Bienvenue !

Bienvenue !

Voilà un blog qui regroupera mes différentes fics et OS sur le groupe Tokio Hotel et en particulier sur Bill et Tom.
J'ai aussi traduit une fic de l'anglais, c'est vraiment une très bonne fic, alors c'est par là :
http://theformative.skyrock.com

***

Attention, contenu pouvant choquer

***

Mes fics seront exclusivement (du moins je le pense) :
yaoi : relations homosexuelles entre hommes
twincest : relation à caractère amoureux et sexuel entre jumeaux

Pour ceux que ça dérange, au revoir.
Les autres, bonne lecture.



oO° * °Oo


Vous voulez être prévenus lorsque je poste un nouvel article?
Inscrivez-vous à ma newsletter





..........................................................................................................
.............................................................................
.............................
...................................................................................
.......................
....
......................................................................................................
...
.......................................................................................................
..
........................................................................................................
..
........................................................................................................
..
........................................................................................................
.....
.....................................................................................................
..........................................................................................................
..........................................................................................................
....
......................................................................................................







Page 1 :
TS : Mon Bill - Première partie | Deuxième partie
OS : Je veux juste t'aider
Songfic : A Modern Myth

Page 2 :
OS : Le réveil
OS : Jeux d'enfants
OS : La voiture
OS : Après la mousson vient le sexe
OS : Cours particulier

Page 3 :
OS : Le rêve
Fic : Le rêve Américain - Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3

Page 4 :
Fic : Le rêve Américain - Chapitre 4 | Chapitre 5 | Chapitre 6 | Chapitre 7 | Chapitre 8

Page 5 :
OS : Aveugle et sourd
Fic : Jalousie - Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3

Page 6 :
Fic : Jalousie - Chapitre 4 | Chapitre 5 | Chapitre 6 | Chapitre 7 | Chapitre 8

Page 7 :
Fic : Jalousie - Chapitre 9
OS : Tom est un mec sympa
OS : Le chantage
OS : Education audiovisuelle - Partie 1 | Partie 2

Page 8 :
OS : Education audiovisuelle - Partie 3
Fic : Je ne ferai jamais... - Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3 | Chapitre 4

Page 9 :
Fic : Je ne ferai jamais... - Chapitre 5 | Chapitre 6 | Chapitre 7 | Chapitre 8 | Chapitre 9

Page 10 :
Fic : Je ne ferai jamais... - Chapitre 10
Fic : Parfum de scandale - Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3 | Chapitre 4

Page 11 :
Fic : Parfum de scandale - Chapitre 5.1 | Chapitre 5.2 | Chapitre 6.1 | Chapitre 6.2 | Chapitre 7.1

Page 12 :
Fic : Parfum de scandale - Chapitre 7.2 | scène bonus (?)
OS : Parenthèse nocturne - Partie 1 | Partie 2 | Partie 3
OS : Baiser de Cinéma

Page 13 :
Fic : A Penny For Your Thoughts - Prologue | Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3 | Chapitre 4

Page 14 :
Fic : A Penny For Your Thoughts - Chapitre 5 | Chapitre 6 VO | Chapitre 6 VF
Simstory : Tous les épisodes

Page 15 :
OS : Souillure
OS : Resurrection - Partie 1 | Partie 2
OS : Sweet Surrender - Douce Reddition - Partie 1

Page 16 :
OS : Sweet Surrender - Douce Reddition - Partie 2 | Partie 3

Page 17 :
Fic : Ce n'était qu'un jeu - Chapitre 1 | Chapitre 2

Page 18 :
Fic : Ce n'était qu'un jeu - Chapitre 3 | Chapitre 4 | Chapitre 5

Page 20 :
Fic : Ce n'était qu'un jeu - Chapitre 6 | Chapitre 7 | Chapitre 8



°Oo * oO°



Mes Fan Arts :

Dessins
Kiss Me
Butterflies
Sweet Morning
Morning Bath
Hold On You vers2
Pensive Bill
Fairytale

(tous les chapitres de "Ce n'était qu'un jeu" sont également illustrés par mes soins ;) )


Montages
Fire Bill
Wet Tom
Up For A Ride
Like what you see?
Cherry Lollipop
Oral Fixation
Vampire Heart


.

# Posté le lundi 14 janvier 2008 12:33

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 11:47

TS : Mon Bill

TS : Mon Bill
Bonjour, bonsoir, bonne nuit, peu importe...
Alors, alors, voilà le premier texte achevé que j'ai écrit sur nos fameux twins.
J'espère que ça vous plaira ^^
C'est un Two Shot vieux de quelques mois maintenant.

Aller, je vous laisse lire ^^
Enjoy !


***


Nous sommes le 1er septembre 2007, Bill et Tom qui fêtent en ce jour leur dix-huitième anniversaire sont assis sur le canapé et regardent d'un ½il morne la télévision. Il est environ 19h et les jumeaux passent une fin d'après-midi tranquille à se remettre de la fête de la veille.

POV Tom

- Tom ?
- Hmm ?
- Il faut qu'on parle.

Je manque de m'étrangler de rire : c'est quoi cette vieille phrase qu'on dirait sortie des Feux de l'Amour ? Serait-il le fils caché de la cousine du beau-frère de notre mère ? Puis je reprends mon sérieux d'un coup. « Il faut qu'on parle ». Merde, je déteste ces quelques mots. En général on ne dit pas ça quand on veut savoir quelle pizza on va commander. Ca doit être sérieux, dans le sens pas très réjouissant en plus.

- Je t'écoute.
- Hmm bon voilà, je me demande si on fait pas une connerie nous deux...

La connerie en question c'est qu'on s'aime. Comme des amants. Avec tout ce que ça comprend.

Peu de gens peuvent dire avec précision quel a été le plus beau jour de leur vie. Moi je peux. C'était il y a deux ans exactement, à notre seizième anniversaire. Au matin on s'était réveillés pour s'échanger nos cadeaux. D'habitude on ne s'en faisait jamais, mais cette année là, sans vraiment savoir pourquoi on en avait envie. Et comme on a toujours les mêmes idées, on savait que l'autre allait nous offrir quelque chose.

On était donc là l'un en face de l'autre avec nos paquets mal emballés. On s'est souri et on a échangé. Il m'avait acheté cette superbe casquette dont je rabattais les oreilles de mon entourage depuis des semaines. Très bon choix. Moi j'étais un peu anxieux. Je savais pas trop si la gourmette gravée de nos deux prénoms allait lui plaire.

Il est resté figé un petit moment, son expression indéchiffrable. Puis il m'a sauté au cou et m'a collé un gros smack sur la bouche. On s'en faisait de temps à autre. C'était des baisers qui voulaient dire « je suis heureux », « tu m'as manqué » ou « ne t'inquiète pas, je suis là ». Des baisers fraternels.

Mais ce jour là, ses lèvres contre les miennes m'ont parues plus douces, plus sucrées... Je n'ai pas pu m'en empêcher. Une de mes mains s'est glissée sur ses reins pour le rapprocher de moi, et l'autre derrière sa nuque pour appuyer un peu plus ce baiser. Il a paru un peu surpris, mais s'est finalement détendu. Quand ma langue est venue caresser ses lèvres, il les a entrouvertes de lui-même, approfondissant notre échange encore plus.

Voilà le plus beau jour de ma vie. Le point de départ de l'histoire merveilleuse que je vis avec mon frère depuis deux ans. Un amour passionnel et incontrôlable.
Du moins je le croyais.

- Une connerie ? Je ne comprends pas...

Si, je comprends très bien. Mais je ne veux pas.

- Je suis pas sûr de ce que je ressens pour toi...

BAM. Prends toi ça dans la gueule. Ca devrait faire mal, non ? Très mal. Mais moi je ne m'en rends pas encore compte. Je suis dans l'incrédulité, le déni. C'est sûrement une mauvaise blague. Il va rire et tout sera comme avant. Pitié, faites que ça soit une plaisanterie.

- Tu ne m'aimes plus ?
- NON !!! Tomi, je t'en prie, ne crois jamais une chose pareille. Je t'aime. Je t'aime plus que tout. Plus que ma vie même.

Il m'attrape la main et la serre fort. Bon, ça devrait me rassurer, non ? Il m'aime. Il vient de me le dire. Pourtant je ne suis pas soulagé. Pourquoi ? Il ne rit pas, voilà pourquoi. Il y a donc vraiment un problème.

- Alors quoi ?
- C'est la nature de cet amour qui me pose question. Je t'aime. Mais en fait je crois que je ne suis pas « amoureux » de toi.

Je crois que mon c½ur vient de louper un battement. Un autre. Puis il repart à une cadence infernale. Il bat si fort. Toute la ville doit l'entendre.

- Dans ce cas pourquoi ? Pourquoi ces déclarations. Pourquoi ces baisers ? Pourquoi faire l'amour avec moi ? C'était faux tout ça ? Depuis le début ?
- Non Tom. Chaque mot que j'ai pu te dire, je le pensais. Tous mes gestes envers toi étaient sincères. Je n'aurais jamais pu te mentir, Tom. Pas pendant deux ans.

Mais qu'il arrête, putain ! Il souffle le chaud et le froid. Me détruit pour me rendre espoir la seconde suivante. Cette saleté d'espoir. Je ne veux pas espérer. Je veux être au clair. Soit il m'aime, inconditionnellement, et on oublie le reste du monde pour vivre dans notre bulle de bonheur ; soit il me dit texto qu'il ne m'aime pas, que ce qu'on fait le dégoûte, et je vais me jeter sous un train.

- Si tu étais sincère, pourquoi tu dis que t'es pas amoureux de moi ?
- Je t'aime Tom, à ma manière. Pas comme un frère. J'ai vu l'amour fraternel. C'est de la complicité, de la confiance, de l'inquiétude pour l'autre. Moi je ressens tout ça, mais bien plus aussi. Je suis dépendant de toi. Je ne pourrais pas vivre sans ta présence.

Ses mots me touchent, me mettent du baume au c½ur. Mais je sens que la suite va m'achever.

- Mais je ne pense pas que je t'aime comme un amoureux non plus. Je ne m'imaginerais pas un futur avec femme et enfants si c'était le cas n'est ce pas ?

Achèvement. J'avais raison. Femme et enfants? Pourquoi voudrais-tu d'une femme ? Que ferait-elle de plus que moi ? Ne suis-je pas doux et tendre envers toi ? Des enfants ? On pourrait avoir des enfants. Pas de notre chair et de notre sang, mais on pourrais adopter. Les stars adoptent tout le temps, pourquoi pas nous ?
Merde, j'ai envie de lui dire tous ces mots, de le convaincre. Mais quelque chose me retient.

- J'imagine que non. Mais je ne comprends pas. Si tu ne m'aimes pas comme ça, pourquoi as-tu accepté de faire l'amour avec moi ? Pourquoi en as-tu eu envie ?

Comment je fais pour garder mon calme ? Pour ne pas m'effondrer, me jeter à ses pieds et le supplier de ne pas me rejeter ? Je n'en ai aucune idée.

- Je t'aime tellement Tom. Je pense qu'un amour si fort cherchait un moyen de s'exprimer et que ça a débordé sur le sexe. On ressent souvent les mêmes choses en même temps, alors je suppose que ça a été pareil pour toi, même si tu n'en as pas forcément encore conscience. Je pense que tu n'es pas non plus amoureux de moi, Tom.

Oh non, moi je sais ce que je ressens. Je suis amoureux de toi. AMOUREUX. C'est un amour vrai que j'ai pour toi. Pas seulement de l'amour fraternel plus fort que la normale qui s'exprime physiquement.

- Ce n'était pas pour le sexe que je faisais l'amour avec toi.

« faisais ». Il en parle déjà au passé. Bordel, je me sens mal.

- C'était pour être proche de toi. Je ne me sentais jamais assez proche de toi Tomi. Je voulais tout partager. Mais maintenant j'ai compris qu'on avait pas besoin d'aller si loin pour être proche. Il faut qu'on arrête.

Jamais assez proche de moi ? C'est quoi ces conneries ? On a toujours été proches. Même avant. Bien sûr depuis deux ans, c'est plus le même niveau. On dort ensemble chaque nuit. On se prend dans les bras à la moindre occasion, on s'embrasse presque aussi souvent. Et on fait l'amour. Comment je pourrais renoncer à tout ça ? Je suis accro à lui. Ça serait comme me priver de mon oxygène. J'en crèverais à petit feu.

Je me sens nauséeux. Ma poitrine est comme comprimée. Arrête cette torture, Bill. Ouvre moi la poitrine. Arrache moi le c½ur. Je te l'ai abandonné il y a longtemps de toute façon. Déchiquette-le avec les ongles, avec les dents. Détruit moi une bonne fois pour toute, dans la douleur. Mais ne me fais pas agoniser plus longtemps avec tes mots. Tes mots qui m'ont si souvent fait voler.

- Tu as raison.

Non. Tu as tort. Tort. TORT !
Mais si je m'accroche à toi, tu t'éloigneras encore plus. « Suis moi, je te fuis ». Alors je vais te fuir petit frère. En espérant que tu me suives.

- Je suis soulagé que tu ne me fasses pas une scène. J'avais peur que tu le prennes mal.

Sans blague, tu me jettes après deux ans de relation et tu as peur que je le « prenne mal ».

- En fait, tu m'as ouvert les yeux. Moi aussi ce que j'attends de toi c'est de la proximité, et pas du sexe.

Quel mytho. Mais quel mytho je fais.

- Voilà, je suis content qu'on soit toujours sur la même longueur d'onde.

On est tellement plus sur la même longueur d'onde, mon amour, qu'on pourrait tout aussi bien vivre dans différents systèmes solaires.

- Mais Bill, il va falloir qu'on redéfinisse les limites. Qu'est ce qui pour toi relève du sexe et qu'est ce qui n'est que de l'affection ?
- Je ne veux pas qu'on cesse tout contact ! Au contraire, ça serait la pire chose qui puisse arriver !

Oui, la pire. Mais elle est déjà en train de se produire.

- Je ne veux pas que tu arrêtes de me prendre dans tes bras. Je veux pouvoir te toucher et t'embrasser, sans équivoque.
- M'embrasser comment ?
- Comme j'en ai envie.
- Avec la langue ?
- Hmm. Disons que ça c'est à cheval sur la limite. Ce genre de baiser est souvent... sex. Mais il peut aussi être tout simplement tendre et réconfortant.
- OK, je vois.

D'accord donc en gros, Bill va passer son temps à être « proche » de moi, à se coller à moi, à m'embrasser même. A me chauffer en clair. Et moi je devrai faire comme si de rien. Comme si je crevais pas d'envie de l'allonger à même le sol pour lui faire passionnément l'amour.
Je sens que j'ai pas fini d'en baver.
Mais il y a un truc qui me tourmente encore plus.

- Tu parlais d'avoir une femme et des enfants. Ca veut dire que tu vas... sortir avec des filles, aller draguer ?
- Je ne drague pas Tom. Tu me connais. Mais disons que je laisse la porte ouverte, maintenant qu'on n'est plus un couple.

Putain. Voilà, c'est dit. On n'est plus un couple. De l'entendre aussi clairement me fait prendre conscience de la situation avec encore plus d'acuité. Je retiens mes larmes. Il ne doit pas les voir ou mon magnifique mensonge s'écroulera.

