Bonjour, bonsoir, bonne nuit, peu importe...
Alors, alors, voilà le premier texte achevé que j'ai écrit sur nos fameux twins.
J'espère que ça vous plaira ^^
C'est un Two Shot vieux de quelques mois maintenant.
Aller, je vous laisse lire ^^
Enjoy !
***
Nous sommes le 1er septembre 2007, Bill et Tom qui fêtent en ce jour leur dix-huitième anniversaire sont assis sur le canapé et regardent d'un ½il morne la télévision. Il est environ 19h et les jumeaux passent une fin d'après-midi tranquille à se remettre de la fête de la veille.
POV Tom
- Tom ?
- Hmm ?
- Il faut qu'on parle.
Je manque de m'étrangler de rire : c'est quoi cette vieille phrase qu'on dirait sortie des Feux de l'Amour ? Serait-il le fils caché de la cousine du beau-frère de notre mère ? Puis je reprends mon sérieux d'un coup. « Il faut qu'on parle ». Merde, je déteste ces quelques mots. En général on ne dit pas ça quand on veut savoir quelle pizza on va commander. Ca doit être sérieux, dans le sens pas très réjouissant en plus.
- Je t'écoute.
- Hmm bon voilà, je me demande si on fait pas une connerie nous deux...
La connerie en question c'est qu'on s'aime. Comme des amants. Avec tout ce que ça comprend.
Peu de gens peuvent dire avec précision quel a été le plus beau jour de leur vie. Moi je peux. C'était il y a deux ans exactement, à notre seizième anniversaire. Au matin on s'était réveillés pour s'échanger nos cadeaux. D'habitude on ne s'en faisait jamais, mais cette année là, sans vraiment savoir pourquoi on en avait envie. Et comme on a toujours les mêmes idées, on savait que l'autre allait nous offrir quelque chose.
On était donc là l'un en face de l'autre avec nos paquets mal emballés. On s'est souri et on a échangé. Il m'avait acheté cette superbe casquette dont je rabattais les oreilles de mon entourage depuis des semaines. Très bon choix. Moi j'étais un peu anxieux. Je savais pas trop si la gourmette gravée de nos deux prénoms allait lui plaire.
Il est resté figé un petit moment, son expression indéchiffrable. Puis il m'a sauté au cou et m'a collé un gros smack sur la bouche. On s'en faisait de temps à autre. C'était des baisers qui voulaient dire « je suis heureux », « tu m'as manqué » ou « ne t'inquiète pas, je suis là ». Des baisers fraternels.
Mais ce jour là, ses lèvres contre les miennes m'ont parues plus douces, plus sucrées... Je n'ai pas pu m'en empêcher. Une de mes mains s'est glissée sur ses reins pour le rapprocher de moi, et l'autre derrière sa nuque pour appuyer un peu plus ce baiser. Il a paru un peu surpris, mais s'est finalement détendu. Quand ma langue est venue caresser ses lèvres, il les a entrouvertes de lui-même, approfondissant notre échange encore plus.
Voilà le plus beau jour de ma vie. Le point de départ de l'histoire merveilleuse que je vis avec mon frère depuis deux ans. Un amour passionnel et incontrôlable.
Du moins je le croyais.
- Une connerie ? Je ne comprends pas...
Si, je comprends très bien. Mais je ne veux pas.
- Je suis pas sûr de ce que je ressens pour toi...
BAM. Prends toi ça dans la gueule. Ca devrait faire mal, non ? Très mal. Mais moi je ne m'en rends pas encore compte. Je suis dans l'incrédulité, le déni. C'est sûrement une mauvaise blague. Il va rire et tout sera comme avant. Pitié, faites que ça soit une plaisanterie.
- Tu ne m'aimes plus ?
- NON !!! Tomi, je t'en prie, ne crois jamais une chose pareille. Je t'aime. Je t'aime plus que tout. Plus que ma vie même.
Il m'attrape la main et la serre fort. Bon, ça devrait me rassurer, non ? Il m'aime. Il vient de me le dire. Pourtant je ne suis pas soulagé. Pourquoi ? Il ne rit pas, voilà pourquoi. Il y a donc vraiment un problème.
