quoi que Bill dise, comme toujours, le blond aurait gain de cause. Le plus jeune soupira et se tourna vers Tom. "Ok."

Tout sourire, son grand frère se mit lui aussi en tailleur, ils se faisaient face sur le canapé. L'espace d'un instant, Bill se dit que c'était vraiment une mauvaise idée mais le visage du blond s'avançait déjà vers le sien.

Les lèvres de Tom se posèrent timidement sur les siennes et Bill fut étonné de trouver ça plutôt agréable. Elles étaient douces et chaudes. Ce n'était pas violent comme le baiser de la télé, à peine un effleurement. Bill regarda Tom et vit que celui-ci avait fermé les yeux. Il décida de faire comme lui, après tout il avait l'air de savoir ce qu'il faisait. Tom savait toujours ce qu'il faisait et Bill prenait souvent exemple sur lui, même s'il ne l'aurait jamais avoué.

La bouche de Tom s'appuya un peu plus fermement contre la sienne et Bill le sentit pincer ses lèvres pour happer sa propre lèvre inférieure. C'est en sentant la langue de son frère passer doucement sur sa bouche que Bill hoqueta de surprise. Il venait d'entrouvrir les lèvres et la langue de Tom en avait profité pour se glisser entre elles, retraçant l'ouverture ainsi créée. Puis il enfonça sa langue un peu plus loin, jusque dans la bouche de Bill, caressant l'arrière de ses dents et son palais.

Bill était confus. C'était bizarre. C'était mouillé. C'était troublant. Il en voulait plus, à présent. La curiosité venait aussi de prendre possession de lui et il voulait savoir jusqu'où pouvait aller ces nouvelles sensations. Il approcha alors sa propre langue de celle de Tom et la caressa doucement, provoquant un sursaut chez son jumeau. Néanmoins, Tom se reprit bien vite et approfondit encore le baiser. Il remonta une main et la plaça à l'arrière de la tête de Bill, comme il avait vu l'homme le faire à l'écran. Il appuya légèrement sur sa tête et Bill gémit dans leur baiser.

Bizarrement, ce gémissement parut faire autant d'effet à Tom que le baiser lui-même. Il se rapprocha davantage de Bill, se collant presque à lui. Bill quant à lui ne savait pas trop quoi faire de ses mains. En sentant Tom se rapprocher de lui, il alla les placer sur ses épaules. Alors que leur baiser s'intensifiait, il ne put s'empêcher de les crisper et Tom s'écarta alors de lui.

"Ça va Bill?"

"Oui... oui, c'est juste que c'est... bizarre."

"Ouais, mais c'est bon. Enfin, je trouve."

"Ouais."

Ils se sourirent et Tom se rapprocha une nouvelle fois de Bill. Ils reprirent leur baiser, avec un peu plus d'assurance, cette fois. Oui, c'était vraiment bon. Bill descendit ses mains des épaules de Tom et alla les placer dans son dos, le rapprochant encore plus de lui. Tom, lui, descendit une de ses mains à la taille de Bill qu'il serra. Bill gémit un peu contre la bouche de Tom qui adorait décidément quand son frère faisait ça. Il fallait qu'il provoque d'autres gémissements. Sa main passa alors sous le T-shirt de Bill et alla lui caresser doucement la taille avant de passer sur son ventre, caressant la peau douce et chaude. Le ventre de Bill se contracta et il gémit encore plus fortement dans leur baiser. La main de Tom lui provoquait des frissons.

Il sentit une chaleur se concentrer dans son bas-ventre et remarqua au bout de quelques instants qu'il commençait à bander. Ça allait trop loin pour lui et il repoussa son frère.

"Tom, Tom, arrête."

"Quoi c'est-ce qu'il y a?" demanda Tom, surpris par le soudain revirement de situation.

Bill rougit et baissa la tête. Tom baissa lui aussi le regard et remarqua alors la bosse qui déformait le pyjama de Bill.

"Oh, pardon Bill, je pensais pas que... enfin désolé, excuse moi," bafouilla Tom.

"C'est pas ta faute, Tom. Mais je crois qu'on devrait arrêter là."

"Oui, tu as raison," reprit Tom.

Il détourna son regard vers la télévision où les deux acteurs étaient engagés dans des choses un peu plus sérieuses. Gêné, il éteignit le DVD et zappa sur une chaîne musicale.

"Bill?" appela-t-il au bout de quelques instants.

"Quoi?"

"Ça t'as plu quand même? T'as pas trouvé ça dégueu, finalement?"

"Ah ton avis, Tom? T'as bien vu ma réaction," dit Bill en rougissant de plus belle.

Tom rit passa une main dans les cheveux de Bill pour les décoiffer. Après tout, il restait son petit frère et il adorait l'embêter.

"Merci... " dit-il finalement. "Merci d'avoir accepté d'essayer."

"De rien, Tom."

Tom attrapa la main de son frère et ils se reconcentrèrent tous les deux sur la télévision.


***


Bill rentra dans sa chambre d'hôtel et s'appuya contre la porte en soupirant. Il était plus de 23h, il était épuisé. Il retira ses énormes lunettes de soleil et avança pour aller les poser sur sa table basse. En l'espace de quelques mois seulement, sa vie avait bien changé. Tokio Hotel, le groupe qu'il avait monté avec son frère et deux de leurs amis, Georg et Gustav, marchait plus que bien. Leurs disques se vendaient, on voyait leurs photos partout et ils étaient actuellement en pleine tournée dans toute l'Allemagne. Ils n'avaient que quinze ans et ils réalisaient leurs rêves.

Bon, il y avait des inconvénients. Les groupies qui leurs sautaient dessus, les cris à chacune de leur apparition, l'impossibilité de faire un pas dehors sans garde du corps et le fait d'être tout le temps épiés. Cependant, on n'a rien sans rien, tout ne peut pas être tout blanc ou tout noir. Bill haussa les épaules et décida d'aller prendre une douche brûlante pour décompresser. Le concert de ce soir avait été éreintant, il avait besoin de se détendre.