- Mais juste une question, Bill. Toi, tu ne seras pas « jaloux » de me voir avec quelqu'un d'autre ? D'embrasser quelqu'un d'autre ?

Il marque une pause, comme s'il hésitait. C'est tout ce qu'il me faut pour que ce fichu espoir repointe le bout de son nez.

- Si je serai jaloux.

Cet horrible espoir grandit, gonfle...

- Parce que je ne serai plus la personne la plus importante de ta vie. Mais pas parce que je voudrais être à sa place.

... et éclate comme une baudruche. Oui, cette saleté d'espoir finira par me tuer.

- Bill ?
- Oui ?
- Aujourd'hui ça fait deux ans.
- Oui, je sais, c'est un peu pour ça que je t'en parle aujourd'hui. J'aime les comptes ronds.
- Notre première fois ensemble c'était il a deux ans aussi.
- Hmm.
- Moi aussi j'aime les comptes ronds. S'il te plait Bill. Une dernière fois. Parce que la dernière fois, je ne savais pas que ça le serait.
- Comme un cadeau d'adieu à notre relation ?
- Oui.
- J'avais le pressentiment que tu me demanderais ça. Je te connais trop bien.

Il rigole. Ravi de voir que LUI il a le c½ur à rire.

- Alors ?
- C'est d'accord Tom. La dernière fois.

Je le prends par la main et l'entraîne dans notre chambre. Est-ce qu'on dormira encore ensemble parfois ? Bien sûr. Toujours ? Peut-être pas. Ca me rend triste. Je ne dois pas être triste. Pas maintenant. Je dois profiter au maximum de son ultime faveur. J'aurai tout le temps de déprimer ensuite.

On arrive dans la pièce. Je le plaque contre le mur et l'embrasse doucement, tendrement. Je le savoure, je le déguste. Mon Bill. Il ne sera plus mon Bill après ça. Stop, arrête d'y penser. Ma langue passe entre ses lèvres, les caresse furtivement. Il adore ça, je le sais. Sa bouche s'ouvre, nos langues se rencontrent, s'enlacent, tournent lentement l'une contre l'autre. Je frissonne, lui aussi. Il n'y a que lui pour me transporter si loin avec un simple baiser. Ce n'est pas de la proximité fraternelle entre nous. Ne le vois-tu pas ?

Je me détache de sa bouche, haletant ; pose mon front contre le sien, les yeux clos. Cette atmosphère de finalité rend tout tellement intense. Il me faut quelques secondes pour me remettre. Je me recule de son visage et ouvre les yeux. Les siens m'observent avec tellement d'affection au fond de leurs magnifiques prunelles. Avec tellement... d'amour. J'avance une main et lui caresse le visage, repoussant une mèche de ci de là. Il est tellement beau. C'est un ange, mon frère. Un ange déchu.

Je sens ses mains le long des mes cuisses. Il attrape le bas de mon T-shirt et passe ses mains en dessous, me caressant les flancs. Elles remontent lentement, entraînant le vêtement. Quand il essaye de me le retirer, le T-shirt se prend dans ma casquette qu'on a oublié de retirer. Je me retrouve comme un con, avec le T-shirt à moitié passé, la casquette dans le passage et mes dreads qui n'arrangent pas l'affaire. Il rit doucement. Rien que pour ça, ça valait le coup. Son rire est une des plus belles choses que j'ai jamais entendues.

J'arrive finalement à me dépatouiller et balance le tout dans un coin de la pièce. Il retrouve son sérieux. Il me dévore des yeux, scrutant mon torse avec... envie ? Tu veux seulement être proche de moi Bill ? Vraiment ? Je me recolle contre lui, déjà en manque de son contact. Je l'embrasse une nouvelle fois, tout en passant mes mains sous son T-shirt. Hmmm, cette peau si douce. Je la sens se couvrir de chair de poule. Tu as froid mon c½ur ? Ou c'est autre chose ?

Son haut rejoint rapidement mes vêtements et on se colle l'un à l'autre, peau à peau. Je le serre fort dans mes bras. Je voudrais ne jamais le lâcher. Mon Bill. Ses mains se baladent dans mon dos, le parcourant de frissons. Les miennes sont à sa taille. Je le caresse de mes pouces. Puis je remonte une main vers le haut, effleurant ses tétons qui se durcissent sous la légère caresse. Ses mains à lui font le chemin inverse, descendant dangereusement vers mes reins pour se poser finalement sur mes fesses.

- Tom, je...

Je le fais rapidement taire d'un baiser. Sa bouche est tellement plus douce sous mes lèvres que lorsqu'elle profère des mots qui me blessent. Je ne veux pas entendre ses mots, seulement ses gémissements. J'approfondis notre baiser, le rendant plus langoureux, plus passionné. J'essaye de lui faire comprendre ce que je n'ai plus le droit de lui avouer : je t'aime. Il fond sous mes attentions. Il commence à être excité. Ses doigts manoeuvrent sur ma ceinture et quelques instants plus tard mon baggy tombe et je suis en boxer. Il a du retard, je compte le rattraper. Je déboucle à mon tour son jean mais pour le retirer, il va falloir l'aider.

Ma bouche quitte la sienne et dérive dans son cou, embrassant sa jugulaire. Puis ma langue trace un petit sillon jusqu'en dessous de son oreille. Je mordille lentement puis attrape son lobe entre les lèvres. Je le suçote : c'est son point faible. Immanquablement, il rejette la tête en arrière et gémit. Quelle douce musique à mes oreilles. Ma bouche descend encore vers ses clavicules, ses pectoraux. Je m'attarde sur un téton et le sens trembler sous moi. Le petit bout de chair est dur, reflétant ce qui se passe dans nos sous-vêtements. Je descends encore le long de son corps et dans le même mouvement, mes mains descendent son pantalon vers ses pieds.

J'arrive au niveau de son nombril et m'agenouille devant lui. Je lève le regard vers lui. Ses yeux plongent dans les miens. Je n'y vois plus d'affection, seulement du désir. Parfait.
Je ferme les yeux et fais rentrer ma langue dans son nombril. Ca a toujours eu le don de l'exciter. Oui. Je sens ses hanches partir en avant, comme s'il en voulait plus. Patience mon amour. Mes mains remontent le long de ses jambes puis de ses cuisses, caressant l'intérieur lentement. Il gémit encore : j'adore. Je remonte ensuite vers ses fesses en passant par les jambes de son caleçon. Je les caresse, les masse, le rapproche de moi. Son érection vient se coller contre mon cou, faisant encore plus réagir la mienne. Puis je descends enfin son caleçon. Son sexe est là fièrement dressé devant moi. Je souffle doucement dessus. Il étouffe un cri. Je recommence mon manège. Il n'y tient plus.

- Tom, s'il te plaît...

Je ne réponds pas et me contente de passer une langue envieuse tout le long de son membre. Il ne tient plus très bien debout et s'appuie contre le mur.

- Hmmmm, encore.

J'entoure son gland de ma bouche et fais tourner ma langue dessus, comme si je l'embrassais. Je sais le plaisir que je lui procure est déjà intense, mais c'est loin d'être fini. Après quelques secondes à faire ça, je descend d'un coup ma bouche et le prend entièrement à l'intérieur. Cette fois son cri s'échappe. J'entame de lents mouvements de va et vient. J'ai l'impression de le posséder. Mon Bill. Il me supplie d'accélérer et j'obtempère, pour son plus grand plaisir, ajoutant ma main à la base de son pénis qui suit les mouvements de ma bouche.

Au bout de quelques minutes de ce traitement, je sens qu'il va atteindre l'orgasme. Je stoppe donc tout et me relève prestement.

- Tom... espèce... de... sadique !
- Tu ne comptais quand même pas t'arrêter déjà ?

Ses yeux sont noirs. Noirs de désir. Il s'approche dangereusement de moi, m'arrache littéralement mon boxer et me balance sur le lit avant de se mettre à califourchon sur moi. Wow. Lui sur moi. Il est rarement aussi directif. C'est plutôt moi d'habitude. Nos érections rentrent en contact et nous gémissons ensemble. C'est tellement bon, putain. Pourquoi veux-tu te passer de ça mon amour ? Il bouge lentement sur moi, en rythme, et cette vision est presque suffisante pour me faire jouir. Mais ce serait dommage. Mes mains vont directement se placer sur ses fesses et accompagnent ses mouvements. Au fur et à mesure, il avance un peu sur moi et pour finir, ce n'est plus son sexe que le mien rencontre mais ses fesses. Je pourrais presque le prendre là et maintenant. Mais je ne le ferai pas. Je ne veux pas lui faire mal. Cependant, s'il continue comme ça, je ne réponds plus de rien. Pour éviter de le violer directement, je l'attrape et le retourne, inversant nos positions. Moi sur lui. Une position intimement familière. Qui ne le sera bientôt plus.

Je me penche et l'embrasse tout en bougeant contre lui. Son corps me rend dingue. J'ai tellement envie de lui en cet instant. Ma bouche retrouve de nouveau son cou. Cette peau si parfumée, pourrais-je encore y goûter ? Est-ce que ça rentrera dans le cadre de « l'affection » ? Je suçote, je mordille, je lèche... je laisse ma marque. Tu m'appartiens Bill, ne le sais-tu pas ? Tout comme je suis à toi. Mon Bill.
Bill écarte les jambes plus largement et nos corps se pressent plus fort l'un contre l'autre. Je le veux, immédiatement. Heureusement, il semble être aussi avide que moi car il me chuchote dans le creux de l'oreille :

- Maintenant Tom, j'en peux plus.

Tu le désires Bill. Tu le désires autant que moi. Pourquoi veux-tu te passer de ça ? Je fouille dans le tiroir de la table de nuit et en sort un petit flacon. Il me le prend des mains et étale lui-même le lubrifiant sur mon sexe gonflé de désir. Hmmm, ses mains sur moi. Une fois sa tâche accomplie, il se recouche contre le matelas et remonte les jambes, soulevant son bassin. Je me penche au-dessus de lui en plaçant mon sexe contre son entrée. Je le regarde dans les yeux quelques secondes, sans bouger. « Je t'aime » lui hurle mon regard. Es-tu aveugle ? Puis je l'embrasse langoureusement tout en le pénétrant. Je vais lentement. Je me délecte de son corps qui se referme autour de moi. Arrivé au bout, je romps notre baiser et le regarde à nouveau avec toute la douceur dont je suis capable. Ce qu'on fait te dérange-t-il vraiment ? Trouves-tu ça sale, immoral, contre nature ? Moi je trouve que c'est le plus bel acte qui existe. Pourquoi ? Pourquoi veux-tu arrêter ? Moi je te ferais l'amour à longueur de journée si je le pouvais. A toi. Mon Bill. Je ferme les yeux sur des larmes que je sens poindre et entame un mouvement arrière. Je glisse hors de ton corps brûlant. C'est bon, tellement bon, trop bon. Je me renfonce, toujours aussi lentement. Je te laisse le temps de t'habituer à mon intrusion. Mon intrusion. Je ne me sens pas comme un intrus pourtant. C'est là que j'appartiens. C'est toi mon repère. Mes mouvements lents deviennent frustrants. J'en veux plus. Je comprends que toi aussi quand je te sens rouler des hanches sous moi.

- Plus vite, Tomi.

Alors j'accélère. Un peu. Pas trop. Je veux faire durer cet instant. Etirer une seconde en une éternité. Tu gémis, tu halètes. Et dire que c'est moi qui te mets dans cet état. Mon Bill. Bientôt quelqu'un d'autre que moi en sera la cause. Quelqu'un d'autre que moi se délectera de ton visage tordu par le plaisir. Et moi je haïrai cette personne de toute mon âme. Ne pas penser à ça. Ne pas penser tout court. Juste ressentir. Ressentir ton intimité qui m'enveloppe, ta peau moite contre la mienne, ton souffle dans mon cou. Je ne suis plus que sensations. Je ne sens pas la fatigue. Pourtant notre rythme est devenu beaucoup plus soutenu, sauvage presque. Je m'enfonce loin en toi, vite, te faisant crier.

- Tooooom !

Et voilà. C'est ta voix, enrouée par le plaisir, qui m'a achevée. J'atteins l'orgasme, déversant ma semence en toi. Pour la dernière fois. J'en pleurerais presque malgré mon état de transe. Comment peut-on être aussi heureux et aussi triste à la fois ? Il y a de quoi faire éclater n'importe quel c½ur avec des sentiments aussi contradictoires.
Toi tu n'as pas encore joui. Je te vois approcher une main de ton sexe. Je t'en empêche. Hors de question que tu te finisses ainsi. Je me colle à toi, t'embrasse passionnément, puis m'approche de ton oreille. Tu dois croire que je vais jouer avec ton lobe mais non. Je me rapproche encore plus et murmure dans un souffle :

- Fais moi l'amour, Bill.

Tu restes estomaqué. Il y a de quoi. On ne l'a jamais fait comme ça. Pas que tu n'en ais jamais eu envie mais à cause de moi. J'avais peur. J'ai toujours peur, mais ça n'a absolument aucune importance. Je ne suis pas rassasié de toi. Je ne le serai jamais d'ailleurs. Je crève de te sentir encore. Par n'importe quel moyen. Mon Bill.

- Tu es sûr Tom ? Tu sais je peux très bien...
- Fais moi l'amour. S'il te plait.

Et pour prouver que je ne plaisante pas, je m'allonge à plat ventre sur le lit. Tu me caresses le dos, lentement, puis tu me retournes.

- D'accord Tom, mais face à face.

J'attrape à mon tour le lubrifiant et en étale généreusement sur son sexe. Puis il me présente deux doigts que je lèche avidement. Il les retire de ma bouche et en fais descendre un le long de mon torse. Quand il arrive au bord de l'anneau de chair. Je me crispe.

- Détends toi Tomi, et ça ira tout seul.

Il se penche et m'embrasse. Rien de mieux pour me relaxer. Je sens son doigt me pénétrer. Ca ne fait pas si mal. Sentant que je ne réagis pas, il met son autre doigt. Ouch, ouais, là c'est quand même autre chose. Mais finalement je me détends au bout de quelques instants et il commence à bouger ses doigts. Ce n'est pas vraiment agréable, mais c'est Bill, alors peu importe. Je suis complètement détendu à présent. Il retire ses doigts et se positionne au-dessus de moi et me sourit.

- Prêt ?
- J'imagine.
- T'inquiète pas, ça va bien se passer, et puis je suis tellement proche que ça ne devrait pas durer très longtemps...

Mais je veux que ça dure moi !
Il me pénètre doucement. Ca fait mal. Je ne dis rien. Il s'enfonce entièrement puis s'immobilise. Je prends de grandes respirations. Il me regarde tendrement puis m'embrasse chastement sur les lèvres. Il se retire toujours doucement. Il prend bien soin de moi. Mon Bill.
Ses mouvements sont doux et réguliers. Peu à peu la douleur se dissipe. J'ai Bill en moi. Je suis bien. Il accélère, le plaisir arrive. Hmmm. Je donne des coups de bassins, approfondissant la pénétration. Il gémit fortement. Je suis si heureux de lui offrir cela. Bon anniversaire petit frère. Je le sens trembler, il va atteindre l'orgasme d'ici quelques instants. Alors je me déchaîne, pour que ça soit encore meilleur pour lui. Je bouge en rythme, j'appuie sur ses fesses, le faisant s'enfoncer loin. Un dernier à-coup et il se libère. Je sens un flot chaud en moi. Je garderai une partie de lui, même quand il m'aura déserté, et cette pensée me fait sourire. Il s'écroule sur moi, complètement épuisé, son sexe toujours niché au fond de moi. Comme j'aimerais qu'il y reste pour toujours. Son visage est enfoui dans mon cou. Il me chuchote quelque chose.