- Alors quoi ?
- C'est la nature de cet amour qui me pose question. Je t'aime. Mais en fait je crois que je ne suis pas « amoureux » de toi.
Je crois que mon c½ur vient de louper un battement. Un autre. Puis il repart à une cadence infernale. Il bat si fort. Toute la ville doit l'entendre.
- Dans ce cas pourquoi ? Pourquoi ces déclarations. Pourquoi ces baisers ? Pourquoi faire l'amour avec moi ? C'était faux tout ça ? Depuis le début ?
- Non Tom. Chaque mot que j'ai pu te dire, je le pensais. Tous mes gestes envers toi étaient sincères. Je n'aurais jamais pu te mentir, Tom. Pas pendant deux ans.
Mais qu'il arrête, putain ! Il souffle le chaud et le froid. Me détruit pour me rendre espoir la seconde suivante. Cette saleté d'espoir. Je ne veux pas espérer. Je veux être au clair. Soit il m'aime, inconditionnellement, et on oublie le reste du monde pour vivre dans notre bulle de bonheur ; soit il me dit texto qu'il ne m'aime pas, que ce qu'on fait le dégoûte, et je vais me jeter sous un train.
- Si tu étais sincère, pourquoi tu dis que t'es pas amoureux de moi ?
- Je t'aime Tom, à ma manière. Pas comme un frère. J'ai vu l'amour fraternel. C'est de la complicité, de la confiance, de l'inquiétude pour l'autre. Moi je ressens tout ça, mais bien plus aussi. Je suis dépendant de toi. Je ne pourrais pas vivre sans ta présence.
Ses mots me touchent, me mettent du baume au c½ur. Mais je sens que la suite va m'achever.
- Mais je ne pense pas que je t'aime comme un amoureux non plus. Je ne m'imaginerais pas un futur avec femme et enfants si c'était le cas n'est ce pas ?
Achèvement. J'avais raison. Femme et enfants? Pourquoi voudrais-tu d'une femme ? Que ferait-elle de plus que moi ? Ne suis-je pas doux et tendre envers toi ? Des enfants ? On pourrait avoir des enfants. Pas de notre chair et de notre sang, mais on pourrais adopter. Les stars adoptent tout le temps, pourquoi pas nous ?
Merde, j'ai envie de lui dire tous ces mots, de le convaincre. Mais quelque chose me retient.
- J'imagine que non. Mais je ne comprends pas. Si tu ne m'aimes pas comme ça, pourquoi as-tu accepté de faire l'amour avec moi ? Pourquoi en as-tu eu envie ?
Comment je fais pour garder mon calme ? Pour ne pas m'effondrer, me jeter à ses pieds et le supplier de ne pas me rejeter ? Je n'en ai aucune idée.
- Je t'aime tellement Tom. Je pense qu'un amour si fort cherchait un moyen de s'exprimer et que ça a débordé sur le sexe. On ressent souvent les mêmes choses en même temps, alors je suppose que ça a été pareil pour toi, même si tu n'en as pas forcément encore conscience. Je pense que tu n'es pas non plus amoureux de moi, Tom.
Oh non, moi je sais ce que je ressens. Je suis amoureux de toi. AMOUREUX. C'est un amour vrai que j'ai pour toi. Pas seulement de l'amour fraternel plus fort que la normale qui s'exprime physiquement.
- Ce n'était pas pour le sexe que je faisais l'amour avec toi.
« faisais ». Il en parle déjà au passé. Bordel, je me sens mal.
- C'était pour être proche de toi. Je ne me sentais jamais assez proche de toi Tomi. Je voulais tout partager. Mais maintenant j'ai compris qu'on avait pas besoin d'aller si loin pour être proche. Il faut qu'on arrête.
Jamais assez proche de moi ? C'est quoi ces conneries ? On a toujours été proches. Même avant. Bien sûr depuis deux ans, c'est plus le même niveau. On dort ensemble chaque nuit. On se prend dans les bras à la moindre occasion, on s'embrasse presque aussi souvent. Et on fait l'amour. Comment je pourrais renoncer à tout ça ? Je suis accro à lui. Ça serait comme me priver de mon oxygène. J'en crèverais à petit feu.