Il entra dans l'immense salle de bain et alluma la lumière. Voilà un des côtés de la vie de star qui lui plaisait, le luxe. Bien sûr, sa famille lui manquait, parfois, mais au fond de lui, il savait qu'il avait la meilleure partie de la maison à ses côtés, son frère Tom. Bill se déshabilla et entra dans la cabine de douche. Quand l'eau coula le long de son dos, il en oublia tout son stress et toute sa fatigue, ça lui faisait vraiment un bien fou. Il lava ses cheveux et se prélassa encore de longues minutes avant de sortir, enroulant une serviette autour de ses hanches.

En retournant dans l'autre pièce, il enfila un jogging et un tee shirt puis s'assit sur son lit en essuyant sommairement ses cheveux. Il était fatigué mais il n'avait pas envie de dormir, étrange paradoxe en fait. Il balança la serviette dans la pièce. Il tapota nerveusement sur ses draps puis attrapa son téléphone et envoya un texto à son frère.

Tu dors ?

La réponse arriva quelques secondes plus tard.

Non.

Bill sourit et tapa sa réponse.

Je peux venir dans ta chambre ? Je m'ennuie et j'ai pas envie de dormir.

Le brun reposa son téléphone et attendit que son frère lui donne le feu vert. Il s'étonna du temps que mit Tom à répondre.

OK.

"Surtout pour répondre ça," marmonna Bill.

Il rangea son téléphone dans sa poche et sortit de sa chambre pour aller frapper à la porte de celle de son double, située juste à côté de la sienne. Il entendit un vague, rentre, puis pénétra dans la pièce, plongée dans le noir, à l'exception de la télé qui était allumée. Bill chercha son frère du regard et vit sa silhouette sur le lit, son dos appuyé contre le mur, les yeux rivés vers l'écran. Le brun le regarda à son tour et cligna des yeux, il devait avoir mal vu. Il regarda à nouveau et vit que non, il ne se trompait pas, Tom était bien en train de regarder ça.

Bill soupira. "T'en es toujours là toi ?"

En effet, c'était bel et bien un film porno qui était diffusé. Son frère ne quitta pas l'écran des yeux en lui répondant.

"Et alors ? C'est pas comme si on avait le temps de se trouver des copines, faut bien compenser."

Le brun grimaça et s'avança vers Tom. Il se stoppa quelques secondes quand il remarqua que le blond avait une main dans son caleçon et avait l'air disons, occupé. Bill rougit et bredouilla.

"Heu... si t'es occupé je..."

"Nan c'est bon, viens !"

Bill hésita quelques secondes puis alla finalement s'asseoir aux côtés de son double, baissant la tête. C'était la situation la plus gênante de toute sa vie, enfin, après le jour où ils s'étaient embrassés il y a trois ans. Ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas pensé, il n'avait d'ailleurs jamais embrassé personne depuis. Tom lui, avait eu le temps de s'exercer avec plein de filles, c'était devenu un véritable tombeur. Sans savoir pourquoi, Bill se dit que son frère devait vraiment bien embrasser maintenant, encore mieux qu'avant.

Un gémissement le tira de ses réflexions et il leva la tête vers la télé. Il vit que les deux héros étaient en train de s'embrasser et faisaient l'amour dans une position des plus douteuses au goût du brun. Le gémissement venait en fait de Tom. Bill se mordit la lèvre inférieure puis tourna les yeux vers son frère. Ce dernier avait les yeux maintenant mi-clos, totalement pris par le film, sa main s'activant rapidement dans son caleçon. Le brun sentit une chaleur se répandre dans son corps, sa main glissa toute seule sur son ventre et alla se perdre dans son jogging. Il se caressa maladroitement, il n'avait pas vraiment l'habitude de faire ça, ce genre de plaisir le faisant souvent culpabiliser, il se sentait un peu honteux d'être obligé de se soulager de cette manière.

Sa tête partit doucement sur le côté et son front butta sur la joue de son frère qui ne sursauta même pas. Bill releva lentement son visage vers lui et sans même un mot, leurs lèvres se joignirent. Le brun fondit totalement sous la douceur de cet échange. Leurs bouches s'ouvrirent pour laisser passer leurs langues, rendant le baiser beaucoup plus humide mais surtout beaucoup plus excitant. Tom grogna puis Bill sursauta presque quand une main se posa sur son genou, remonta le long de sa cuisse et plongea dans son pantalon.

Le brun ôta sa propre main pour laisser son frère prendre le relais. Bill se tortilla et ferma les yeux, Tom s'y prenait vraiment mieux que lui. Ses doigts pressaient son sexe, juste comme il le fallait. Son pouce tourna sur son gland et appuya sur la fente au bout. Mué par une envie qui le dépassait complètement, le brun alla à son tour caresser le membre de son jumeau, essayant de reproduire ses gestes pour lui donner un maximum de plaisir.

Quand il toucha le sexe de Tom pour la première fois, il sursauta un peu. Ce n'était pas tellement différent de se tenir lui-même et pourtant... Il se sentait intimidé de faire ça à Tom qui, lui, semblait clairement savoir comment s'y prendre. Il avait peur de mal faire, de décevoir son frère, de ne pas lui apporter autant de plaisir qu'il n'en recevait.

Il n'avait pas vraiment à s'inquiéter, cependant. Dès qu'il commença à caresser le membre durci entre ses doigts, Tom se mit à gémir faiblement contre sa bouche. Cela sembla donner un peu plus de confiance à Bill qui entama de longs mouvements appuyés. La main de Tom n'avait pas cessé de s'activer dans son propre pantalon et le plaisir qu'il ressentait était incomparable à tout ce qu'il avait vécu auparavant. C'était complètement différent de ses petits plaisirs solitaires qui ne restaient qu'occasionnels. Cela venait sûrement du fait que ce n'était pas sa propre main qui lui procurait ce plaisir.

Tom se tourna un peu plus vers lui, jusqu'à ce qu'ils soient face à face, de côté. Puis de sa main libre, il vint tirer sur son jogging pour le descendre sur ses cuisses. Bill rougit fortement. Il était complètement exposé au regard de Tom qui ne se privait pas d'admirer la vue.