- Merci, Tomi.
- De rien, mon Bill.

Oups, boulette. Il ne dit rien. Peut-être qu'il n'a pas capté. Tant mieux. Je lui caresse tendrement les cheveux. Cette fois c'est fini. Je ne vivrai plus d'instants aussi magiques avec lui, c'était la dernière fois. Mon c½ur se serre, il y a une pression énorme dans ma poitrine. Désormais je ne suis plus que Tom, son jumeau adoré, et plus son amour.

Peu de gens peuvent dire avec précision quel a été le pire jour de leur vie. Moi je peux. C'est aujourd'hui, à cet instant, alors que l'homme de ma vie s'endort contre moi. Car je sais que demain matin, je devrai l'oublier, essayer, même si c'est impossible.
Peut-être que lui trouvera le bonheur avec une fille, comme il le souhaite, et qu'il l'engrossera pour qu'elle lui ponde quatre gosses, et qu'ils vivront dans une jolie maison avec une voiture familiale garée devant. Cette vision me file la nausée. Pour ma part, je sais que jamais personne ne le remplacera. Je vais certainement me taper des poufs et je gémirai son prénom quand je les baiserai. Pathétique. Je suis pathétique. Et amoureux. Pour toujours. De lui. Mon frère. Mon Bill.


***

Voili voilou.
Comme on m'avait réclamé une suite, j'en ai effectivement écrit une.
Je la mettrai... plus tard ^^

Est ce que cette première partie vous a plu?



Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!

# Posté le lundi 14 janvier 2008 18:02

Modifié le dimanche 08 mars 2009 12:09

Mon Bill - deuxième partie

Mon Bill - deuxième partie
Bonsoir!
Mon dieu on est le weekend, qu'est ce que ça fait du bien!
Pour fêter ça, je mets la deuxième partie du TS, même si apparament j'ai que 2 lectrices...
(en fait j'en ai 5 ^^ )
Aller, enjoy.


***



Trois mois. Trois putain de long mois depuis notre anniversaire, depuis la dernière fois où je l'ai touché. Non en fait c'est faux. Le toucher, je peux encore le faire. Souvent. Bien trop souvent à mon goût en fait, car ça entretient mon addiction. Oui Bill, tu es ma drogue. Ta peau est mon opium, ta chaleur ma cocaïne, ton odeur mon héroïne. Laisse moi faire une overdose, Bill. Laisse moi crever de toi.

Mais non, tu ne m'en donnes jamais assez pour que ça me tue. Juste assez pour que ça me torture et que je ne fasse que rêver du prochain contact que tu m'accorderas. Une main qui serre la mienne, un baiser sur la joue et hop tu me lâches. Et moi je dérive. Jusqu'à ce que tu me rattrapes une nouvelle fois. Je ne vis que dans l'attente, dans l'expectative. Non en fait je ne vis plus, ce n'est pas une vie ça. Putain je suis aussi pitoyable que tous ces junkies. Sauf que moi mon addiction ne me bousille pas le corps, juste le c½ur. Juste le c½ur.

Je pense à partir parfois. Tout plaquer et m'éloigner de toi. Pour guérir, me soigner de toi. Mais je n'y arrive jamais. Tout d'abord parce que je suis trop faible pour ça. Faible. Je ne suis pas un faible normalement, mais voilà où j'en suis rendu par ta faute. Je perds l'estime de moi-même. Moi le jumeau dominant ? Quelle blague franchement. Ma faiblesse c'est toi. Alors je reste. Parce que je n'arrive pas à rester éloigné de toi. Et aussi parce que je sais que ça te ferait du mal, et ça j'en suis incapable. Plutôt subir mille morts que de te blesser, petit frère. Et puis Georg et Gustav comptent aussi sur moi. J'ai pas le droit de foutre toutes nos vies en l'air. La mienne est déjà foutue, c'est suffisant.

Pourtant il va falloir que je trouve une solution. Je peux pas continuer comme ça ou je vais devenir fou. Je n'en suis déjà pas loin. Combien de fois je me suis vu l'attraper par la taille, le plaquer contre un mur, une porte, une table, peu importe, lui arracher ses fringues et... reprendre mes esprits avec lui devant moi, souriant et me faisant la conversation innocemment. Oui tu es tellement innocent mon Bill. Tu n'imagines pas tous les scénarios dépravés qui tournent dans mon esprit malade. Heureusement, ou tu ne me sourirais pas ainsi. Tu ne me prendrais pas dans tes bras aussi facilement.

Je ne suis sorti avec aucune fille. J'ai encore l'espoir que tout ça ne soit qu'une mauvaise passe. L'espoir que tu te réveilles un matin et que tu me dises que tu t'es trompé, que tu es amoureux de moi et que tu veux effacer tout ce temps perdu. Cette saleté d'espoir qui me sera fatal, je le sais.
Mon attitude t'étonne. Tu ne me connaissais pas comme ça. Évidemment.
Je t'ai fait croire que j'ai mûri, que je cherche quelque chose de sérieux. Et toi tu gobes tout. Je ne te savais pas si crédule quand même. Mais peut-être y a-t-il des choses que tu refuses de comprendre.

Toi non plus je ne t'ai vu avec personne. Heureusement, je crois que quand ça arrivera je me tuerai. Ou bien je la tuerai, elle. Oui, le plan B me convient mieux. Quand je disais que je deviens fou...

On est jumeaux. Jumeaux bordel. D'habitude on ressent tout pareil, on réagit de la même façon. Alors pourquoi cette fois ce n'est pas le cas ? Quand je repense à notre histoire, pour moi il n'y a aucun doute. Tu m'aimais de la même façon dont moi je t'aime, alors qu'est ce qui a changé ? Tu dis que tu as confondu un sentiment pour un autre. Je n'y crois pas. Pas une seconde. Ton cerveau peut penser que tu m'aimes comme un frère, ta bouche peut le dire. Mais ton c½ur ne peut pas mentir. Je suis relié à ton c½ur depuis toujours Bill. Je suis ton c½ur, tu es le mien. Pourquoi ne vois-tu pas clair dans mon jeu ?

- Tom ?

C'est Gustav qui m'interpelle et me sort de mes pensées. Je suis souvent pensif ces temps-ci. Alors que d'habitude je suis toujours en train de déconner. Mais Gustav et Georg ont le tact de ne pas me poser de questions. Ils savent ce qu'il en est de moi et Bill. On est assis tous les trois, les G's et moi, dans une des loges et on attends le début du concert.

- Mmnh... oui ?

- Tu sais où il est passé Bill ?

Evidemment que je le sais. Je sais chaque chose qui concerne Bill. Je sais toujours où il est et ce qu'il fait. Et je sais aussi que ça n'est pas sain du tout.

- Il voulait retoucher son maquillage. Tu sais qu'il fignole toujours le boulot des maquilleuses.
- Oui. Ça m'étonne même qu'il les laisse faire quoi que ce soit.

Et oui, il est comme ça mon Bill, perfectionniste.
La porte s'ouvre soudain et Bill entre, magnifique. Mon souffle se bloque, mon c½ur s'arrête. Puis je pense à reprendre ma respiration. Quand cessera-t-il de me faire un effet pareil ? Je devrais être habitué, m'en lasser même. Mais non. Toujours le même coup au c½ur quand je le vois.

Bill regarde la pièce quelques secondes : aucun siège de libre. Il ferme la porte et s'approche d'un pas décidé. Quoi, il pense peut-être qu'on va lui laisser la place ? Moi je ferais tout ce qu'il pourrait me demander, mais si je deviens trop docile, je perds en crédibilité. Pourtant il ne demande rien et s'assoit purement et simplement sur mes genoux.

Et mon c½ur s'arrête de nouveau. Je n'aurai à tuer personne finalement. Je serai mort d'arrêt cardiaque bien avant.

Son bras vient entourer mes épaules et il se cale confortablement contre moi. Il est si proche. Je suis conscient de chaque particule de son être en contact avec moi. Sa main qui joue paresseusement avec mes dreads. Son souffle qui atterrit occasionnellement dans mon cou. Ses fesses sur le haut de mes cuisses, presque sur... Bon dieu respire Tom. La dernière chose dont tu ais besoin c'est d'une érection incontrôlée... qu'il ne pourrait absolument pas ignorer.

- Putain, j'ai encore passé un quart d'heure à rattraper les pâtés de la maquilleuse. J'irais bien plus vite tout seul franchement.
- Pourquoi tu ne le fais pas alors ? demande Georg
- Ben faut bien justifier leur salaire. Et puis à chaque fois je me dis que ça ira bien. Et ça va jamais.

La conversation n'a strictement aucun intérêt et je n'écoute pas. J'entends seulement sa voix. Sa voix qui me fait vibrer comme elle fera vibrer des milliers de fans dans quelques instants. Et je respire son odeur, son odeur est unique. Ce n'est pas celle d'un quelconque parfum, non c'est son odeur à lui, mille fois plus enivrante. Je prends de grandes inspirations pour m'en délecter. J'arrête, il va finir par trouver ça louche.

- Vous vous rappelez qu'on a des rencontres individuelles avec des fans après le concert ? demande Gustav.
- Comment oublier. Ça fait deux jours que David nous rabat les oreilles avec ça, je réponds. J'espère que je tomberai sur une jolie miss ! j'ajoute pour faire bonne mesure.

Bill lève les yeux au ciel. Moi j'espère aussitôt que c'est par jalousie, mais je sais que mes espoirs sont vains.

- Moi j'espère surtout qu'elle sera sympa et pas trop hystérique, dit Bill.
- D'accord alors on te laissera la plus moche et nous on prendra les canons, dit Georg en rigolant.

Je rigole aussi et Bill me met un coup dans l'épaule. Je m'en fiche, il me touche. Pour faire style de le consoler je passe mes bras autour de sa taille et lui chuchote dans l'oreille :

- T'inquiète, je suis sûr qu'elle sera très bien la tienne aussi.

Je le tiens contre moi, j'en profite un max. Je suis tellement bien là avec mon frère contre moi, dans mes bras. C'est presque comme s'il ne s'était rien passé. Presque. Parce que sinon mes lèvres seraient contre les siennes maintenant. Mais tant pis, je prends tout ce que je peux. Je prends ma dose comme un toxico. Je souris comme un con dans ma petite bulle de bonheur éphémère. L'inconvénient avec les bulles, c'est que ça éclate. La mienne n'aura pas résisté à l'entrée fracassante de David dans la loge.

- Allez les gonzesses, on se magne le cul, en scène dans deux minutes !

Toujours charmant David. Bill se relève. Non s'il te plait, pas déjà. Le manque se fait déjà ressentir. Mais bon quand faut y aller, faut y aller. Et avec un peu de chance, Bill viendra se frotter un peu contre moi pendant le concert. On suit tous Bill à l'extérieur et c'est parti pour deux heures magiques avec mes potes et mon frère sur scène.

De retour dans la loge, on s'écrase dans les sièges. Cette fois c'est Georg qui s'est fait avoir et donc il s'assoit par terre, le dos contre les jambes de Gustav. Dommage, j'aurais bien aimé que Bill revienne sur mes genoux. Quoi que de le voir se trémousser sur scène m'a pas mal émoustillé, alors ça ne serait pas trop prudent. On a vingt minutes avant la rencontre avec les fans et on fait rien d'autre que de rester là comme des loques à boire du coca. Bill est juste à côté de moi et je joue avec une mèche de ses cheveux.

- Tu vas tout me décoiffer !
- Parce que t'appelles ça une coiffure ?
- Rhoo, méchant Tomi !
- Oui je peux être très très vilain.

Et voilà que je me mets à faire des sous-entendus douteux. Calmos, tu vas te faire griller. Bill me lance un regard bizarre mais ne relève pas. Les vingt minutes sont bientôt écoulées et on rejoint chacun sa loge pour recevoir la fan qui a gagné la rencontre avec son membre préféré du groupe.

Quand j'entre dans la loge, la fille est déjà là. Je la détaille rapidement. Elle est mignonne mais c'est pas un canon non plus. Pas le genre de pouf avec des vêtements trop courts et trop de maquillage que je me tapais avant. Pas que ça change quoi que ce soit de toute façon. Je ne regarde plus les filles de cette façon depuis lui. Elle se lève et me sourit. Un joli sourire, mais qui ne sera jamais aussi renversant que le sien. Pourquoi je me sens obligé de comparer tout le monde à Bill ? C'est inutile, personne ne peut supporter la comparaison. Alors quel intérêt ?

Elle s'avance vers moi et me tend la main. Je suis surpris. En général les fans demandent à ce qu'on les prenne dans nos bras. Je prends sa main pour la serrer. Sa main n'est pas moite. Ça aussi c'est inhabituel. En général ces filles stressent tellement de nous voir que c'est le cas.

- Salut, je m'appelle Heidi et je te préviens tout de suite, je ne suis pas amoureuse de toi, ni d'aucun de vous d'ailleurs. J'aime simplement votre musique.
- Salut. C'est dommage que tu n'ais pas rencontré Bill, il voulait rencontrer une fan sympa et pas hystérique.

Elle rigole un peu et on commence à discuter de notre musique. On parle des morceaux. Elle joue un peu de guitare. Je passe un bon moment, cette fille est vraiment sympa. Et pour une fois qu'il y en a une qui ne me veut pas dans son lit... C'est rafraîchissant d'avoir une discussion avec une fille comme elle. Je lui demande son numéro de téléphone. Peut-être que je l'appellerai à l'occasion. Elle me le donne avec un air qui dit bien qu'elle n'y croit pas une seconde. On reprend notre conversation et au bout d'un moment, elle prend un air sérieux.

- Ecoute, Tom. J'ai vraiment apprécié de discuter avec toi, et j'espère que toi aussi. T'es beaucoup moins lourd qu'il n'y parait.

Je la regarde avec un air faussement blessé.

- Et bien on peut dire que tu as le sens du compliment toi !
- Rhoo excuse-moi. Mais bon la rencontre est presque finie et il y a une dernière chose dont je voudrais te parler. Peut-être qu'après ça, tu me trouveras vraiment conne, j'espère que non, enfin bref, je...
- Calme toi. Si tu veux savoir, tu es la personne la plus sympa avec qui j'ai parlé depuis longtemps, alors déstresse. Je pense pas que mon opinion changera juste comme ça.
- On verra. Donc voilà, je pense que tu es au courant que certaines fans imaginent, écrivent et lisent des histoires ou toi et ton frère vous êtes... ensembles.
- Hum oui, en effet.
- Je suis une de ces fans. Et je me demandais si ces histoires vous gênaient ou vous blessaient. Enfin, je voulais savoir ce que vous en pensiez. Si ça se trouve vous pensez qu'on est complètement tarées...
- Non, je ne pense pas ça. C'est vrai qu'au début on a été surpris. Mais on a lu certaines de ces histoires et il y en a des vraiment bien écrites. Je comprends qu'on puisse être attiré par ce genre d'histoires.
- Bon, et si je te dis que je trouverais ça juste trop trop bien si ces histoires étaient vraies, tu me prends toujours pas pour une cinglée ?