Je me sens nauséeux. Ma poitrine est comme comprimée. Arrête cette torture, Bill. Ouvre moi la poitrine. Arrache moi le c½ur. Je te l'ai abandonné il y a longtemps de toute façon. Déchiquette-le avec les ongles, avec les dents. Détruit moi une bonne fois pour toute, dans la douleur. Mais ne me fais pas agoniser plus longtemps avec tes mots. Tes mots qui m'ont si souvent fait voler.
- Tu as raison.
Non. Tu as tort. Tort. TORT !
Mais si je m'accroche à toi, tu t'éloigneras encore plus. « Suis moi, je te fuis ». Alors je vais te fuir petit frère. En espérant que tu me suives.
- Je suis soulagé que tu ne me fasses pas une scène. J'avais peur que tu le prennes mal.
Sans blague, tu me jettes après deux ans de relation et tu as peur que je le « prenne mal ».
- En fait, tu m'as ouvert les yeux. Moi aussi ce que j'attends de toi c'est de la proximité, et pas du sexe.
Quel mytho. Mais quel mytho je fais.
- Voilà, je suis content qu'on soit toujours sur la même longueur d'onde.
On est tellement plus sur la même longueur d'onde, mon amour, qu'on pourrait tout aussi bien vivre dans différents systèmes solaires.
- Mais Bill, il va falloir qu'on redéfinisse les limites. Qu'est ce qui pour toi relève du sexe et qu'est ce qui n'est que de l'affection ?
- Je ne veux pas qu'on cesse tout contact ! Au contraire, ça serait la pire chose qui puisse arriver !
Oui, la pire. Mais elle est déjà en train de se produire.
- Je ne veux pas que tu arrêtes de me prendre dans tes bras. Je veux pouvoir te toucher et t'embrasser, sans équivoque.
- M'embrasser comment ?
- Comme j'en ai envie.
- Avec la langue ?
- Hmm. Disons que ça c'est à cheval sur la limite. Ce genre de baiser est souvent... sex. Mais il peut aussi être tout simplement tendre et réconfortant.
- OK, je vois.
D'accord donc en gros, Bill va passer son temps à être « proche » de moi, à se coller à moi, à m'embrasser même. A me chauffer en clair. Et moi je devrai faire comme si de rien. Comme si je crevais pas d'envie de l'allonger à même le sol pour lui faire passionnément l'amour.
Je sens que j'ai pas fini d'en baver.
Mais il y a un truc qui me tourmente encore plus.
- Tu parlais d'avoir une femme et des enfants. Ca veut dire que tu vas... sortir avec des filles, aller draguer ?
- Je ne drague pas Tom. Tu me connais. Mais disons que je laisse la porte ouverte, maintenant qu'on n'est plus un couple.
Putain. Voilà, c'est dit. On n'est plus un couple. De l'entendre aussi clairement me fait prendre conscience de la situation avec encore plus d'acuité. Je retiens mes larmes. Il ne doit pas les voir ou mon magnifique mensonge s'écroulera.
- Mais juste une question, Bill. Toi, tu ne seras pas « jaloux » de me voir avec quelqu'un d'autre ? D'embrasser quelqu'un d'autre ?
Il marque une pause, comme s'il hésitait. C'est tout ce qu'il me faut pour que ce fichu espoir repointe le bout de son nez.
- Si je serai jaloux.
Cet horrible espoir grandit, gonfle...
- Parce que je ne serai plus la personne la plus importante de ta vie. Mais pas parce que je voudrais être à sa place.
... et éclate comme une baudruche. Oui, cette saleté d'espoir finira par me tuer.
- Bill ?
- Oui ?
- Aujourd'hui ça fait deux ans.
- Oui, je sais, c'est un peu pour ça que je t'en parle aujourd'hui. J'aime les comptes ronds.
- Notre première fois ensemble c'était il a deux ans aussi.
- Hmm.
- Moi aussi j'aime les comptes ronds. S'il te plait Bill. Une dernière fois. Parce que la dernière fois, je ne savais pas que ça le serait.