"Jolie," commenta son frère.

"Comme la tienne, je suppose," répondit Bill en haletant.

"Hmm, oui, mais pas exactement."

Tom descendit alors encore davantage son vêtement et Bill acheva de s'en débarrasser en secouant les jambes. La main droite de Tom continuait ses mouvements enivrants sur sa longueur tandis que sa main gauche venait lui caresser la cuisse, remontant lentement vers le haut.

"Tu as la peau douce," murmura Tom.

Ne sachant quoi répondre à ce compliment plutôt inattendu, Bill se pencha vers lui et s'empara de nouveau de sa bouche. Il avait eu raison, Tom s'était vraiment amélioré de ce côté-là et il sentait fondre dans ce baiser. C'était doux et intense à la fois. Délicieux.

La main de Tom remonta encore et Bill la sentit passer vers l'intérieur de ses cuisses. Il frissonna violemment mais ce fut carrément un hoquet qui le surprit quand il sentit Tom entourer ses testicules de sa main et les masser doucement. Son hoquet se transforma en un long gémissement. Tom savait vraiment comment s'y prendre pour apporter un maximum de plaisir.

Bill se rendit compte que sa propre main s'était immobilisée sous le coup de ces nouvelles sensations, mais Tom ne s'en était pas plaint. Il reprit alors ses mouvements sur l'érection de son frère avec une vivacité renouvelée. Leur baiser s'approfondit encore, se faisant plus sauvage, s'accordant avec l'intensité de ce qu'il se passait plus bas.

Inconsciemment, ils se mirent à glisser sur le lit, finissant complètement allongés. C'est alors que Tom lâcha le pénis de Bill et lui agrippa les hanches de chaque côté avant de le pousser en arrière pour le basculer sur le dos. Bill se laissa faire sans résister, il était complètement subjugué par ce que faisait Tom. Tom s'allongea sur Bill de tout son long et entremêla leurs jambes. Il reprit la bouche de son frère avec avidité tandis que ses mains remontaient de ses hanches vers le haut de son torse, entraînant lentement le T-shirt de Bill. Par instinct, Bill leva les bras pour que Tom le débarrasse de ce dernier vêtement. Tom interrompit leur baiser, le temps de passer le T-shirt au-dessus de la tête de Bill, mais ne le retira pas entièrement, bloquant ainsi son frère les bras en l'air. Il se réempara de la bouche de Bill qui gémit en se sentant ainsi prisonnier à la fois par son T-shirt, et par le poids de Tom sur lui. Il n'avait jamais rien connu de plus excitant.

Tom redescendit ses mains et se mit à parcourir le corps de Bill. Il longea ses bras, encadra les côtés de son visage, frôla ses côtes, caressa son ventre, puis il passa finalement ses mains dans le bas du dos de Bill et le rapprocha de lui pour coller fermement leurs bassins l'un contre l'autre. Il commença alors à donner de légers coups de reins contre les hanches de Bill. Bill sentait leurs érections plus tendues que jamais se heurter au fil de ses mouvements. Ils n'étaient séparés que pas le fin coton du caleçon de Tom. Il ne savait pas vraiment ce qu'ils étaient en train de faire, mais il savait qu'il en voulait plus. Il écarta les jambes et Tom tomba facilement entre elles, rendant leurs mouvements plus appuyés. Bill l'accompagnait en ondulant des hanches sous lui.

Leurs ventres nus étaient collés l'un contre l'autre et ils commençaient à transpirer, rendant leurs peaux moites. Ils glissaient facilement l'un contre l'autre et ne pouvaient s'empêcher d'accélérer encore et encore. Bill en voulait toujours plus. Sentir Tom ainsi contre lui l'électrisait et il mourrait d'envie de l'avoir entièrement nu sur lui, tout comme lui l'était. Il libéra ses bras de son T-shirt et vint accrocher ses mains dans le dos de son frère. Il les descendit lentement, laissant des traînées rouges de ses ongles sur la peau brûlante. Enfin il atteint la ceinture du caleçon de Tom et passa agilement dessous, empoignant les fesses de son frère et le plaquant encore davantage contre lui, roulant des hanches encore plus fortement.

Tom releva la tête, bouche ouverte et lâcha un long soupir qui se mua en gémissement. Bill attrapa alors le bord du dernier vêtement de Tom et le tira vers le bas, le faisant descendre sur ses cuisses. Il sentit aussitôt le sexe dénudé de Tom heurter le sien et renfonça sa tête en arrière dans les oreillers en se mordant la lèvre pour s'empêcher de crier. C'était trop bon, bordel. Le caleçon de Tom continua de glisser à cause de leurs mouvements et se retrouva rapidement vers ses mollets. Bill le coinça avec un pied et le descendit entièrement. Ça y était. Ils étaient nus, pressés l'un contre l'autre, frémissants. Les mouvements de Tom se faisaient plus amples et Bill sentait le gland de son frère venir cogner ses testicules avant de remonter toute la longueur de son sexe. Il s'agrippait aux fesses de Tom, y enfonçant ses ongles à chaque à-coup. Cela ne semblait qu'exciter davantage Tom qui accéléra encore.

Bill se sentait près de la jouissance et il savait que Tom n'en était pas loin non plus. Ses coups de reins se faisaient plus brusques, plus désordonnés. Il écarta un peu plus les cuisses et les remonta contre la taille de Tom, l'enroulant de ses jambes. Tom vint placer sa main droite sur sa cuisse et l'agrippa, comme pour s'en servir de point d'ancrage afin de faciliter ses mouvements. Il se maintenait au-dessus de Bill grâce à son coude gauche, placé à côté de la tête de Bill. Alors que ses coups de reins se faisaient de plus en plus irréguliers, signe avant-coureur d'un orgasme puissant, il agrippa une poignée de cheveu de Bill et lui tira la tête vers l'arrière assez brutalement avant d'attacher sa bouche à son cou ainsi offert.