La prendre pour une cinglée ? De nous deux, c'est moi le plus cinglé, alors je ne vois vraiment pas pourquoi je la jugerais pour une chose que je désire aussi plus que tout. Je lui offre un sourire un peu triste.

- Non, je ne te prends pas pour une cinglée. Vraiment pas.

Elle me regarde avec insistance, comme si elle voulait lire en moi. Peut-être qu'elle a grillé quelque chose ? Je m'en fiche. A cet instant, je serais presque prêt à me confier à elle. C'est complètement dingue, on se connaît à peine. Mais je pense qu'elle me comprendrait. Mais il est l'heure de nous séparer. On sort de ma loge et je vois Bill qui sort aussi de la sienne.

Il est avec une fille brune, vraiment belle. Ils rient ensemble et il a son bras autour de sa taille. Le voir comme ça avec quelqu'un me déchire le c½ur. Mes poings se serrent, mes yeux se noircissent de colère. Heidi m'observe.

- Hey Tom ! Je te présente Clara. Clara, c'est mon frangin, Tom.

Son frangin. Son putain de frangin. Et juste ça. Et puis quel intérêt de me présenter ? Elle me connaît forcément cette connasse. Et voilà que je deviens vulgaire. Mais c'est officiel, cette Clara, je peux déjà pas me l'encadrer. On ne touche pas à mon Bill. Je ne réponds rien et la fusille du regard.

- Clara et moi on s'entend vraiment bien et je l'ai invitée à dîner avec nous tous. Ça te dérange pas ?

Si ça me dérange. Enormément même. Mais lâche-la bordel ! Elle peut se tenir debout toute seule cette pétasse. Pas besoin de la tenir comme ça ! Je sens que je vais faire un massacre. Il faut que je parte de là. Tout de suite.

- J'm'en fous, j'ai pas faim.

Et je retourne direct dans la loge en claquant la porte, laissant tout le monde abasourdi. J'ai envie de hurler, de tout casser, de faire savoir au monde à quel point la jalousie peut être violente. Mais je ne peux pas. Si je fais ça, je lui montre que je suis toujours à fond sur lui, que je fais semblant de n'être qu'un frère attentionné. Alors je m'assois par terre, dos au mur et les jambes remontées contre mon torse.
Je serre les poings jusqu'à ce que mes ongles rentrent dans ma peau.
Je serre les dents à m'en faire mal à la mâchoire.
Et je serre les yeux, pour empêcher les larmes de couler.
Je t'aime Bill. Je t'aime à en crever. Je ne supporterai pas de te voir avec cette fille, faire le joli c½ur.

Une main se pose sur ma joue. J'ouvre les yeux. Il est là. Il me caresse doucement le visage, l'air inquiet. Et moi j'oublie tout. Ma jalousie, ma colère, ma douleur. Il est là.

- Qu'est ce qu'il y a Tom ? Qu'est ce qui t'arrive ?
- Rien, tout va bien.
- Arrête, je te connais, dis moi.

Tu me connais ? Alors tu devrais savoir. Tu devrais comprendre ce qui me bouffe, ce qui me ronge.

- C'est rien je te dis. Je suis juste fatigué. J'ai mal à la tête. Et j'ai vraiment pas faim.

Ça au moins c'est vrai. Le voir avec elle, comme ça, ça m'a retourné l'estomac. Mais je suis pas fatigué, je suis tellement sur les nerfs que je pourrais courir un marathon. Et j'ai pas mal à la tête. C'est plutôt mon c½ur qui me fait souffrir.

- Bon, mais tu es sûr de ne pas vouloir venir ? Ça pourrait être sympa. Et puis tu pourrais inviter... heu Heidi, c'est ça ? Elle a l'air cool elle aussi.

Merde, Heidi. Je suis vraiment parti comme un malpoli. Je ne lui ai même pas dit au revoir. Soudain une idée me vient.

- Oui, tu as peut-être raison. On pourrait faire ça.
- Aaaah ! Je préfère te voir comme ça !

Il me sourit. Je sens ma bulle de bonheur se reformer autour de moi. Mon frère près de moi, ses douces caresses sur ma joue, son sourire qui me réconforte, son odeur qui m'enveloppe... J'ai envie de rester là, comme ça avec lui. D'envoyer le monde se faire foutre. Mais le reste du monde ne nous laissera jamais en paix.
La porte s'ouvre et une voix retentit, faisant éclater ma bulle pour la seconde fois ce soir.

- Bon alors Billou, on y va ?

Billou ? Billou !? Mais d'où elle l'appelle comme ça cette pute ! Putain toute ma haine ressurgit d'un coup.

- Heu ouais Clara, on y va. Tu viens Tom ?
- Dans une minute. Tu veux bien demander à Heidi de venir me voir ? Je voudrais m'excuser d'être parti comme ça, et l'inviter avec nous.
- Pas de problème.

Il me fait un petit sourire et se relève. Puis il me tend la main pour me relever à mon tour. Je saisis sa paume chaude dans la mienne et le laisse me tirer. Je fais semblant d'être déséquilibré et me raccroche à lui. Je grappille la moindre seconde que je peux passer contre lui, le moindre contact que je peux obtenir, la moindre bouffée de son odeur que je peux respirer. Toutes ses sensations gonflent ma poitrine d'un sentiment de bien-être. Je me détache à regret de lui et il quitte la loge, laissant la place à Heidi.

- Excuse moi d'être parti comme ça. C'était très indélicat de ma part.
- T'inquiète, je comprends.
- Tu comprends ? Mais tu comprends quoi ?
- Je crois que je sais pourquoi tu étais furieux.
- Tu peux pas savoir. En fait c'était parce que j'étais...
- Jaloux.
- Heu oui, mais j'étais jaloux de...
- Clara.
- Heu... oui... je...
- Tu l'aimes.
- Quoi ?
- Bill. Tu l'aimes. Tu es amoureux de lui n'est ce pas ? C'est pour ça que tu ne me prends pas pour une folle avec mes fantasmes twincest et tout.

Je reste un peu sur le cul. Bon d'accord elle se fait des trips sur Bill et moi, mais quand même. Cette quasi inconnue vient de me percer à jour alors que mon propre jumeau ne voit rien. Ne veut rien voir.

- Tu accepterais de m'aider ?
- Ça dépend, je dois faire quoi ?
- Venir au resto ce soir avec nous et essayer de rendre Bill jaloux.
- Donc tu veux m'utiliser.
- Heu...
- Te servir de moi.
- Ben je...
- Que je ne sois qu'un « moyen » pour avoir ton frère.
- Désolé, je...
- Mais bien sûr que j'accepte ! Trop bien ! Si ça se trouve vous aller vous mettre ensemble grâce à moi !
- Nous remettre ensemble.
- Hein ?
- On s'est séparés il y a trois mois.
- Ouah ! Génial, alors il y a encore plus de chances que ça marche.

Environ une demi heure plus tard, on est tous les quatre au resto. Je suis à côté de Heidi et Bill est en face de moi. Georg et Gustav se sont excusés et sont rentrés directement à l'hôtel. Je me demande si ces deux là... Bref, j'ai des choses plus importantes à penser. La bataille est ouverte. Un combat à mort. Soit j'arrive à mes fins et Bill me revient. Soit c'est cette pétasse qui gagne et signe mon arrêt de mort.

Clara n'arrête pas de minauder, de faire des manières. Elle m'exaspère. Je crois que même en temps normal, cette fille m'aurait saoulé. Qu'est ce que Bill lui trouve, franchement ?
Moi je m'occupe de Heidi. J'en fais des tonnes. Je lui tiens la porte, lui repousse sa chaise, la complimente sur sa tenue, ses cheveux...

Bill agit tout à fait normalement. Rien ne semble le déstabiliser, bien qu'il sache que je ne suis jamais aussi galant avec personne. Pourtant, de temps à autre, je surprends son regard qui s'assombrit après une de mes « attaques ». Il n'en faut pas plus pour que mon meilleur ennemi, l'espoir, ressurgisse.

Le dîner se déroule tranquillement. Clara est loin d'être une andouille et elle est très belle. Une adversaire de taille. Bill est charmant, comme toujours, mais sans plus. Il ne drague pas, c'est lui-même qui l'a dit. Il laisse faire les choses. Et Clara est plutôt entreprenante. On attend le plat principal et voilà que Clara passe aux choses sérieuses.

- Ma grand-mère avait des dons de voyance. Elle lisait l'avenir dans les mains. Je pense avoir un peu hérité de ses dons. Donne ta main Bill, je vais te dire ton avenir.

Bill lui tend obligeamment sa main et l'autre connasse se met à la lui caresser sensuellement. Elle trace le contour de ses doigts, frôle sa paume.

- Hum, je vois beaucoup de succès à venir, votre groupe devrait encore marcher longtemps. Et je vois de l'amour. Enormément. Tu auras une vie très heureuse Bill.

Elle lui dit ça en serrant sa main et en battant des cils. C'en est trop. Il est temps de riposter. Je fais style de me caler plus confortablement sur ma chaise et étire mes jambes. Mon pied vient cogner celui de mon jumeau. Il lance un regard dans ma direction mais je fais comme si je n'avais rien remarqué et attrape la main de Heidi.

- Heidi, je peux lire dans ta main, moi ?
- Bien sûr, dis-moi tout, Tomi.

Tomi. Il n'y a que Bill qui m'appelle comme ça. Ça va le rendre furieux. Pas loupé, il fusille Heidi du regard. Son pied est toujours contre le mien et je me mets à battre un rythme inaudible, les faisant se rencontrer régulièrement. Je sens son regard sur moi mais je ne détourne pas le mien de Heidi. Il ne retire pas son pied.
Mon meilleur ennemi, l'espoir, prend ses aises.

- Alors... Je vois beaucoup de légumes dans ta vie. Je pense que tu dois être végétarienne. Ou bien que tu te transformeras un jour en courgette. Je vois aussi des poêles à frire, ce qui veut dire que quand tu seras une courgette, il faudra craindre pour ta vie.

Je me fous à peine de la gueule de l'autre poufiasse là. Tout le monde rit, sauf elle. Heidi, morte de rire, se penche vers moi. Elle va m'embrasser ? C'est peut-être un peu trop, là, non ? Non, elle se rapproche de mon oreille et murmure juste assez fort pour que les autres entendent :

- Et quand je serai en danger de me transformer en ratatouille, tu viendras me sauver, Tomi ?

Putain, cette fille est douée. Je sens Bill qui fulmine de l'autre côté de la table.

- Bien sûr ma petite courgette préférée !

Le serveur apporte les plats, empêchant la conversation de se poursuivre. En face de nous, Clara tire la gueule après mon foutage de gueule. Parfait, Bill déteste les gens sans humour. Mais Bill n'a pas l'air mort de rire non plus. Il arbore un air sombre et pensif. Mon pied vient cogner le sien à nouveau et il relève les yeux vers moi, un sourire éclairant enfin son magnifique visage. Je ne détourne pas le regard. J'en suis incapable de toute façon, son regard m'hypnotise. Ses yeux sont bien ancrés au fond des miens. On pourrait aussi bien être seuls à cette table de restaurant. Ses yeux toujours au fond des miens, je sens son pied remonter le long du mien, atteindre ma cheville, remonter encore un peu plus haut.

Je rêve ou Bill est bien en train de me faire du pied ?
Je rêve ou Bill est en train de me chauffer ?
Salut Monsieur l'espoir, fais comme chez toi, tu veux un truc à boire ?
Je reste pétrifié, sans réaction. C'est presque trop beau pour être vrai. J'ai peur d'être en train de me faire des films.

- Billouuuu ! Je voudrais aller me remaquiller aux toilettes mais j'ai oublié de prendre ma trousse de maquillage. Tu veux bien venir avec moiiii ?

Et voilà, l'autre conne a encore tout gâché. Bill pousse un léger soupir et retire son pied avant de se lever.

- Bien sûr, on y va. Tom, je te laisse commander mon dessert. Tu sais ce que j'aime.

Est-ce que j'ai raison d'entendre un sous-entendu dans cette dernière phrase ? Je ne sais pas mais en tout cas je suis dans tous mes états. Une fois que Bill et Clara se sont éloignés, Heidi me regarde avec un petit sourire.

- Qu'est ce que tu ne me dis pas ?
- Je crois... Je crois bien que Bill me faisait du pied.
- Sérieux ? Mais c'est génial !
- Ouais, mais j'ai peur de m'emporter pour rien.
- Bon je crois qu'il est temps d'apporter le coup final, l'estocade.
- A quoi tu penses ?
- Il faut qu'il pense qu'on a... fait des trucs.
- Hein ?

Sans rien ajouter, elle défait deux boutons de son corsage et le met un peu de travers. Elle se passe la main dans les cheveux, les décoiffant légèrement. Puis elle sort son tube de rouge à lèvre. Elle s'en met un peu sur le doigt et me le dépose sur la bouche.

- Eh, mais qu'est ce que tu fais ?
- Tu préfères que je te le mette à la manière traditionnelle ? Avec mes lèvres ?
- Non mais...
- Alors tais-toi et laisse toi faire.

Je ne dis plus rien et elle dépose un peu de rouge à lèvre sur ma bouche, laissant croire qu'on s'est embrassés. Elle en met aussi un peu dans mon cou, pour faire bonne mesure.

Elle range le tube et Bill et l'autre connasse reviennent. Il arrive près de la table et se stoppe net en voyant notre état. Je jurerais que ses yeux pourraient lancer des éclairs.

- En fait je n'ai plus faim, on s'en va ?

Oula, il a vraiment l'air en rogne. Ça c'est bon signe.
Alors Monsieur l'espoir, comment ça va la famille, les amis ?
On paye puis on sort du restaurant. Clara doit partir, elle travaille tôt le lendemain. Quel dommage, je vais tellement la regretter cette peste. Son taxi arrive et Heidi juge que c'est le moment de s'éclipser. Merci petite Heidi, je ne te remercierai jamais assez si notre plan aboutit. Elle me colle un baiser sur la joue, près des lèvres, et monte à son tour dans le taxi. Jusqu'au bout, elle aura joué son rôle. A moins qu'elle n'en ait réellement eu envie ? Peu importe, le résultat est le même. Bill est... jaloux ?

- J'ai pas vraiment envie de rentrer tout de suite, me dit-il.
- Moi non plus.
- Regarde, le bar en face. Ça te dit d'aller boire un verre ou deux ?
- C'est parti.

On entre dans le bar et on se met à une table isolée, vers le fond. Le serveur vient prendre notre commande et on se retrouve bientôt devant deux vodkas pommes.

- Alors ? Avec Clara ?

Je ne peux empêcher une note de dédain de poindre dans ma voix.

- Ben, elle est plutôt sympa. Dans la loge on a pas mal parlé. Elle semblait bien me comprendre. Elle voyait bien que la vie de star c'était pas toujours rose, tout ça.
- Ouais. Tu vas la revoir ?

J'ai peur, je stresse, j'appréhende. En gros je fais dans mon froc. Pourvu qu'il dise non. Dit non, pitié. Dis que tu ne veux pas la revoir. Dis que tu préfères passer ton temps avec moi. Dis moi que tu m'aimes.