- Comme un cadeau d'adieu à notre relation ?
- Oui.
- J'avais le pressentiment que tu me demanderais ça. Je te connais trop bien.
Il rigole. Ravi de voir que LUI il a le c½ur à rire.
- Alors ?
- C'est d'accord Tom. La dernière fois.
Je le prends par la main et l'entraîne dans notre chambre. Est-ce qu'on dormira encore ensemble parfois ? Bien sûr. Toujours ? Peut-être pas. Ca me rend triste. Je ne dois pas être triste. Pas maintenant. Je dois profiter au maximum de son ultime faveur. J'aurai tout le temps de déprimer ensuite.
On arrive dans la pièce. Je le plaque contre le mur et l'embrasse doucement, tendrement. Je le savoure, je le déguste. Mon Bill. Il ne sera plus mon Bill après ça. Stop, arrête d'y penser. Ma langue passe entre ses lèvres, les caresse furtivement. Il adore ça, je le sais. Sa bouche s'ouvre, nos langues se rencontrent, s'enlacent, tournent lentement l'une contre l'autre. Je frissonne, lui aussi. Il n'y a que lui pour me transporter si loin avec un simple baiser. Ce n'est pas de la proximité fraternelle entre nous. Ne le vois-tu pas ?
Je me détache de sa bouche, haletant ; pose mon front contre le sien, les yeux clos. Cette atmosphère de finalité rend tout tellement intense. Il me faut quelques secondes pour me remettre. Je me recule de son visage et ouvre les yeux. Les siens m'observent avec tellement d'affection au fond de leurs magnifiques prunelles. Avec tellement... d'amour. J'avance une main et lui caresse le visage, repoussant une mèche de ci de là. Il est tellement beau. C'est un ange, mon frère. Un ange déchu.
Je sens ses mains le long des mes cuisses. Il attrape le bas de mon T-shirt et passe ses mains en dessous, me caressant les flancs. Elles remontent lentement, entraînant le vêtement. Quand il essaye de me le retirer, le T-shirt se prend dans ma casquette qu'on a oublié de retirer. Je me retrouve comme un con, avec le T-shirt à moitié passé, la casquette dans le passage et mes dreads qui n'arrangent pas l'affaire. Il rit doucement. Rien que pour ça, ça valait le coup. Son rire est une des plus belles choses que j'ai jamais entendues.
J'arrive finalement à me dépatouiller et balance le tout dans un coin de la pièce. Il retrouve son sérieux. Il me dévore des yeux, scrutant mon torse avec... envie ? Tu veux seulement être proche de moi Bill ? Vraiment ? Je me recolle contre lui, déjà en manque de son contact. Je l'embrasse une nouvelle fois, tout en passant mes mains sous son T-shirt. Hmmm, cette peau si douce. Je la sens se couvrir de chair de poule. Tu as froid mon c½ur ? Ou c'est autre chose ?
Son haut rejoint rapidement mes vêtements et on se colle l'un à l'autre, peau à peau. Je le serre fort dans mes bras. Je voudrais ne jamais le lâcher. Mon Bill. Ses mains se baladent dans mon dos, le parcourant de frissons. Les miennes sont à sa taille. Je le caresse de mes pouces. Puis je remonte une main vers le haut, effleurant ses tétons qui se durcissent sous la légère caresse. Ses mains à lui font le chemin inverse, descendant dangereusement vers mes reins pour se poser finalement sur mes fesses.
- Tom, je...
Je le fais rapidement taire d'un baiser. Sa bouche est tellement plus douce sous mes lèvres que lorsqu'elle profère des mots qui me blessent. Je ne veux pas entendre ses mots, seulement ses gémissements. J'approfondis notre baiser, le rendant plus langoureux, plus passionné. J'essaye de lui faire comprendre ce que je n'ai plus le droit de lui avouer : je t'aime. Il fond sous mes attentions. Il commence à être excité. Ses doigts manoeuvrent sur ma ceinture et quelques instants plus tard mon baggy tombe et je suis en boxer. Il a du retard, je compte le rattraper. Je déboucle à mon tour son jean mais pour le retirer, il va falloir l'aider.