Bill sentit une chaleur venir se concentrer dans son ventre et lui brûler les entrailles. La brutalité de son frère l'excitait terriblement. Lorsque Tom se mit à lui mordiller le cou, il jouit puissamment contre son ventre et de longs rubans de sperme vinrent souiller sa peau, leurs peaux. Tom donna encore quelques coups de bassin et l'orgasme l'atteint lui aussi de plein fouet. Il se contracta au-dessus de Bill puis tout son corps se détendit et il tomba sur son frère comme une poupée de chiffon. Ils reprirent laborieusement leurs respirations.

"Wow!" souffla Bill.

"C'était..." commença Tom.

"...intense," acheva Bill.

"Hmm," marmonna Tom tout en recouvrant le cou de Bill de petits baisers, à peine des effleurements.

Bill frissonna. Il se rendit compte qu'il appréciait tout autant la tendresse que la brutalité chez son frère. C'était vraiment un mélange parfait. Pourtant c'était son frère! Tom roula finalement sur le côté et Bill sentit l'air frais de la chambre frapper sa peau légèrement humide de sueur, le faisant frissonner. Il regrettait que Tom se soit éloigné. Un silence légèrement inconfortable tomba entre eux. Leurs paupières commençaient à s'alourdir de sommeil.

"Tu sais, Tom, je crois pas qu'on devrait..." commença Bill avec hésitation. 'Devrait quoi', d'ailleurs?

"Ouais, désolé, je sais pas ce qu'il m'a pris, je pouvais plus m'arrêter," répondit Tom.

"Je voulais pas que t'arrêtes. Moi non plus j'aurais pas pu."

"T'inquiète Bill, ça se reproduira pas. C'était juste..."

"Juste quoi?" demanda Bill avec anxiété.

"Les hormones," finit Tom en baillant.

"Les hormones?"

"Ouais." La voix de Tom était alourdie de sommeil et sa respiration commençait déjà à ralentir.

"Ok," répondit simplement Bill. Ses yeux étaient déjà clos et il rejoignit bien vite Tom au pays des songes.

Oui, c'était facile. Ils avaient quinze ans, ils s'étaient retrouvés devant un porno et ça avait dérapé. Quoi de plus normal? Les hormones... quelle formidable invention. Ça excusait pas mal de choses.


***



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# Posté le dimanche 08 mars 2009 13:37

OS : Education audiovisuelle 2/3

Trois nouvelles années s'étaient écoulées et ils n'en avaient jamais reparlé, cette nuit devait rester unique et exceptionnelle. Ils s'étaient contentés de continuer à passer du temps ensemble, comme des frères sont sensés le faire. Leur groupe marchait mieux que jamais, ils prévoyaient carrément une tournée européenne dans les prochains mois. Tokio Hotel était sur les bouches de toutes les ados, le monde des professionnels les avait reconnus, ils avaient même des sosies, bref, le rêve était véritablement devenu réalité.

Agé de dix-huit ans depuis à peine quelques jours, Tom se lâchait de plus en plus dans les interviews. Il ne cessait de se vanter de ses exploits de séducteurs, la production en avait même profité, accentuant le phénomène par différentes man½uvres. Par exemple, la chanson Reden était devenue une anecdote, une chanson souvenir pour la fan qui avait réussi à venir dans sa chambre d'hôtel un soir. C'était totalement faux mais tout le monde y avait cru, ça augmentait les fantasmes et les espoirs des filles. Bill de son côté, avait écopé du rôle de romantique croyant au grand amour, ce qui lui convenait assez puisque, de toute façon, draguer, ça n'était vraiment pas son truc.

Une fois de plus, ils se retrouvaient à passer la nuit dans un hôtel mais ça leur convenait. Bill appréciait tout particulièrement celui ci, le Ritz Carlton de Berlin, son préféré en fait. Il soupira de bonheur en s'affalant sur son lit de tout son long. La journée avait été éprouvante, interviews, photos, interviews, prestation sur scène, encore des photos. Il avait été remaquillé et coiffé au moins 5 fois dans la journée. Il y avait tellement de laque sur ses cheveux qu'ils tenaient plus que jamais debout tout seuls. Il passa sa main dedans et grogna quand elle resta presque coincée, il fallait qu'il aille se doucher pour enlever tout ça.

Une demi-heure plus tard, il sortit de la salle de bain dont de la vapeur s'échappait. Il avait pris une douche brûlante et se sentait détendu comme jamais, emmitouflé dans un peignoir confortable. Ses cheveux avaient même repris une allure normale.

Il s'assit sur son lit, le dos appuyé contre le mur et attrapa la télécommande pour zapper. Il aimait bien regarder la télé. Parfois il tombait sur des reportages sur le groupe, ça le faisait sourire, sauf quand il remarquait à quel point il pouvait avoir l'air idiot à certains moments. Il appuyait sur les touches en regardant l'écran qui indiquait le programme en cours de diffusion.

Il n'y avait rien de vraiment passionnant. Au bout d'un moment, il arrêta son choix sur une série du nom de Queer as Folk. Il regarda sans vraiment faire attention mais d'un seul coup, il rougit comme jamais. Cette série était une série gay, traitant d'un amour entre deux hommes. Les deux héros étaient d'ailleurs en train de se réconcilier d'une manière bien particulière.

Ils étaient sous la douche et s'embrassaient passionnément. Pendant un instant, Bill pensa à zapper mais, sans qu'il sache vraiment pourquoi, il continua de regarder. Après tout, c'était juste de la curiosité et puis il était seul dans sa chambre, personne ne le saurait jamais.

La scène continua de se dérouler sous ses yeux, devenant encore plus brûlante que la douche qu'il avait pris il y avait quelques instants. Douche qui semblait presque n'avoir servi à rien puisqu'il commençait à transpirer. Les deux hommes avaient les mains de plus en plus baladeuses et commençaient même à gémir. Bill rougit et baissa le son pour être sûr que personne n'entende rien, il avait l'impression que le monde entier l'observait. Il tendit le bras et éteignit sa lampe de chevet, se retrouvant dans le noir complet, ça lui rappelait le soir où Tom et lui... Il eut encore plus chaud en se souvenant de ça. A la télé, le plus jeune se mettait à genoux devant son aîné, ne laissant aucun doute sur ce qu'il était sur le point de lui faire.