- Pfff, je crois pas. Elle avait l'air sympa, mais au resto, je sais pas, ça collait plus autant. Et puis comment elle a tiré la gueule quand t'as fait ta prédiction à deux balle là. Je veux pas d'une fille qui se vexe chaque fois que tu la charries.

YEEEES !

- Et toi avec Heidi ?
- Je l'aime bien. C'est une fille très sympa.
- Ça je me doute que tu l'aimes bien, vu le rouge à lèvre qu'elle t'a laissé.

Je souris, il a l'air grognon. Il est adorable.

- Moi en tout cas, je l'aime pas.
- Ah bon ? Pourquoi ?

Je ne peux pas m'empêcher de sourire comme un débile en lui demandant ça.

- Elle t'appelle Tomi.
- Oui et ? L'autre elle t'appelait bien Billou.
- Oui, c'était ridicule d'ailleurs. Mais c'est pas la même chose.
- Pourquoi ?
- Tu m'appelles jamais Billou. Par contre Tomi y'a que moi qui ai le droit.
- Tu es jaloux ?
- grblmgr

D'accord, tu ne le diras pas. Mais c'est inutile, je le sais. Mon c½ur me semble plus léger qu'il ne l'a été depuis un moment.
On change de sujet de conversation et on parle du concert. Les verres s'accumulent sur la table et on commence à être un peu ivre. Enfin JE suis un peu ivre. Bill est complètement déchiré. Je décide de cesser là les hostilités et de le ramener à l'hôtel.

On prend un taxi et il s'endort à moitié sur mon épaule. J'en profite. Il est contre moi, complètement abandonné. Ça serait si simple de l'embrasser. Mais je me retiens. Je l'entoure de mes bras et le serre contre moi. Ma bulle de bonheur dure les vingt minutes que prend le trajet. Arrivé à l'hôtel, je le réveille un peu et il semble être un petit peu plus frais. Je le soutiens quand même jusqu'à l'ascenseur.

Arrivé dedans, je sélectionne l'étage et Bill vient se retenir à moi pour ne pas s'effondrer par terre. Il a ses bras autour de ma nuque et son visage vient se mettre dans mon cou. Je savoure son contact. Je sens son odeur merveilleuse par-dessus les relents d'alcool. Soudain je sens deux lèvres humides contre la peau de mon cou. Il m'embrasse doucement, passe légèrement sa langue. Mein Gott, je vais devenir dingue. Mais je n'ai pas la force de l'en empêcher. Je rêve tellement de ça que maintenant que ça m'arrive, je ne peux absolument pas m'en passer.

- Hmmm, bon Tomi.

Je sais parfaitement qu'il ne le ferait pas dans son état normal. Mais ça m'est égal. Je profite autant que je le peux encore. L'ascenseur arrive et il se détache de mon cou. Je le guide jusqu'à la porte de sa chambre. Il est incapable de rentrer tout seul, alors je prends la carte magnétique, ouvre la porte et nous fait rentrer tous les deux. Je ferme la porte avec mon pied.
Je le guide jusqu'au lit et l'y allonge.

Il est tellement désirable, allongé ainsi, offert. Comment pourrais-je simplement partir dans ma chambre ? Et puis il est encore complètement habillé. Un bon grand frère ne le laisserait pas dormir ainsi, avec ses chaussures, n'est ce pas ? Je suis un bon grand frère. Je lui retire ses santiags et ses chaussettes. Puis je dirige mes mains tremblantes vers sa ceinture. Je l'ai déshabillé tellement de fois. Ces gestes me sont tellement familiers. Et pourtant je tremble comme une collégienne. Je déboucle sa ceinture, déboutonne son jean, baisse sa braguette. Mon dieu, donnez moi la force de résister, de ne pas lui sauter dessus. En plus Bill ne m'aide pas vraiment. Il gigote, ce qui fait que le dos de mes mains frotte contre son bas-ventre

- Hmmm Tomi...

Arrête Bill, sinon Tomi te viole sur place. Je fais glisser son pantalon le long de ses jambes en le caressant tout du long. Oui je profite de mon frère bourré. Je suis dégueulasse. Peut-être. Mais à cet inst ant, je m'en contrefous. Je balance son jean sur le côté et commence à le débarrasser de ses bijoux. Je ne voudrais pas qu'il se fasse mal dans son sommeil avec ses colliers, ses bagues et ses bracelets de force. Mes doigts frôlent sa peau et lui pousse de petits soupirs de temps en temps. Ce mec est complètement érotique. Je parviens au bout de ma tâche et j'hésite. Je lui laisse son T-shirt ou pas ? Oh et puis c'est une des seules occasions que j'aurai de pouvoir le faire en toute impunité. Je ne fais que l'aider après tout. Je me met à califourchon sur lui et attrape ses épaules pour le relever vers moi. Il est complètement mou dans mes bras. Je le retiens d'une main tandis que l'autre relève son T-shirt. Je frôle son ventre et le sens frissonner.

- Tooom...

Finalement j'arrive à passer le T-shirt tant bien que mal à cause de ses bras. Je le laisse se rallonger sur le matelas. Je le contemple quelques instant. Il est là, presque entièrement nu, sous moi. Cette vision déjà très excitante le devient encore plus quand il ouvre les yeux et les plante dans les miens. Je reste figé quelques instant puis reprends conscience de nos positions. Je vais pour me relever mais Bill m'agrippe le T-shirt avec une force surprenante et m'attire contre lui. Son visage à seulement un ou deux centimètres du mien, il me chuchote :

- Non Tom, ne pars pas. Reste dormir avec moi.
- Mais tu...
- S'il te plait, reste.

Je ne peux absolument rien lui refuser. Et ça encore moins. Il a l'air bizarrement beaucoup moins saoul. Comme si jusque là, il avait fait semblant. Mais ça n'a pas d'importance. Je vais passer la nuit avec lui. Quelle meilleure chose existe-t-il au monde ?

Je me relève finalement et me déshabille à mon tour, ne gardant que mon boxer. Pendant ce temps, Bill s'est glissé dans les draps. Quand il voit que j'ai terminé, il soulève un pan de la couverture et je m'installe à côté de lui. Ce n'est pas la première fois que l'on dort ensemble depuis notre séparation, mais ce soir me semble différent. Je sens comme une tension qu'il n'y avait pas les autres fois. Au bout de quelques instants, Bill vient se blottir contre moi, collant son corps contre le mien. On n'a plus fait ça depuis la séparation. Bordel, sa peau nue contre la mienne. C'est tellement fort. Mon c½ur bat à toute vitesse dans ma poitrine. Je sais qu'il le sent, il est collé à moi. Je sens son c½ur aussi et son rythme est également assez rapide. Sa main passe sur ma taille et me caresse doucement. La douceur de sa peau, la douceur de sa caresse. Sa douceur. Je crèverai de sa douceur.

- Bill, qu'est ce que...
- Shhhh

Et il me fait taire de la plus efficace des manières : sa bouche contre la mienne. Sa bouche si douce elle aussi. Elle garde encore un petit goût de pomme. Mais elle a le goût de Bill tout simplement, la plus merveilleuse des saveurs. Il ouvre la bouche et sa langue passe sur mes lèvres, doucement. Je ne cherche plus à comprendre, je ne cherche plus à réfléchir. Je me contrefous de savoir s'il est saoul, s'il est parfaitement conscient de ce qu'il fait, s'il s'en souviendra demain. Ma langue viens chercher la sienne et elles se touchent, se caressent, tournoient ensemble. Je me fonds dans ce baiser, je m'y noie. Laissez moi m'y noyer, je ne veux pas être sauvé.

Son corps bascule sur le mien et il se presse contre moi. Le baiser perd de sa douceur mais gagne en passion. Il me dévore la bouche, tout comme il a déjà dévoré mon âme. Il détache finalement sa bouche de la mienne et plante son regard dans le mien. Ses yeux flamboient dans le noir, ils vont me consumer. Je n'ose rien dire. J'ai peur que le moindre mot ne brise l'instant, ne nous fasse reprendre pied.

Ses mains sont partout sur mon corps : mes épaules, mon torse, ma taille... Elles se posent finalement sur mes hanches et jouent avec l'élastique de mon boxer. Son regard se fait interrogateur. Je hoche la tête et il le fait descendre sur mes cuisses, libérant mon sexe déjà bien durci. Le sien est dans le même état, je peux le sentir contre ma cuisse. Le savoir excité par moi me donne un frisson mental.
Est-ce qu'on va vraiment le faire ? Est-ce que je dois le laisser continuer ? Ne va-t-il pas regretter demain ? S'il s'en souvient...
Toutes mes questions disparaissent quand je sens sa main se refermer autour de mon membre. Il entame des mouvements lents, terriblement frustrants. Mais bordel qu'est ce que c'est bon. Combien de fois ai-je imaginé que ma main était la sienne ? Son mouvement s'accélère, son pouce vient parfois appuyer sur le dessus de mon gland, envoyant des frissons dans tout mon corps. Je gémis, je transpire. Mes propres mains que je n'osais pas poser sur lui jusqu'à maintenant semblent s'animer d'une volonté propre et viennent lui caresser la taille. Il gémit à son tour en les sentant. Mes mains s'enhardissent et attrapent le bord de son caleçon qu'elles descendent.

Nous sommes nus, l'un contre l'autre. Nus comme au premier jour. Le voir ainsi, c'est la plus belle des visions.

J'attrape à mon tour son sexe et lui fais subir le même traitement. Il frissonne et vient nicher son visage dans mon cou. Il embrasse ma peau, la lèche, la mordille. Il va laisser sa marque. J'en suis heureux. Mon appartenance deviendra visible, concrète.

Sa main cesse soudain ses mouvements et les deux viennent s'accrocher à mes épaules. Ses cuisses se resserrent sur mes jambes et avec un petit élan, il nous fait basculer pour que je me retrouve sur lui. Il me lance un petit sourire en coin. Un sourire coquin. Ses mains viennent se poser sur mes fesses et il me colle contre lui. Nos sexes entrent en contact et je gémis. Il ondule sous moi. Mon dieu je vais m'évanouir de bonheur. Je crois que je ne réalise pas vraiment ce qui se passe. Je vis tout ça comme un rêve. Comme une hallucination de plus. Mais c'est tellement réel. Son corps sous le mien, sa peau contre la mienne, sa bouche dans mon cou, son souffle qui se mélange au mien, son odeur qui m'envahit, ses jambes qui m'emprisonnent. Ne t'inquiète pas mon amour, je ne vais nulle part. Ses lèvres remontent le long de mon cou, attrape mon lobe qu'elle suçote, puis il me murmure quelques mots qui m'achèvent.

- Je te veux. En moi.

Il n'a pas l'air ivre. Pas le moins du monde. Je sais pourtant ce qu'il a bu ce soir. C'est moi qui suis ivre. Ivre de lui. Accro à lui. Intoxiqué. Ma drogue. Mon Bill.
Je l'embrasse et il répond ardemment à mon baiser. Nos mouvements l'un contre l'autre se font plus appuyés. Je veux être en lui, j'en crève. Lui aussi apparemment.

- S'il te plait Tom, maintenant.

Il relève les genoux de chaque côté de ma taille, puis les enroule autour, ce qui fait légèrement basculer son bassin. On n'a pas de lubrifiant. Tant pis, on s'en passera. Je me place à son entrée et il donne un petit coup de bassin, me faisant pénétrer en lui. Il a l'air d'avoir un peu mal mais quand je continue son mouvement en m'enfonçant un peu plus en lui, son visage se détend et il se met à gémir. Gémir de plaisir. Je pense que je pourrais jouir, rien que de l'entendre. Je n'arrive pas à y croire. Je fais l'amour avec Bill. A sa demande. Moi qui pensais ne plus jamais connaître une telle sensation de bonheur, de plénitude. Mon c½ur est sur le point d'exploser de joie. J'entame un mouvement de retrait, mais je ne vais pas loin. Me sentir le quitter est insupportable. Je repénètre son corps en entier, je suis complètement enfoui en lui. Je m'immobilise. Il ouvre les yeux, nos regards se rencontrent s'emprisonnent. J'ai l'impression de pouvoir voir son âme. Je plante une myriade de petits baisers sur tout son visage et termine par sa bouche où on échange un long baiser langoureux. Ça y est, je pense pouvoir reprendre mes mouvements sans ressentir un manque en le quittant.

Mes allers et retours sont lents, amples, délicieux. Il roule des hanches sous moi, essayant d'accentuer chaque pénétration. Que j'aime faire ça avec lui. Il n'y a que nous deux. Tout le reste n'existe pas. Que nous deux dans notre bulle de bonheur. Non pas une bulle. Trop fragile. Je ne veux pas qu'elle éclate encore une fois. Que nous deux dans notre bunker de bonheur. Dans notre abri anti-nucléaire de bonheur. En fait, nous deux, ce n'est ni une bulle, ni un bunker, ni un abri anti-nucléaire. C'est une prison de bonheur. Du moins pour moi. Je lui suis attaché. Je ne peux pas m'échapper.

Mes mouvements s'intensifient, se font plus rapides, plus puissant. Le plaisir est terrible. Avec lui, j'atteins toujours de nouveaux seuils dans l'extase. J'espère que ça sera toujours le cas, mais si je devais mourir maintenant, je mourrais heureux. Lui ne semble plus rien contrôler sous moi. Il se laisse complètement submerger par les sensations que je lui procure. Sa tête balance de gauche à droite et il laisse échapper des plaintes absolument magnifiques à mes oreilles.
Je vais encore plus vite si c'est possible, encore plus loin, encore plus fort. J'atteins à chaque fois sa prostate et il hurle littéralement son plaisir. A ce rythme, il ne faut que quelques secondes pour qu'il jouisse et sa semence s'étale sur son ventre et le mien. Je le sens trembler sous moi des derniers frissons de son orgasme et ça me balance directement dans les étoiles. Je jouis à mon tour et mon sperme se déverse en petit flots à l'intérieur de lui. Il gémit une nouvelle fois en sentant cette chaleur se répandre en lui. Je donne encore quelques coup de reins, incapable de m'arrêter, et finit par m'écrouler sur lui, le visage dans son cou. On respire fort tous les deux, on se remet doucement. Je suis toujours en lui, je suis bien. Lui, ça ne semble pas le gêner. Il s'amuse à me faire gémir en contractant ses muscles autour de mon sexe, me procurant quelques dernières sensations.

Finalement, mon pénis se dégonfle petit à petit et ses contractions me chassent de son corps. On grogne de mécontentement tous les deux. Je roule sur le côté en l'entraînant avec moi, pour que l'on reste collés l'un à l'autre. J'observe son visage, détendu et paisible après l'amour. Il est magnifique. Il ouvre les yeux et je peux y lire tellement d'affection, tellement d'amour, que mon c½ur chavire. Je l'embrasse légèrement sur les lèvres et lui souffle :

- Je t'aime.

Il me sourit et ferme les yeux, sombrant dans le sommeil. Tant pis s'il sait que je suis amoureux de lui et que lui n'a pas changé d'avis, j'en assumerai les conséquences. Il fallait simplement que je lui dise. Il le fallait. Je m'endors à mon tour et vais le rejoindre au pays des rêves.