Ma bouche quitte la sienne et dérive dans son cou, embrassant sa jugulaire. Puis ma langue trace un petit sillon jusqu'en dessous de son oreille. Je mordille lentement puis attrape son lobe entre les lèvres. Je le suçote : c'est son point faible. Immanquablement, il rejette la tête en arrière et gémit. Quelle douce musique à mes oreilles. Ma bouche descend encore vers ses clavicules, ses pectoraux. Je m'attarde sur un téton et le sens trembler sous moi. Le petit bout de chair est dur, reflétant ce qui se passe dans nos sous-vêtements. Je descends encore le long de son corps et dans le même mouvement, mes mains descendent son pantalon vers ses pieds.
J'arrive au niveau de son nombril et m'agenouille devant lui. Je lève le regard vers lui. Ses yeux plongent dans les miens. Je n'y vois plus d'affection, seulement du désir. Parfait.
Je ferme les yeux et fais rentrer ma langue dans son nombril. Ca a toujours eu le don de l'exciter. Oui. Je sens ses hanches partir en avant, comme s'il en voulait plus. Patience mon amour. Mes mains remontent le long de ses jambes puis de ses cuisses, caressant l'intérieur lentement. Il gémit encore : j'adore. Je remonte ensuite vers ses fesses en passant par les jambes de son caleçon. Je les caresse, les masse, le rapproche de moi. Son érection vient se coller contre mon cou, faisant encore plus réagir la mienne. Puis je descends enfin son caleçon. Son sexe est là fièrement dressé devant moi. Je souffle doucement dessus. Il étouffe un cri. Je recommence mon manège. Il n'y tient plus.
- Tom, s'il te plaît...
Je ne réponds pas et me contente de passer une langue envieuse tout le long de son membre. Il ne tient plus très bien debout et s'appuie contre le mur.
- Hmmmm, encore.
J'entoure son gland de ma bouche et fais tourner ma langue dessus, comme si je l'embrassais. Je sais le plaisir que je lui procure est déjà intense, mais c'est loin d'être fini. Après quelques secondes à faire ça, je descend d'un coup ma bouche et le prend entièrement à l'intérieur. Cette fois son cri s'échappe. J'entame de lents mouvements de va et vient. J'ai l'impression de le posséder. Mon Bill. Il me supplie d'accélérer et j'obtempère, pour son plus grand plaisir, ajoutant ma main à la base de son pénis qui suit les mouvements de ma bouche.
Au bout de quelques minutes de ce traitement, je sens qu'il va atteindre l'orgasme. Je stoppe donc tout et me relève prestement.
- Tom... espèce... de... sadique !
- Tu ne comptais quand même pas t'arrêter déjà ?
Ses yeux sont noirs. Noirs de désir. Il s'approche dangereusement de moi, m'arrache littéralement mon boxer et me balance sur le lit avant de se mettre à califourchon sur moi. Wow. Lui sur moi. Il est rarement aussi directif. C'est plutôt moi d'habitude. Nos érections rentrent en contact et nous gémissons ensemble. C'est tellement bon, putain. Pourquoi veux-tu te passer de ça mon amour ? Il bouge lentement sur moi, en rythme, et cette vision est presque suffisante pour me faire jouir. Mais ce serait dommage. Mes mains vont directement se placer sur ses fesses et accompagnent ses mouvements. Au fur et à mesure, il avance un peu sur moi et pour finir, ce n'est plus son sexe que le mien rencontre mais ses fesses. Je pourrais presque le prendre là et maintenant. Mais je ne le ferai pas. Je ne veux pas lui faire mal. Cependant, s'il continue comme ça, je ne réponds plus de rien. Pour éviter de le violer directement, je l'attrape et le retourne, inversant nos positions. Moi sur lui. Une position intimement familière. Qui ne le sera bientôt plus.