Les yeux toujours rivés sur l'écran, Bill défit lentement la ceinture de son peignoir et écarta les pans. Il soupira en sentant l'air frais de la climatisation sur son corps. Il glissa sa main droite dans sa nuque en sueur et la laissa doucement glisser dans son cou. Elle descendit ensuite sur son torse et il caressa un des ses tétons avec son pouce, en faisant le contour. Son autre main passa sur son ventre et il ferma les yeux.

Ça lui arrivait rarement de se faire plaisir de la sorte mais, depuis quelques temps déjà, il en ressentait le besoin. Depuis ce qui s'était passé avec Tom, il voyait le sexe d'une toute autre manière, il savait tout le plaisir que ça pouvait apporter. Il n'avait cependant jamais franchi le cap, il était encore puceau à dix-huit ans mais n'en avait pas honte, aucune fille ne lui avait donné envie d'aller jusque là.

Aucune fille ne l'excitait alors que ce qui se passait à l'écran faisait bouillir son sang et durcir son sexe. Il commençait à se demander s'il n'était pas gay en fin de compte. Un gémissement plus sonore le tira de ses réflexions, il regarda l'écran et vit que les deux hommes étaient l'un sur l'autre, ondulant des hanches l'un contre l'autre. Il n'y avait rien de vraiment graphique mais on pouvait sans mal deviner ce qu'ils étaient en train de faire.

Bill eu un flash, il se revit dans cette position avec Tom et ses deux mains allèrent caresser l'intérieur de ses cuisses qu'il écarta. Il s'affaissa un peu plus dans son lit et soupira en entourant son sexe avec ses doigts. Il se caressa lentement, presque paresseusement, voulant faire durer le plaisir.

Sa main montait et descendait le long de son membre alors qu'à la télé, les deux hommes avaient changé de position. Bill les aperçut en pleine levrette et referma les yeux. Sa main libre remonta à sa bouche et il mordit ses doigts pour s'empêcher de gémir trop fort. Son pouce tourna autour de son gland et le fit frissonner, c'était ce qu'il préférait.

Il pouvait se faire plaisir égoïstement, il avait tout son temps, il pouvait faire ce qu'il voulait. Se frustrer pour ensuite se soulager, s'arrêter juste avant de jouir pour recommencer ses caresses. Il relâcha ses doigts et laissa sa main descendre rejoindre sa jumelle. Elle alla se saisir de ses testicules et tira doucement dessus avant de les caresser doucement. La main sur son sexe reprit son mouvement de va-et-vient.

Bill regarda à nouveau l'écran et vit les deux hommes aller de plus en plus vite, gémissant de plus en plus fort. Le mouvement de sa main s'accéléra lui aussi alors qu'il observait fixement le visage du soumis se tordre de plaisir. C'est en synchronisation parfaite avec les acteurs qu'il jouit alors que son dos se cambrait et que sa tête partait vers l'arrière.

Il éjacula dans sa main, la bouche grande ouverte dans un cri silencieux et retomba comme une masse sur le matelas. Il était essoufflé et transpirant mais il se sentait bien et groggy. Sans vraiment faire attention, il passa sa main souillée sur son ventre, étalant sa semence dessus. Il s'étira ensuite comme un chat et décida de retourner prendre une douche, pas question de s'endormir comme ça. Bill se leva lentement et se dirigea à pas lents vers la salle de bain.

Alors que l'eau parcourait à nouveau son corps et qu'il se prélassait, il réfléchissait. Il venait de se masturber devant une série érotique gay et ça avait été bon, terriblement bon, comme jamais en fait. Rien n'avait été aussi bon à part cette fois avec Tom. Il se posait de sérieuses questions sur sa sexualité. Etait ce les hormones qui le travaillaient ou bien était-il vraiment homosexuel ?


***


Le lendemain et les jours suivants, Bill était comme déconnecté. Il s'en rendait bien compte, il n'arrivait à se concentrer sur rien. Les gens venaient lui parler et il lui fallait faire un effort pour accorder de l'attention à ce qu'ils disaient. Ils partaient constamment dans ses pensées, sursautant quand quelqu'un venait l'en tirer. En fait une seule chose occupait son esprit : était-il gay? Après avoir démenti cette rumeur qui revenait régulièrement, ce serait un comble si elle s'avérait finalement vraie. Cela le préoccupait tellement qu'il finissait par en négliger son travail et ça lui était insupportable, lui qui était tellement perfectionniste. Il devait trouver un moyen de faire taire ses démons intérieurs et rapidement. En plus, ça commençait à inquiéter son entourage, et tout particulièrement Tom. Bill s'en voulait un peu de ne pas lui avouer ce qui le tracassait, il avait un peu l'impression de lui mentir. Seulement il ne voulait pas parler de ça sans en être parfaitement certain, pas même à son jumeau.

"Bill?"

Bill sursauta. La voix de son frère le tirait une fois de plus de ses songes.

"Quoi?" répondit-il, une main sur le c½ur.

"Et bien quand même, ça fait trois fois que je t'appelle," lui dit Tom d'un air soucieux.

"Vraiment? Désolé."

"Bill, si quelque chose te tracasse, tu peux m'en parler."

Tom plaça une main sur son épaule et plongea son regard dans le sien, cherchant à le sonder.

"Oui, je sais Tom, mais je suis pas encore sûr, enfin..."

"Donc il y a bien quelque chose..." dit Tom en croisant les bras et en fronçant les sourcils.

"Oui."

"Très bien, Bill. Je suis là, ok? Je suis sûr que ça ne peut que te faire du bien d'en parler. Et puis il n'y a rien que je ne puisse pas entendre de ta part, d'accord?"

Tom avait repris son air soucieux, mais son regard était doux. Cela réconfortait Bill.