Ellipse

Un rayon de soleil vient me frapper le visage, me réveillant doucement. Je sens une chaleur contre moi. J'ouvre péniblement les yeux : Bill. Toute la soirée d'hier me revient en mémoire. La rencontre avec Heidi et Clara, ma jalousie, nos petit jeux au restaurant, notre cuite dans ce bar et cette nuit tous les deux.
Là des sentiments divers et contradictoires m'envahissent. Le bonheur de cette nuit magique. Mon meilleur ennemi l'espoir qui ne semble plus vouloir me quitter. L'amour, énorme, qui m'envahit le c½ur en voyant Bill dans mes bras. La peur qu'il ne se souvienne pas de cette nuit. La terreur qu'il s'en souvienne mais regrette ce qu'on a fait et m'accuse d'avoir profité de son état.

Ce dernier sentiment est tellement fort qu'inconsciemment, je serre Bill plus fort dans mes bras, comme pour ne jamais le lâcher, jamais le perdre. Il le sens et se réveille doucement. Il ouvre un ½il, m'aperçoit et sourit. C'est bon signe ? A moins qu'il n'est pas encore percuté. Il s'approche et pose un léger baiser sur mes lèvres. Je me sens tellement soulagé. Il ne me rejette pas, ne saute pas du lit en hurlant à la trahison.

- Tom ?
- Hmm ?
- Je me demande si on a pas fait une connerie nous deux...

Merde, merde, MERDE. Ces mots font tellement écho à ceux qu'il a prononcés il y a environ trois mois. Mon c½ur tombe en morceau, démoli. Je peux presque en voir les morceaux à mes pieds. Il regrette. Il regrette cette nuit. Je me sens mal, affreusement mal. Mon meilleur ennemi l'espoir s'est fait la malle.

- Oh... heu... je...
- On n'aurait jamais dû se séparer.

Bordel, ce mec veut ma mort. Me faire passer d'un sentiment extrême à l'autre comme ça, si facilement, et surtout aussi souvent, c'est pas humain. Un sourire large comme les Champs Elysées s'accroche à mon visage. Je le serre fort contre moi, si fort que je pourrais l'étouffer.

- C'est vrai ? C'est vrai ? T'es sérieux ? Tu veux qu'on se remette ensemble ?

Je dois avoir l'air d'un petit enfant à qui on a promis une visite dans l'atelier du père Noël pour lui tout seul. C'est un peu le même sentiment. Mais en mille fois mieux.

- Oui, je suis désolé d'avoir douté de nous Tom. Je t'aime.
- Tu m'aimes... comme...
- Amoureux, Tom. Complètement, totalement et inconditionnellement fou de toi.
- Moi aussi Bill, moi aussi, tellement, si tu savais. Je n'ai jamais cessé de t'aimer comme ça.
- Oh.
- Pourquoi tu as pensé que tu n'étais pas amoureux ?
- Je pense que j'ai eu peur. J'ai eu peur de finir ma vie homo, incestueux, à me planquer de tout le monde, anormal. Et puis maintenant qu'on est majeurs, on peut être inculpés pour ce qu'on fait, jugés, condamnés. J'ai eu peur de tout ça et je pense que je me suis en quelque sorte convaincu que je n'étais pas comme ça. Que je t'aimais comme un frère, juste un peu plus fort. Mais c'est faux. Je t'aime. Je suis passionnément amoureux de toi. Je me battrai pour toi, pour nous. Contre tout le monde, contre la morale, contre la justice s'il le faut. Je te veux toi, rien que toi.
- Merci Bill. Tu peux pas savoir comme tes mots me font du bien. J'en avais besoin. Moi aussi je t'aime. Plus que tout.

Oui, on s'aime. On est jumeau et on s'aime. Personne ne peut être plus proches que nous le sommes tous les deux. Ne dit-on pas que les amours interdits sont les plus forts ? Le nôtre est indestructible. On s'aime. On s'aime tout simplement. Ce n'est pas autorisé mais on s'aime. L'expression n'a jamais été plus juste : on s'aime comme pas permis.



***

Voilà, on me demandait une happy end, so happy end it is ^^
Merci de laisser votre avis, ça fait toujours plaisir (enfin ça dépend de l'avis ^^)
Les critiques constructives sont appréciées.



Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!




# Posté le vendredi 18 janvier 2008 18:23

Modifié le dimanche 08 mars 2009 12:03

OS : Je veux juste t'aider

OS : Je veux juste t'aider
Coucou! ça va les gens?

Dites...

Ça vous dirait un petit lemon?

Oui?

C'est sûr?

Ok, alors c'est par là...


***



Une chambre d'un hôtel luxueux, tard dans la soirée.

- Han oui, plus fort...
- Hmmm... Bill... t'es trop... bon...


Oui, comme vous l'avez sûrement deviné, deux hommes couchent ensemble. Ils ne font pas l'amour. Non. Ils baisent. Aucun sentiment, que du plaisir.

Approchons nous un peu.

Vous le reconnaissez ? Oui là à quatre pattes sur le lit, c'est bien Bill Kaulitz, en train de se faire prendre en levrette par un de ses amants.

Stop.

Ce dernier mot, amants, mérite quelques explications.

Déjà, il est au masculin. Oui Bill Kaulitz n'est pas le pur hétéro qu'il prétend être. Oh, ce n'est qu'un petit mensonge. Il aime les femmes. Seulement il aime aussi, ou plutôt surtout, les hommes. Surtout au niveau sexuel. Il trouve ça mieux avec un homme. Ils peuvent lui faire des choses dont les filles sont bien évidemment incapables, et pour cause.

Ensuite, ce mot est au pluriel. Deuxième mensonge. Bill n'est pas l'incurable romantique qu'il prétend être. C'est du marketing tout ça et au final, il mériterait plus la réputation d'accro au sexe que sont frère qui lui ne se tape qu'une groupie de temps en temps, et certainement pas tous les soirs comme il voudrait le faire croire. C'est Bill le chaud lapin des deux, mais les rôles ont été distribués et maintenant c'est trop tard pour en changer.

Bill aime le sexe, et le meilleur moyen pour en avoir, c'est de le prendre quand il se présente. Bill couche avec qui il veut, quand il veut et comme il veut. Il est rare qu'il rappelle ses coups d'un soir. En effet, il a quelques amants réguliers, et les autres ne font que passer. Ses réguliers, il les choisit pour leurs dons au lit principalement, mais aussi pour d'autres raisons.

En ce moment, il est avec Marc, son favori. Pas qu'il lui porte de quelconques sentiments. Simplement c'est le seul à réunir tous les critères que Bill apprécie. Pour commencer, il est séduisant. Ça c'est impératif. Deuxièmement, il n'est pas attaché à Bill. En effet Marc est un homme marié qui aime sa femme à qui il est, à l'exception de Bill, fidèle. Ce qui nous mène au troisième critère. Marc étant un mec « réglo », ils ne sont pas obligés d'utiliser de préservatif. Bill déteste ce petit bout de plastique. Il trouve que ça gâche le plaisir. Il n'y a qu'avec Marc qu'il peut faire ça.

Et avec Joe.

Joe lui est amoureux de Bill, ce qui est plutôt embêtant. Bill déteste écouter ses déclarations enflammées, ça l'ennuie. Le seul point positif, c'est qu'il lui est fidèle et ils peuvent également se passer de protection. Le point négatif en revanche c'est que Joe est parfois emporté dans sa passion et jouit à l'intérieur de Bill qui ne supporte pas ça. Il a l'impression que le mec qui fait ça marque son territoire, fait de lui sa chose, le marque au fer rouge comme du bétail. C'est ça, bien plus que le fait d'être sodomisé qui lui donne une impression de soumission. Il aime être dominé mais pas soumis. La nuance est légère mais bien présente.
Marc a toujours respecté ce quatrième critère et se retire toujours avant l'instant fatal. Et c'est pour ça que Marc est pour Bill l'amant idéal
Du moins il l'était jusqu'à ce soir.

- Hmm... Bill, je sens que... je vais... hmm...
- Non... han... attends... encore un peu... je...


Et merde.
Marc se retire et éjacule dans sa main. Premier faux pas. Bill soupire et se met sur le dos. Il préfère atteindre l'orgasme pendant l'acte et pas grâce à quelques caresses post-coïtales. Bon tant pis pour cette fois, il s'en contentera. Il attend impatiemment que Marc s'en remette un peu et s'occupe de lui.
Une sonnerie de portable.
Marc tend la main, attrape l'appareil sur la table de nuit et décroche. Deuxième faux pas. On ne fait pas attendre Bill Kaulitz. Tout ça commence à l'énerver. Marc écoute quelques secondes et blêmit. Il lâche son téléphone, saute du lit et ramasse ses vêtements épars avant de les enfiler à la va vite.

- Nan mais tu fous quoi là ? J'ai une érection qui attend je te signale.
- Désolé, il faut que j'y aille. Ma femme. Un accident. Oh mon dieu.


Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il disparaît dans le couloir, complètement débraillé, le regard affolé.

*Putain de bordel de merde ! Non mais j'y crois pas! Il m'a carrément laissé en plan l'enfoiré !*

Pendant ce temps, Tom remonte du bar de l'hôtel où il avait passé la soirée avec les G's. Il s'engage dans le couloir et voit la porte de Bill s'ouvrir à la volée. Un mec à moitié nu se précipite à l'extérieur. Il a l'air bouleversé.

*Mon frère a encore brisé un c½ur on dirait... Tiens je le reconnais, il vient souvent voir Bill. Enfin le toucher... comme je voudrais le faire... le baiser... comme je... Tom tu t'égares. Putain, il a vraiment pas l'air bien. C'est pas que je compatis mais je me demande ce que Bill a pu lui faire. Il devait savoir à quoi s'attendre pourtant.*

Intrigué Tom s'avance encore un peu et voit que la porte est restée entrouverte. Il toque deux coups dessus et entre directement.

- Ben alors Billou, qu'est ce que tu lui as fait ?

Et là son souffle se bloque. Bill est nu, étendu sur le lit, et dans un état d'excitation évident.

- Ah tiens c'est toi, dit Bill pas gêné le moins du monde de s'exposer ainsi devant son frère.
Ben quoi, c'est son jumeau, ils se connaissent par c½ur, ils sont pareils.
- J'ai rien fait moi, c'est plutôt lui qui a commencé... et qui n'a pas fini si tu vois ce que je veux dire, dit Bill en pointant du doigt son sexe bien dressé.
- Ah, je te plains, mon pauvre, tu vas être obligé de passer en mode manuel.
- Pfff, ça me fera strictement rien après ce qu'on a fait ce soir.

Tom sent une pointe de jalousie lui tordre le ventre. Il aurait voulu être à la place de ce type. Lui ne l'aurait certainement pas laissé comme ça.
- Ah, ben qu'est ce qui peut te satisfaire alors ?
*Cette discussion est un peu étrange* pense Tom. Mais Bill ne semble pas s'en soucier.
- Ce qui peut me satisfaire ? Une bite dans le cul, voilà qui m'irait très bien, dit Bill ironiquement.

Tom reste muet devant les mots de Bill. Bordel, il n'y va pas par quatre chemins, et il commence à avoir un peu chaud.
Après quelques instants, Bill reprend la parole.

- Bon, faut que j'aille me débarrasser de ça, et la seule solution, c'est la douche glacée, dit-il en grimaçant.
- Ou une bite dans le cul...
- Ouais, mais j'en ai plus de rechange, dit il en rigolant. Si t'en vois tu me fais signe.
- Ben en fait...
- Quoi ?
- Tu sais j'ai tout l'équipement nécessaire moi aussi...
- Nan... t'es sérieux ? Mais Tom, on est frère, c'est pas...
- C'est bon, je voulais juste t'aider moi.
- Nan mais pour de vrai ? Tu serais prêt à...
- Tu sais, c'est jamais que du sexe. Un trou est un trou et une bite est une bite. Et en plus je me suis toujours demandé comment c'était par derrière... et avec un mec aussi.


Bill réfléchit quelques instants. Après tout il a raison, ce n'est que du sexe, ça n'engage à rien. Et puis il n'est pas vraiment en état de chipoter, alors si ça ne dérange pas Tom, pourquoi ça le dérangerait, lui.

- Bon OK, mais juste pour cette fois, pour que tu vois ce que c'est.
- Et que tu évites la douche froide...

Bill rigole et Tom s'avance vers le lit. Bill avance ses mains vers la ceinture de Tom et la détache. Le baggy tombe au sol.

- Enlève ton T-shirt.

Tom s'exécute et Bill commence à le caresser par-dessus le boxer. Il est déjà dur. Bill hausse un sourcil vers Tom mais ne fait pas de commentaire. Au bout d'un moment, il retire le morceau de tissu, attrape le lubrifiant qui traîne encore sur la table de nuit et tartine généreusement le sexe de son frère. Puis il se retourne et se met à quatre pattes.

- Je préfère dans cette position.
- OK. Je suppose que tu n'as pas vraiment besoin de préparation.
- Non pas après tout à l'heure. Tu peux y aller. Mais doucement quand même.


Tom s'avance, agrippe les hanches de Bill et s'introduit facilement dans son antre chaud, il s'immobilise quelques instants. *Putain, j'arrive pas à croire ce que je suis en train de faire. Je l'ai imaginé tellement de fois et là c'est pour de vrai. Bordel c'est encore meilleur que ce que je pensais.*

- Haaan. Tu es tellement étroit. C'est carrément différent. C'est trop bon.
- Je suis bien d'accord. Vas-y, tu peux bouger, tu vas voir c'est que le début.


Tom entame le chemin inverse, lentement. La sensation du corps de Bill autour de son érection est tout simplement orgasmique. Puis il se renfonce, centimètre par centimètre. Bill commence à gémir, le plaisir l'envahissant de nouveau.

- Tom, encore, encore.

Tom fait de grandes et lentes allées et venues, ressortant presque entièrement à chaque fois et pénétrant Bill de plus en plus profondément. Puis le rythme qu'il s'impose devient insoutenable et il ne peut s'empêcher d'accélérer, faisant trembler Bill sous lui.

- Bill... je... putain... c'est... haaan...

Ses à-coups se font moins amples, mais plus rapide, plus secs. Bill qui était déjà proche de l'orgasme peu de temps auparavant ne peut en supporter d'avantage et se répand sur les draps en un long frisson.
Tom jouit presque à son tour en voyant ce spectacle mais il s'immobilise, laissant le temps à Bill de récupérer un peu de son puissant orgasme. Quand son frère cesse de trembler, il ressort et le repénètre d'un coup brutal, faisant hurler Bill.

- Haaaan. Tom, refais ça s'il te plait.

Tom recommence et cette fois il atteint la prostate de Bill qui croit voir s'ouvrir les porte du septième ciel à nouveau. Tom reprend des mouvements moins brutaux mais tout de même très satisfaisants. Le plaisir les parcourt de part en part. Bill sent son sexe se réveiller une seconde fois. *Oh non, Tom n'arrivera jamais à me faire jouir deux fois de suite au rythme où ça va. Je vais encore devoir me finir autrement*

Tom sent Bill se tendre et passe une main sur son ventre en le caressant doucement. Puis sa main s'enroule autour du pénis gonflé et entame un mouvement en harmonie avec ses coups de reins. Les sensations multiples semblent entourer le cerveau du chanteur de coton. Il ne peut plus réfléchir. Juste ressentir. Ressentir le plaisir incroyable que lui procure son frère. Jamais il n'avait autant pris son pied avec quelqu'un d'autre.