"D'accord, merci Tom."

"Les gars, on y va, c'est à vous," annonça David en passant la tête par la porte de la loge. Ils se levèrent de leur canapé et Tom serra brièvement la main de Bill avant de sortir de la pièce et Bill lui renvoya un petit sourire. Ils avaient un concert à jouer.


***


"Bordel, Bill, mais c'était quoi ça? Qu'est-ce que tu nous as fait là? J'ai jamais vu ça. Commencer les paroles de Rette Mich sur la musique de Monsoon... Non mais je rêve, heureusement que les autres ont à peu près rattrapé le coup. Tu te drogues c'est ça? C'est quoi? crack? Héro? Ecsta? Ça expliquerait que tu aies l'air à côté de la plaque la moitié du temps en ce moment!"

David hurlait littéralement sur le pauvre chanteur qui ne pouvait que baisser la tête, les larmes commençant à perler à ses yeux. Ce n'était pas tant la gueulante de David qui le mettait dans cet état, ça ils en avaient tous l'habitude à présent, mais surtout le fait d'avoir pu décevoir les fans, de s'être déçu lui-même.

"Putain mais Bill! Faut te réveiller, mon gars! T'es pas dans le joli monde de Bill où tu choisis quelle chanson chanter quand ça te dit..."

"David, ça suffit."

Tom venait d'interrompre calmement mais fermement la diatribe de leur manager.

"Toi, tu ne t'en mêles pas, je parle à ton frère, pas à toi."

La fureur de David semblait avoir trouvé un autre exutoire en la personne de Tom, mais celui-ci ne se laissa pas impressionner.

"Tu as le droit de lui reprocher ce qu'il s'est passé, mais tu sais aussi bien que moi qu'il se le reproche déjà suffisamment lui-même. Alors maintenant, c'est bon, tu vas passer tes nerfs ailleurs," continua calmement Tom.

"Il a raison," continua Georg, "ça ne sert à rien de hurler. C'est fait, c'est fait. Et Bill est suffisamment professionnel pour éviter que ça se reproduise."

David souffla fortement par le nez puis tourna les talons. Bill sourit faiblement en voyant le soutien que lui apportaient ses amis.

"Merci, les gars. Excusez-moi d'avoir merdé, je suis franchement désolé," dit-il d'une petite voix.

"T'inquiète, Bill, ça arrive à tout le monde. Sois un peu plus concentré la prochaine fois, c'est tout," répondit Gustav.

Ils s'engouffrèrent tous dans le van et Bill resta silencieux tout le long du trajet. Il réfléchissait. Une fois de plus, sa distraction lui avait joué des tours. Si ça commençait à lui faire foirer des concerts, ça devenait vraiment grave et il devait régler son problème au plus vite. Il n'en pouvait plus de rester ainsi dans le doute. Il était perdu, complètement perdu. Et le pire, c'est qu'il ne savait pas comment faire pour y voir plus clair. Il n'avait plus qu'une solution : en parler à quelqu'un. Et ce quelqu'un, dans sa tête, voulait automatiquement dire Tom. Son frère lui avait dit qu'il pouvait se confier à lui sans appréhension, alors c'est ce qu'il allait faire.

Une fois arrivés à leur hôtel, Bill attrapa la main de Tom pour lui faire ralentir le pas et ainsi laisser passer les G's devant. Une fois un peu à l'écart du reste de leur groupe, il se pencha à l'oreille de son frère.

"Je peux venir te voir tout à l'heure, après la douche et tout?" chuchota-t-il alors qu'ils avançaient dans le couloir pour atteindre leurs chambres respectives.

"Bien sûr, Bill. Tu veux qu'on parle?" marmonna Tom en réponse.

"Ouais, si ça te dérange pas."

"Je t'ai dit que tu pouvais tout me dire, Bill. A tout à l'heure."

Tom venait d'atteindre la porte de sa chambre et il s'immobilisa.

"Merci, à tout à l'heure," répondit Bill. Puis, sans y réfléchir, il colla un bisou sur la joue de son jumeau avant de s'éloigner vers sa propre chambre. Tom sourit et ouvrit sa porte avec sa carte avant de pénétrer dans sa chambre.


***


Bill sortait de sa douche et il se sentait beaucoup mieux maintenant débarrassé de toute cette sueur, de son maquillage qui avait coulé et des différents produits qui faisaient de ses cheveux une crinière digne du roi de la jungle. Il enfila un caleçon propre et un T-shirt et acheva de se sécher les cheveux avec une serviette éponge. Voilà, il était prêt. Prêt à aller avouer à Tom que son jumeau était peut-être gay.

Il prit une grande inspiration et frappa deux coups sur la porte qui faisait communiquer sa chambre à celle de Tom. Il entendit un "entrez" étouffé par le panneau de bois et poussa la porte. Tom était assis en tailleur sur son lit. Il ne portait qu'un pantalon de pyjama, mais son torse était partiellement caché par sa guitare acoustique sur laquelle il grattait quelques accords. Bill s'immobilisa un instant dans l'encadrement de la porte et l'observa. Tom était vraiment beau ainsi, les dreads détachées tombant librement sur ses épaules, les yeux fermés et le visage détendu alors qu'il enchaînait quelques notes douces.

"Très beau," dit Bill, et il ne savait pas vraiment s'il parlait de la mélodie ou bien de son frère.

Tom leva les yeux vers lui et lui sourit. Il posa sa guitare sur le sol à côté, remonta sur le matelas pour s'adosser à la tête de lit et tapota la place à côté de lui pour dire à Bill de venir s'assoire. Bill s'approcha et s'installa confortablement, les genoux remontés contre son torse et les bras posés dessus.

"Alors," demanda Tom, "qu'est ce qui te tracasse en ce moment?"

"J'ai tellement honte," marmonna Bill en baissant la tête pour se cacher dans ses bras.

Tom soupira et passa un bras autour de la taille de Bill avant de l'attirer contre lui, lui faisant poser sa tête sur son épaule.