Pour Tom aussi les sensations sont incroyables. Il ne semble jamais en avoir assez. Sitôt qu'il ressort de son frère, il crève de le sentir entourer son membre à nouveau. Et dès qu'il se retrouve enfoncé en lui, il veut encore le sentir glisser le long de son sexe. C'est un cycle sans fin, se frustrant et se satisfaisant lui-même. Tom se sent comme ivre. Ivre de plaisir. Ivre de bonheur même. Il avait tellement souhaité pouvoir faire l'amour à Bill. Mais il a conscience qu'ils ne font pas l'amour. Pour Bill ce n'est que du sexe. Il le sait. Mais tant pis il s'en contentera. Il sait également que ça ne se reproduira jamais. Il veut faire durer cet instant, le graver dans sa mémoire. Mais même s'il ne veut pas que ça se finisse, il ne peut s'empêcher d'accélérer, encore et encore. De s'enfoncer plus loin, encore et encore. D'y aller plus fort, encore et encore. Tom maintient un rythme absolument insoutenable, heurtant souvent le point de plaisir de Bill et le faisant littéralement hurler.

Tom est proche de la jouissance, il le sait, c'est une affaire de secondes s'il continue ainsi. Non, c'est impossible, il ne veut pas que ça finisse, pas déjà. En plus, il veut que son frère jouisse sous lui une seconde fois. Alors il se stoppe d'un coup alors qu'il est au plus profond de Bill, enfoui jusqu'à la garde. Bill émet une longue plainte.

- Noooon! Tom... je t'en prie, ne t'arrête pas. Continue, plus fort !

Bill envoie des coups de bassins, avide de sensations. Tom l'immobilise en lui tenant fermement les hanches. Puis il entame un lent mouvement de retrait. Bill a peur qu'il se retire complètement. Il est pourtant certain que Tom n'a pas encore joui. Ses craintes se confirment et le sexe de Tom déserte son corps brûlant.

- Tooooom ! Qu'est ce que tu f...

Ses mots se bloquent quand il sent le sexe de Tom forcer de nouveau son entrée et le pénétrer de toute sa longueur, extrêmement lentement. Il est parfaitement conscient de chaque centimètre que Tom enfonce en lui. Cette simple pensée l'électrise. Tom entame le chemin inverse, tout aussi lentement. C'est une torture absolument délicieuse. Après quelques allers-retours tout aussi sensuels, Bill a une idée. Alors que Tom se retire, Bill contracte son anus, comme pour le retenir. Ceci arrache un cri d'extase à Tom. Ils continuent ce nouveau jeu pendant quelques temps puis Tom réaccélére. Plus vite, plus fort, plus loin, encore. Sa main autour du sexe de Bill se fait aussi plus active et Bill sent une forte chaleur se répandre dans son ventre. Un ultime coup de rein de Tom atteint sa prostate et Bill reçoit de plein fouet l'orgasme le plus puissant de toute sa vie. Il aurait pu jurer que son cerveau s'est déconnecté pendant les quelques secondes où il devient aveugle et sourd. Tout ce qu'il ressent c'est ce plaisir tellement puissant qu'il faudrait inventer un nouveau mot pour le décrire.

Tom, en sentant son frère frissonner autour de lui à cause de son orgasme, jouit à son tour et sa semence se répand dans le corps de Bill qui est surpris de constater que ça ne le dégoûte pas cette fois. En fait ça rajoute à son plaisir, si c'est encore possible. Il ne se sent pas soumis à Tom, il n'est pas sa chose. Et puis après tout si il y a une personne qui peut prétendre posséder Bill, c'est bien son jumeau. Ils s'appartiennent l'un à l'autre. Et en cet instant, c'est encore plus vrai.

Ils s'écroulent l'un sur l'autre sur le lit et Tom niche son nez dans le cou de Bill et embrasse tendrement la peau fine. Il hésite. Bill va-t-il le repousser ? Mais Bill semble bien trop terrassé par tout ce plaisir pour se soucier de ce geste anormalement tendre et intime de son jumeau. En fait, il ne réfléchit pas. Il savoure juste. Tom décide de ne pas pousser sa chance trop loin et commence à se retirer. Mais Bill ne semble pas de cet avis et contracte ses muscles autour de Tom.

- Non. Reste encore un peu s'il te plait.
- D'accord.


Le c½ur de Tom déborde de joie. Il s'installe plus confortablement contre Bill l'entoure de ses bras et tous les deux s'endorment dans cette douce étreinte.


***

Et voilà ^^
Moi perverse? Oui, totalement ^^
J'espère que ça vous a plu, merci de dire ce que vous en pensez.

Pix : Salv



Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!




Réponses aux coms :

Pathou, choupette du 69, Léa, ElODiiE >> Merciiii

xlemonx >> déjà lu, ben oui, je ressors mes vieux dossiers ^^ Merci de le relire en tout cas <3

Zwillingsbruder >> Merci pour tout! Oui, c'est vrai que c'est que du sexe, mais bon, je crois qu'on aime toutes les lemons ^^

Lieber-th-yaoi >> Et non, j'ai jamis fait de suite à cet OS. Et merci d'être une de mes rares visiteuses sur LJ. <3

Sosso >> et bien voilà au moins une bonne raison d'avoir créé ce blog, comme ça tu peux lire des trucs que t'avais loupé ^^ Merci pour tout.

Fic-luna-Th >> merci *rougit* ça me fait vaiment énormément plaisir tous ces compliments. Oui c'est frustrant, mais chacun s'imagine la suite qu'il veut comme ça ^^. Pour le prochain, je posterai ce weekend je pense.


GdouteG >> Merci! Je suis contente que ce lemon t'est plu! Oui c'est vrai que là les personnages, je leur ai inventé une autre personnalité... mais qui sait ^^

Léa >> Heu, ben oui, mets le sur ton mp4 si tu veux, mais évite de te faire choper par un prof à le lire, je doute qu'ils approuvent ce genre de... littérature^^ En tout cas je suis contente qu'il te plaise!

# Posté le mardi 22 janvier 2008 15:41

Modifié le dimanche 08 mars 2009 12:07

Songfic : A Modern Myth

Songfic : A Modern Myth
Hello!
Votre weekend se passe bien?
Bon alors cet OS est une songfic, inspirée de la magnifique chanson de 30 Seconds to Mars : A Modern Myth.
D'où le titre pour les très perspicaces ^^
Cette fic peut être considérée comme angst, mais y'a un lemon ^^

à écouter : 30 Seconds to Mars - A Modern Myth
à voir : Jared Leto (magnifique au passage) en accoustique

Aller, bonne lecture


***


De la buée sur les vitres, une chaleur étouffante.
Deux corps nus, entremêlés, identiques.
Deux respirations haletantes, semblables.
Des "je t'aime" chuchotés dans le creux de l'oreille, comme un écho.
Puis des cris de plaisirs, similaires.
Dans le corps de ces deux personnes brûle un désir passionné, équivalent.
Dans leurs entrailles gonfle un plaisir intense, analogue.
Enfin l'extase les frappe ensemble, au même moment.
Un sentiment réciproque les unit : l'amour.
Mais qui sont-ils?
Deux âmes s½urs.
Deux jumeaux.


Oui, deux jumeaux qui s'aiment, comme ils ne le devraient pas. C'est quelque chose d'inimaginable pour la plupart des gens. Une histoire tout juste bonne pour des héros grecs de l'antiquité qui eux couchaient avec n'importe qui, père et mère y compris. Voilà comment les gens les considéreraient s'ils savaient : des Oedipes de bas étage qui se fabriquent leur mythe à eux, un mythe moderne.

Did we create a modern myth?


Mais entre eux ce n'est pas qu'une simple coucherie. Et heureusement. Ça serait un peu glauque de se rabattre sur son jumeau pour assouvir ses pulsions, même à dix-huit ans avec les hormones en folie. Non entre eux, c'est une histoire d'amour qui dure depuis toujours. Depuis leur naissance, même avant en fait. Ça leur paraît naturel de s'aimer ainsi. Leur amour a toujours été comme eux : hors norme. Parfois ils s'interrogent. Peut-être qu'ils confondent l'amour qu'ils se portent avec le "vrai" amour. Peut-être qu'ils s'imaginent être amoureux l'un de l'autre parce qu'ils n'ont jamais rencontré "la" bonne personne.

Did we imagine half of it?


Mais il suffit d'un regard sur l'autre pour dissiper tous leurs doutes. Jamais ils ne pourront aimer quelqu'un d'autre aussi fort. Bordel, il n'y a sûrement que très peu de personnes qui aiment aussi fort qu'eux savent le faire.

Pourtant cet amour doit rester caché. Ils en sont conscients. Personne ne pourrait comprendre. Personne ne pourrait les comprendre. Même leur famille. Même leurs amis. Peut-être qu'ils "accepteraient" pour certains, parce qu'ils tiennent à eux. Mais leurs regards sur eux changeraient. Et pour ce qui en est du reste du monde, n'en parlons même pas. Ils seraient rejetés, montrés du doigts, humiliés. Ils ne seraient plus Bill et Tom, les jumeaux stars d'un groupe de rock à succès, mais des sales tapettes incestueuses. On ne leur ferait pas de cadeaux. Leur carrière serait finie, leur vie deviendrait un cauchemar. Alors ils protègent leur secret avec attention, pour se protéger eux-mêmes.

Save yourself, save yourself


Encore engourdis par le plaisir qui a déferlé en eux quelques instants auparavant, Bill et Tom sont blottis l'un contre l'autre sous le drap fin qui les couvre jusqu'à la taille. Bill repose sa tête sur l'épaule de Tom, leurs jambes sont entremêlées. Il fait courir des arabesques sur le ventre et le torse de son jumeau qui frissonne. Lui a la main dans les cheveux de Bill. Il les caresse doucement, faisant glisser les mèches entre ses doigts, massant parfois le crâne et la nuque de son amant. Ils sont biens tous les deux dans leur petit monde, complets. Oui, c'est un sentiment de plénitude qui les envahit. A cet instant, ils ont l'impression d'être invincibles, que rien ne les détruira jamais. Leur force, c'est l'autre. Mais l'autre c'est aussi leur faiblesse.

La porte s'ouvre avec fracas, la magie se brise. Ils s'éloignent rapidement l'un de l'autre et essayent de couvrir leur nudité sous le regard horrifié de leur manager.

The secret is out


- AAAaah, mais qu'est ce que...
- David, qu'est ce que tu fous là?
- Mais vous êtes monstrueux! Vous baisez ensemble? Des frères, des jumeaux qui baisent ensembles? Mais vous vous rendez compte? C'est ignoble!

Ses cris ont fini par alerter Georg qui arrive aussi dans la pièce et constate la situation à son tour.

The secret is out


Il ouvre de grands yeux, sa bouche tombe et il ne peut détacher son regard de ce spectacle. David lui s'est précipité dans la salle de bain où il vomit tripes et boyaux.

- Georg, toi aussi tu nous trouves monstrueux?
- Je... je... hum... vous... enfin, c'est vraiment ce que je crois?
- Je crois que là, ça va être dur de nier.
- Hum bon, disons que je suis trop sous le choc pour savoir ce que j'en pense. Et il y a plus grave pour le moment. David était venu vous chercher pour vous dire que Gustav a eu un accident de voiture. Il est à l'hôpital.

Les jumeaux pâlissent. Ça fait beaucoup de mauvaises nouvelles d'un coup pour eux qui étaient si heureux seulement quelques minutes auparavant. David ressort de la salle de bain et s'adresse à eux d'une voix glaciale.

- Habillez-vous, on va à l'hôpital. Et il faudra qu'on ait une discussion.

Trente minutes plus tard, ils sont tous les trois dans la salle d'attente de l'hôpital. La famille a été prévenue et devrait arriver environ deux heures plus tard. Gustav est inconscient mais sa vie ne serait pas en danger. Il a été emmené au bloc et l'opération doit durer plusieurs heures. David décide de parler aux jumeaux et demande donc à Georg de les laisser seuls.

- Bon, il faut qu'on mette les choses au point. Je crois que vous me devez une petite explication tous les deux.

Son ton est froid et dans ses yeux on ne lit plus la bienveillance d'autrefois. Le mépris et le dégoût l'ont remplacée. Ce regard blesse les jumeaux qui considéraient presque David comme un père. Depuis le temps qu'il les suivait, il les avait vus grandir.

- Y'a rien à mettre au point et on te doit aucune explication si tu dois le prendre sur ce ton, dit un Tom passablement énervé.
- Hm, tu as peut-être raison. En fait je n'ai aucune envie de savoir pourquoi vous êtes tombés aussi bas. Tout ce qui m'importe c'est ce qui va advenir maintenant.
- C'est-à-dire?
- Vous me dégoûtez. Si ça ne tenait qu'à moi, je romprais votre contrat et on ne se reverrait plus jamais. Mais d'un point de vue financier, ça serait stupide. Cependant les choses vont changer. Pendant les apparitions publiques, on ne change rien, vous jouez les jumeaux complices et tout le bordel. Mais en privé, je ne veux plus vous savoir ensemble. Interdiction de vous isoler. Vous ne vous verrez que pour les répétitions, et en présence des autres. Et les chambres d'hôtel seront toujours individuelles maintenant. Je m'assurerai que vous ne vous retrouverez plus dans la même, quitte à mettre des gardes du corps devant vos portes.
- Tu n'as pas le droit de nous faire ça.
- Je viens de le prendre. Soit vous acceptez ces conditions, soit Tokio Hotel c'est fini.
- Tu veux qu'on ignore nos sentiments? Que devant les caméras on fasse comme si tout allait bien, alors que tu vas nous faire vivre l'enfer? Tout ça pour continuer à gagner du pognon sur notre dos?
- Exactement. Soit vous brisez votre relation, soit vous brisez votre rêve, et celui de Georg et Gustav.
- Je vois qu'on n'a pas le choix.

Et voilà. C'est terminé. David vient de détruire leur bonheur. De les détruire. De les acheter. Leur amour contre la musique. Leur amour contre leur rêve commun à tous les quatre. Pour que les fans reçoivent toujours un peu plus de ce rêve, un peu plus de cette illusion, un peu plus de ce mensonge.

To buy the truth and sell a lie


Après deux semaines, Gustav peut sortir de l'hôpital et la vie reprend son cours. Sauf pour Bill et Tom. Pour eux la vie semble s'être arrêtée ce soir fatidique. Ils sont constamment sous étroite surveillance. Gustav a été mis au courant de la situation par Georg. Tous deux essayent d'agir comme si de rien n'était mais le fait est que quelque chose s'est brisé entre les jumeaux et leurs deux amis. Ils n'arrivent plus à être naturels avec eux. Mais Bill et Tom semblent à peine le remarquer. Ils sont trop absorbés l'un par l'autre, se dévorant du regard à défaut de pouvoir se toucher. En effet, David est plus collant que jamais. Il ne leur laisse aucun répit. Les rares fois où ils peuvent grappiller un petit contact, ils en profitent un maximum, se délectant d'une caresse discrète, du moindre frôlement de main, même de l'odeur de l'autre qui leur parvient parfois.