"Pas de ça avec moi. T'as pas à avoir honte de quoi que ce soit avec moi. Dis moi."

"Tom... est-ce que tu as déjà été excité par... un garçon?" demanda Bill à brûle-pourpoint.

"Heu..." Tom se mit à rougir et fut content que Bill ne puisse pas voir son visage à cet instant. "Je... enfin... heu, pourquoi tu me demandes ça, Bill?"

Bill remarqua que Tom avait évité de répondre à sa question, mais il n'insista pas.

"Et bien, en fait, je me pose des questions sur ça. Tu vois, l'autre jour, je suis tombé sur une série à la télé et les acteurs..."

Bill rougit lui aussi et remonta une main pour se cacher dedans.

"Ils faisaient l'amour et ça m'a excité, plus que n'importe quoi depuis très longtemps," termina très rapidement Bill.

"Heu... ouais... enfin je vois pas vraiment le problème Bill," répondit Tom.

"Les acteurs... c'était deux mecs," avoua Bill d'une petite voix.

"Ah, ok, je vois."

Bill commençait à s'écarter alors Tom resserra son bras autour de lui. Il ne voulait pas que Bill croie qu'il était dégoûté ou ne l'acceptait pas.

"Tu sais Bill, ça change rien pour moi si tu es... si tu préfères les hommes," souffla Tom près de la tête de Bill, faisant un peu voler ses cheveux.

"Mais c'est un peu ça le problème en fait. Je ne suis pas certain d'être gay. Je suis complètement paumé en vérité," dit Bill d'une voix anxieuse.

"Et c'est ça qui te prend la tête? Le fait de pas savoir?"

Tom se mit à caresser doucement les cheveux de son frère pour l'apaiser et Bill se détendit immédiatement dans ses bras. Il adorait qu'on lui touche les cheveux, et il aimait encore plus ça quand c'était Tom qui le faisait.

"Ouais. Je voudrais pouvoir être fixé," murmura Bill en se blottissant encore plus étroitement contre le corps de Tom. Ses lèvres frôlaient la peau dénudée du torse de son frère alors qu'il parlait. Cette peau était douce et il ne résista pas à l'envie d'y déposer un petit baiser.

"Tu sais, Bill, "dit Tom en continuant ses caresses dans ses cheveux, "le seul moyen d'être fixé, c'est d'essayer."

Bill se redressa brusquement et fixa Tom des yeux, l'air effaré.

"T'es sérieux? Enfin Tom, tu sais bien que je ferais jamais une chose pareille. Je peux pas faire ça comme ça avec le premier venu."

"Dans ce cas, il faut trouver une autre solution..."

Bill se replaça sur le torse de Tom et amena sa main à son visage, il se mordillait la peau du pouce en réfléchissant. La main de Tom lui caressait la nuque à présent et ça lui faisait tellement de bien qu'il aurait été capable de s'endormir sur place. Après quelques instants, Tom reprit la parole.

"Si c'est en regardant une série gay que tu t'es posé des questions, il faudrait voir si ça se confirme en regardant quelque chose de plus... explicite."

"Tu penses à quoi?" demanda Bill.

"Un porno? Un porno gay. Si tu es vraiment attiré par les mecs, ça devrait te faire de l'effet, sinon, c'est que c'était peut-être juste passager et qu'il fallait juste que tu relâches la pression," dit Tom d'une voix malicieuse.

"Mouais."

"T'as une meilleure idée?" demanda Tom.

"Non..."

"Bon alors voilà."

Tom attrapa la télécommande qui se trouvait sur la table de chevet et alluma la télévision.

"On va bien trouver ça sur le câble. Y'a toutes les chaînes dans cet hôtel," continua-t-il.

Il zappa un moment et finit par arriver sur une chaîne payante.

"Les pompiers ont le feu aux fesses, ça te dit?" demanda Tom en souriant.

"Oh mon dieu," murmura Bill en rougissant et en se cachant les yeux dans l'épaule de Tom.

"Aller, aller. Aux grands maux les grands remèdes!"

Tom sélectionna le film qui s'afficha bientôt à l'écran. Il força Bill à tourner la tête et à regarder la télévision.

"Te cache pas Bill, ce n'est qu'un film après tout. Ça n'engage à rien."

"Ok." Bill resta silencieux un instant. "Merci de vouloir m'aider Tom."

Tom se répondit rien mais embrassa le front de Bill avant de diriger lui aussi son attention sur l'écran.

Le film démarra, la première scène se déroulant dans la caserne des pompiers. Ces derniers étaient en train de nettoyer leurs camions. Jusque là rien de bien choquant se dit Bill. Il stressait quand même un peu. Et si, au moment d'une scène chaude il se mettait à bander ? Comment son frère réagirait ? Et si jamais Tom lui aussi était excité par le film ? Il secoua doucement la tête pour écarter toutes ces questions. Il se prenait vraiment trop la tête parfois. Arriverait ce qui devrait arriver. Pas besoin de tirer des plans sur la comète

Le plan se resserra sur un homme en particulier. Il était grand, blond, plutôt bien bâti. 'Mignon' pensa Bill avant de se mettre une claque mentale. Depuis quand est-ce qu'il matait les mecs? Celui là en tout cas était vraiment ce qu'on pouvait appeler un beau gosse, et Bill se dit que ce n'était pas parce qu'il savait reconnaître la beauté quand il la voyait que ça faisait de lui un gay. L'acteur en question frottait un camion avec une grosse éponge pleine de mousse. Cela semblait lui demander quelques efforts et de la transpiration commençait à couler sur son front.

C'était apparemment l'été et il devait faire une chaleur torride puisqu'il ne portait que son pantalon. Bill buga quelques secondes sur son torse nu avant de tourner la tête vers un nouvel arrivant qui demanda à son collègue d'une voix vraiment... 'sensuelle' se dit Bill.

"Tu veux de l'aide, Brian?"

Le blond se retourna et lui fit un immense sourire en répondant.

"Oui, merci."