Quand Gustav revient, ils sont contents de le voir en bonne santé bien sûr, mais ils sont encore plus ravis de reprendre la promotion. Avant ils s'ennuyaient pendant les interviews où on leur posait toujours les mêmes questions, maintenant ils les attendent avec impatience parce qu'ils pourront s'asseoir côte à côte, se toucher, et même se faire du pied s'ils ont de la chance. Si ce n'est pas pathétique, attendre les interviews et les plateaux télé pour approcher son jumeau... Leur détresse commence à se voir sur eux. Bill a terriblement maigri. Tom aussi mais cela se voit moins sous ses vêtements larges. Tous les deux ont perdu leur joie de vivre, leur entrain.

Environ deux mois plus tard, pendant une interview, Tom glisse un petit papier dans la poche de Bill. Bill sourit de cette attention. Ils font souvent cela désormais. Comme ils ne peuvent plus se dire librement leur amour, ils se laissent des petits messages. Après que la journaliste les ait libérés, il fonce aux toilettes pour lire son message, s'attendant à quelques mots doux. Ce qu'il découvre est différent. Et beaucoup mieux.

Ce soir on fait le mur. RDV dans le parc à côté de l'hôtel à 1h00 <3

C'est risqué. Il y a de grandes chances pour qu'ils n'arrivent pas à sortir de l'hôtel. Pour qu'ils se fassent prendre par David. Et même s'ils arrivent à sortir, il y a toujours le risque que des groupies en furie les reconnaissent et les poursuivent à travers la ville. C'est peut-être une erreur, mais ils ne supportent plus la situation. Ils ont besoin de se retrouver.

The last mistake before you die


Quand le groupe rentre du restaurant ce soir là, il est 23h00. Les deux heures qui les séparent de leur rendez-vous semblent les plus longues de leur vie aux deux amoureux. Ils sont chacun dans leur chambre, faisant tous les deux des trous dans le tapis à force de marcher nerveusement en rond. Une heure moins dix, il faut trouver un moyen de sortir de la chambre. Par la porte, c'est exclu. David ne plaisantait pas à propos des gardes du corps. Il ne reste plus que la fenêtre. Par chance ils ne sont qu'au premier étage et une gouttière passe près de leurs fenêtres. Tom arrive le premier au parc, suivi une minute plus tard par Bill.

Toute notion de prudence est oubliée. Cela fait si longtemps qu'ils crèvent de s'embrasser. Ils se jettent l'un sur l'autre comme des affamés. Ils sont affamés. Affamés de baisers, affamés du contact de l'autre, affamés d'amour. Le baiser dure de longues minutes. Il est tour à tour passionné et sauvage puis tendre et amoureux, pour reprendre en intensité. Ils ne parviennent plus à se décoller, c'est trop bon et ça leur a tellement manqué. Les mains se font baladeuses. Celles de Tom viennent agripper les fesses de Bill qui lui a les siennes sous le large T-shirt de Tom. Ils gémissent dans la bouche l'un de l'autre, leurs ventres papillonnent. Il leur en faut plus. Bill finit par retirer le T-shirt de Tom et le sien. Tom le plaque contre un arbre et Bill accroche ses jambes à la taille de son frère. Le baiser reprend avec plus de force, de passion, de sauvagerie qu'auparavant.

So don't forget to breathe tonight


Soudain un flash traverse la nuit. Il ne peut y avoir de méprise quand à son origine : c'est un flash d'appareil photo. Ils se sont fait avoir. Ils vont payer leur transgression. La photo ne pourra être que très explicite. Tom qui tient son frère contre un arbre, les deux à demi nus et s'embrassant comme si c'était la fin du monde. En un sens c'est la fin de leur monde. Car tout s'écroulera demain avec la parution de cette photo dans tous les tabloïds. Il n'y aura plus de Tokio Hotel. Plus de producteurs, plus de concerts, plus de fans. Leur secret sera dévoilé au monde entier et le monde entier va les rejeter, les conspuer. C'est fini pour eux. Ils ne seront plus jamais en paix.

The secret is out


Il ne leur reste que quelques heures de répit. Quelques heures avant demain matin quand l'Europe se réveillera sur un nouveau scandale, mettant à jour leur mythe moderne. Alors ils décident de profiter au maximum de ses dernières heures. Ils rentrent en vitesse à l'hôtel, bousculent les gardes du corps qui les regardent avec un air bovin sur le visage, complètement abasourdis de les voir arriver de l'extérieur. Ils s'enferment dans une des chambres, à double tour. Ils sont sourds aux cris de l'autre côté de la porte. Ils ne voient et n'entendent que l'autre. Les vêtements volent dans la pièce et les amants se retrouvent vite nus sur le lit défait. Une fois arrivés là, toute trace de précipitation disparaît. C'est leur dernière nuit ensemble, leur dernière nuit pour s'aimer, il ne faut pas aller trop vite.

Tonight's the last to say goodbye


Tom a allongé Bill sur le dos, sous lui. Il se tient au-dessus et lui caresse le visage du bout des doigts comme si c'était une porcelaine fragile, une ½uvre d'art. Il est si beau son petit frère. Il est presque trop beau pour être réel. Mais son corps chaud et frétillant sous le sien ne laisse aucun doute quand à sa réalité. Tom penche sa tête et embrasse délicatement ces douces lèvres rosées qui s'offrent à lui. Un baiser simple, presque chaste, mais qui lui provoque tellement d'émotions. Son c½ur bat si fort dans sa poitrine qu'il fait facilement concurrence aux coups frappés sur la porte de la chambre. Leurs lèvres se séparent et leurs nez viennent se caresser, passant d'un côté puis de l'autre de leurs jumeaux. C'est un contact doux, tendre. Leurs lèvres se retrouvent bientôt et les langues se joignent à la partie. Timidement d'abord. Elles se frôlent contres leurs lèvres. C'est si bon. Puis lorsque Bill rentre sa propre langue dans sa bouche, celle de Tom la suit et leur baiser s'approfondit enfin. Il explore cette bouche qu'il connaît par c½ur, en visite chaque recoin, joue avec la langue délicieuse de Bill.

Au bout d'un moment, Bill cherche à renverser les rôles et à prendre la direction du baiser, ce que Tom lui accorde sans hésitation. Bill enfouit ses doigts dans les dreads de Tom et rapproche sa tête. Il l'embrasse avec de plus en plus de passion, faisant tournoyer leurs langues ensemble. Ce baiser commence à sérieusement les exciter tous les deux et Bill ondule des hanches sous le corps de Tom, ce qui ne le laisse pas indifférent. Les effleurements accidentels de leurs sexes rendent leurs érections de plus en plus imposantes et difficiles à ignorer. Tom donne un coup de rein, les faisant se frotter l'une contre l'autre. Bill se cambre sous cette caresse et écarte largement les cuisses, permettant à Tom de se placer encore plus contre lui. Les mains de Bill quittent les cheveux de Tom pour s'agripper à ses épaules.

- Encore.

Tom s'exécute et redonne quelque coup de reins. C'est tellement bon que s'il continue à se rythme, ils ne tarderont pas à jouir. Bill profite encore quelques instant du corps de Tom qui s'active sur lui, puis il décide de renverser la situation. Sans prévenir, il prend un élan et les retourne tous les deux. Tom, surpris, se retrouve sur le dos avec Bill à califourchon sur lui. C'est une vue hautement excitante et son pénis se gonfle encore plus. Bill en sentant la réaction sous lui gratifie Tom d'un petit coup de bassin qui tire un long gémissement à celui-ci. Bill se penche et dépose sa bouche dans le cou de Tom, embrassant, suçant, mordillant la peau fine et savoureuse de son frère. Tom a beaucoup de mal à se contenir. Ses mains viennent agripper les hanches de Bill et essayent de le faire se frotter contre lui. Mais Bill résiste et lui mordille le lobe de l'oreille en lui chuchotant :

- Pas trop vite, mon amour.

Ses lèvres tracent un sentier brûlant de son oreille vers son torse et viennent taquiner un téton.

- Bill, s'il te plait, tu me rends fou.
- Chuuuut, ne t'inquiète pas, je vais bien m'occuper de toi.

Sa bouche descend encore avec une lenteur affolante, faisant un détour vers le nombril, puis encore plus au sud. Arrivé devant le sexe érigé de Tom, Bill a une hésitation : le torturer encore un peu ou engloutir directement l'objet de ses désirs? Finalement il opte pour un mélange des deux. Il envoie un souffle chaud sur le sexe gonflé, et quand Tom gémit son prénom, il le prend entièrement dans sa bouche, faisant cogner le gland contre le fond de sa gorge. Tom crie de surprise et de plaisir. Il s'attendait à ce que Bill le fasse languir avec de petits coups de langue, et de se retrouver ainsi, directement entouré de la chaleur de sa bouche lui fait presque toucher les étoiles. La tête de Bill s'active, montant et descendant sur cette longueur, l'enfonçant à chaque fois au plus profond. Sa langue reste collée contre le membre et tournoie autour du gland quand il arrive en haut. Il serre fort les lèvres pour un maximum de sensation. Il alterne le rythme, tantôt lent, tantôt rapide. Il pourrait faire ça toute la nuit. Il adore avoir le sexe de Tom en bouche, goûter les fluides qui s'en échappent. Ça a le goût de Tom et c'est délicieux. Le sentir complètement abandonné sous ses attentions lui donne un sentiment de pouvoir des plus agréables. Il sent que Tom n'est plus loin de l'orgasme, alors il stoppe ses mouvements. Ça ne doit pas se finir déjà, et pas comme ça. Aucun des deux ne le souhaite.

Il remonte lentement le long du corps de Tom, laissant frotter le sien contre l'érection mouillée de son amant. Il atteint son visage et ils échangent un long et langoureux baiser. Ils n'ont pas de lubrifiant sous la main. David a confisqué tout ce qu'ils avaient. Tant pis, il faudra que la salive de Bill fasse l'affaire. Tom replace ses mains sur les hanches de Bill pour l'aider à se positionner correctement au-dessus de son pénis. Puis Bill redescend lentement, faisant pénétrer le sexe durci dans son antre chaud. Ça fait mal car ça fait longtemps qu'ils n'ont rien pu faire, mais en même temps, c'est la meilleure sensation du monde. Sentir Tom le remplir peu à peu, comment a-t-il pu s'en passer? Une fois qu'il est complètement redescendu, il se retrouve assis sur les cuisses de Tom. Celui-ci est trop emporté par son plaisir et ne peut empêcher un coup de rein. Même si Bill est déjà complètement empalé sur Tom, ce coup de rein lui envoie des frissons dans tous le corps. Il entame un lent mouvement de va et vient et bientôt, son corps s'étant habitué à la présence de Tom à l'intérieur de lui, il peut accélérer. Ce contraste entre sa position de dominant et le fait qu'il est celui que l'on pénètre est des plus excitant. Il profite du pouvoir qu'il a sur Tom en choisissant le rythme, les mouvements, s'amusant à le frustrer pour l'assommer de plaisir la seconde suivante. Tom, les mains agrippées sur les fesses de Bill, accompagne ses montées et ses descentes. C'est tellement bon. Il n'y a rien de meilleur au monde.

Bill sent qu'il va bientôt jouir, mais il veut sentir Tom sur lui avant d'en arriver là. Tom semble le comprendre et parvient à allonger Bill sur le dos sans se séparer de lui. Bill entoure ses jambes autour du bassin de Tom et celui-ci reprend des pénétrations lentes, longues, frustrantes. Bill gémit, il n'y tient plus. Il a besoin de se libérer. Il agrippe les fesses de Tom et l'attire violemment contre lui, le faisant pénétrer en lui brutalement. Un cri de plaisir leur échappe. Tom continue sur cette lancée et les à-coups se font sauvages, atteignant souvent la prostate de Bill qui hurle son plaisir. Cela ne peut malheureusement pas durer éternellement et l'orgasme les touche après une dernière pénétration particulièrement profonde. Tom retombe, haletant dans le cou de Bill et le serre fort dans ses bras. Il voudrait ne jamais le lâcher. Le jour commence à poindre par la fenêtre restée entrouverte.

Dans peu de temps, leur sursis prendra fin. Dans peu de temps ils seront exposés, jetés en pâture au jugement, aux accusations, au dégoût de l'Europe entière. Tous ces gens bien-pensant qui qualifieront leur amour de dégueulasse, contre-nature, immoral. Ils ne veulent pas voir ce nouveau jour, affronter ce monde qui leur a tant donné et qui bientôt leur reprendra tout. Alors il n'y a qu'une solution. Quitter se monde avant qu'il ne les blesse. Quitter ce monde pour un qui sera meilleur, peut-être. Quitter se monde pour être libre de s'aimer. Ils ont compris ce qu'il leur restait à faire, sans même se concerter. C'est ça aussi d'être jumeau. Partir ne sera pas difficile. On leur a tellement prescrit de somnifères et d'anti-dépresseurs pour tenir le coup ces derniers mois. Il faudra simplement en prendre suffisamment. Et c'est ce qu'ils font. Ils avalent tout ce qu'ils ont. Ne surtout pas se louper, ou pire, que seulement l'un des deux se loupe. De toute façon il ne tiendrait pas longtemps seul sur cette terre.

Une fois cela fait, ils se rallongent dans le lit, serrés l'un contre l'autre. Ils n'échangent aucune parole, ce n'est pas nécessaire. Ils savent qu'ils s'aiment, ce geste le prouve assez largement. Alors ils restent simplement là à attendre le sommeil. Pas la mort. Ils ne veulent pas y penser ainsi. Ils espèrent bien se réveiller dans un autre monde, un monde plus tolérant, un monde d'amour. Ça y est, le sommeil les gagne et les emporte alors qu'ils s'embrassent une ultime fois. Leurs yeux se ferment comme pour dire adieu à ce monde qui n'a pas su les comprendre. Adieu.

Goodbye


***

Bon, ça va? Pas trop déprimées?
Ceci est ma seule et unique deathfic à ce jour.
Moi je préfère les happy end en général, mais celle là est sortie comme ça...
Ça vous plait quand même ?

Pix : Salv



Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!




Edit 21/02

Réponse aux coms :



h0pe-fulgirl >> Contente que ça t'ai plu! C'est étrange ton pseudo pour quelqu'un qui aime les deathfics...

cr0ck-0dile >> Merci! C'est vrai que cette chanson... *_*

GdouteG >> Oooh non! pleure pas! *tend un mouchoir* Merci <3

bountyaoi >> un grand merci! Oui leur entourage est vraiment pas tolérant...

Léa >> une drôle de sensation? parce que c'est triste sûrement...

ElODiiE >> merci beaucoup!

Zwillingsbruder >> déjà merci pour le long commentaire! et un merci énorme pour tes magnifiques compliments! ça me touche beaucoup.

Marinette >> Merci. Oui, moi aussi j'aimerais qu'ils soient comme ça en vrai, ça serait trop chou.

Léa >> merci!

adede231523 >> Merci pour les compliments! Pour le nombre de coms, je peux pas vraiment te dire... j'ai pas spécialement fait ma pub, c'est peut-être pour ça... Mais bon, je suis déjà contente d'avoir des lecteurs!

# Posté le samedi 26 janvier 2008 08:51

Modifié le dimanche 08 mars 2009 12:13