Ils commencèrent leur nettoyage mais au bout d'un moment, le brun attrapa son éponge, la mit au dessus de son collègue et appuya dessus pour l'essorer. Toute l'eau et la mousse tombèrent sur le torse du blond qui soupira.

"Hmm, merci ça fait du bien," soupira le dénommé Brian

"Je sais faire d'autre choses qui font du bien," répondit le brun en passant l'éponge sur le torse sculptural de son partenaire.

"Ah oui? Comme quoi?"

"Ça par exemple."

Le brun se pencha sur le blond et lui dévora la bouche tout en passant ses mains le long de son corps recouvert de mousse. Brian attrapa l'ouverture de la chemise du brun et tira violemment dessus, la déchirant au passage.

Bill eu un mouvement de recul vis à vis de son frère à ce moment là. Sans savoir pourquoi, alors que la scène devenait de plus en plus chaude, il sentait qu'il fallait qu'il s'éloigne. Son corps commençait lui aussi à se réchauffer. Il se sentait gêné mais en même, il ne pouvait s'empêcher de continuer à regarder, c'était vraiment excitant. La bouche de Brian déposant mille et un baiser sur le torse de son compagnon qui commençait déjà à gémir, leur corps masculins en sueur. Le chanteur se sentit hyper ventiler quand Brian ôta le pantalon du brun, libérant son sexe aux proportions plus qu'acceptables.

"Jolie!" commenta Brian.

Bill crispa ses mains en entendant cela. Ça lui rappelait avec acuité la fois ou Tom lui avait fait exactement le même commentaire, près de trois ans auparavant. Discrètement, il jeta un coup d'½il à son frère. Celui-ci arborait un petit sourire et Bill se demanda s'il pensait à la même chose que lui. Mais ces réflexions furent vite coupées quand il vit la langue de Tom venir jouer avec son piercing au labret. Il fallut un fort gémissement provenant de la télévision pour lui rappeler que le spectacle se déroulait devant lui, et non pas à côté. Il tourna la tête pour voir ce qui avait pu provoquer ce son et ouvrit de grands yeux en voyant la bouche de Brian attachée au sexe impressionnant du brun. Il fut surprit de sentir sa propre bouche saliver.

Il eut un flash, il s'imagina dans la position du brun de la télévision, Tom dans celle de Brian, en train de faire exactement la même chose. Ça lui donna un coup de chaud supplémentaire et une boule se forma dans son ventre. Il avala difficilement sa salive quand il vit Brian prend le sexe de son partenaire entièrement dans sa bouche sous les gémissements du brun. Bill avait envie de se toucher, non pire, il avait vraiment besoin de se toucher. Il jeta un coup d'oeil furtif à son frère. Lui avait toujours les yeux rivés sur l'écran. S'il se débrouillait pour être discret, peut être que...

Il fit mine de se replacer correctement contre la tête de lit et laissa sa main se poser sur sa propre cuisse. Lentement, pour ne pas attirer l'attention de Tom, il la remonta légèrement. Il avait peur de réellement la poser sur son sexe qui devenait de plus en plus dur dans son caleçon. Il savait que s'il commençait, il finirait par se faire griller. Pourtant, la chaleur qui émanait de son bas-ventre se faisait de plus en plus intense. Alors qu'il commençait à envisager la possibilité de s'excuser et de fuir jusqu'aux toilettes pour prendre en mains son "gros" problème, La main de Tom vint recouvrir la sienne et la remonta sur son érection. Les doigts de Tom se lièrent aux siens et les firent se refermer autour du membre gonflé de sang, à travers le tissu.

"On a mit ce film pour savoir si tu aurais ce genre de réaction. N'aie pas honte. C'était plus que probable que ça arrive."

Tout en parlant, Tom avait initié un mouvement de va-et-vient sur le sexe de Bill et la respiration de celui-ci se fit haletante.

Bill se laissa aller, ne se demandant même pas si c'était normal ou pas, tout ce qu'il savait, c'est que c'était foutrement bon. C'était tellement meilleur quand quelqu'un d'autre lui faisait, surtout quand ce quelqu'un s'appelait Tom. Il laissa échapper un gémissement et rougit en entendant Brian faire la même chose. Bill se sentait vraiment gêné c'était sa voix ça ? Tom lui sourit et attrapa la télécommande.

"Je crois que le film sert plus à rien maintenant."

Il éteignit la télé et retira sa main du caleçon de Bill qui couina de frustration. Tom voulait s'arrêter là alors ? Ils avaient la réponse et c'était tout. Bill soupira et s'apprêta à se lever pour aller régler le problème tout seul quand son frère se mit à califourchon sur ses genoux.

"Tu fais quoi là ?" demanda Tom malicieusement.

"Dans la mesure où ce film m'a collé une trique d'enfer, j'allais régler le problème, si tu vois ce que je veux dire," soupira Bill.

"J'ai une mauvaise nouvelle pour toi, Bill," dit Tom en s'installant un peu plus haut sur les cuisses de son frère.

Bill leva vers lui un sourcil interrogateur. Il ne savait pas à quoi jouait Tom, mais son érection commençait à être douloureuse.

"Le film n'est pas une preuve suffisante."

"Et pourquoi?" demanda Bill surpris. Après tout, c'était l'idée de Tom à la base, alors pourquoi irait-il dire que ça ne servait à rien maintenant?

"Ouais. Tu vois, moi je sais que je ne suis pas gay. J'aime les filles, je n'ai jamais été attiré par les mecs... Et pourtant..."

En disant ces derniers mots, Tom avait posé ses mains de chaque côté du torse de Bill et s'était penché en avant. Il avait fait frotter son bassin contre celui de Bill qui fut abasourdi en sentant le sexe de son frère tout aussi dur que le sien frotter contre lui. La sensation était incroyable et lui fit rejeter la tête en arrière.

"Et pourtant?" demanda Bill en fermant les yeux.

"Et pourtant je me dis que je ne peux pas être sûr, tant que je n'ai pas essayé," fit Tom en accentuant le mouvement de ses hanches.
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# Posté le dimanche 08 mars 2009 13:33