Je me penche et l'embrasse tout en bougeant contre lui. Son corps me rend dingue. J'ai tellement envie de lui en cet instant. Ma bouche retrouve de nouveau son cou. Cette peau si parfumée, pourrais-je encore y goûter ? Est-ce que ça rentrera dans le cadre de « l'affection » ? Je suçote, je mordille, je lèche... je laisse ma marque. Tu m'appartiens Bill, ne le sais-tu pas ? Tout comme je suis à toi. Mon Bill.
Bill écarte les jambes plus largement et nos corps se pressent plus fort l'un contre l'autre. Je le veux, immédiatement. Heureusement, il semble être aussi avide que moi car il me chuchote dans le creux de l'oreille :
- Maintenant Tom, j'en peux plus.
Tu le désires Bill. Tu le désires autant que moi. Pourquoi veux-tu te passer de ça ? Je fouille dans le tiroir de la table de nuit et en sort un petit flacon. Il me le prend des mains et étale lui-même le lubrifiant sur mon sexe gonflé de désir. Hmmm, ses mains sur moi. Une fois sa tâche accomplie, il se recouche contre le matelas et remonte les jambes, soulevant son bassin. Je me penche au-dessus de lui en plaçant mon sexe contre son entrée. Je le regarde dans les yeux quelques secondes, sans bouger. « Je t'aime » lui hurle mon regard. Es-tu aveugle ? Puis je l'embrasse langoureusement tout en le pénétrant. Je vais lentement. Je me délecte de son corps qui se referme autour de moi. Arrivé au bout, je romps notre baiser et le regarde à nouveau avec toute la douceur dont je suis capable. Ce qu'on fait te dérange-t-il vraiment ? Trouves-tu ça sale, immoral, contre nature ? Moi je trouve que c'est le plus bel acte qui existe. Pourquoi ? Pourquoi veux-tu arrêter ? Moi je te ferais l'amour à longueur de journée si je le pouvais. A toi. Mon Bill. Je ferme les yeux sur des larmes que je sens poindre et entame un mouvement arrière. Je glisse hors de ton corps brûlant. C'est bon, tellement bon, trop bon. Je me renfonce, toujours aussi lentement. Je te laisse le temps de t'habituer à mon intrusion. Mon intrusion. Je ne me sens pas comme un intrus pourtant. C'est là que j'appartiens. C'est toi mon repère. Mes mouvements lents deviennent frustrants. J'en veux plus. Je comprends que toi aussi quand je te sens rouler des hanches sous moi.
- Plus vite, Tomi.
Alors j'accélère. Un peu. Pas trop. Je veux faire durer cet instant. Etirer une seconde en une éternité. Tu gémis, tu halètes. Et dire que c'est moi qui te mets dans cet état. Mon Bill. Bientôt quelqu'un d'autre que moi en sera la cause. Quelqu'un d'autre que moi se délectera de ton visage tordu par le plaisir. Et moi je haïrai cette personne de toute mon âme. Ne pas penser à ça. Ne pas penser tout court. Juste ressentir. Ressentir ton intimité qui m'enveloppe, ta peau moite contre la mienne, ton souffle dans mon cou. Je ne suis plus que sensations. Je ne sens pas la fatigue. Pourtant notre rythme est devenu beaucoup plus soutenu, sauvage presque. Je m'enfonce loin en toi, vite, te faisant crier.
- Tooooom !
Et voilà. C'est ta voix, enrouée par le plaisir, qui m'a achevée. J'atteins l'orgasme, déversant ma semence en toi. Pour la dernière fois. J'en pleurerais presque malgré mon état de transe. Comment peut-on être aussi heureux et aussi triste à la fois ? Il y a de quoi faire éclater n'importe quel c½ur avec des sentiments aussi contradictoires.
Toi tu n'as pas encore joui. Je te vois approcher une main de ton sexe. Je t'en empêche. Hors de question que tu te finisses ainsi. Je me colle à toi, t'embrasse passionnément, puis m'approche de ton oreille. Tu dois croire que je vais jouer avec ton lobe mais non. Je me rapproche encore plus et murmure dans un souffle :
- Fais moi l'amour, Bill.
Tu restes estomaqué. Il y a de quoi. On ne l'a jamais fait comme ça. Pas que tu n'en ais jamais eu envie mais à cause de moi. J'avais peur. J'ai toujours peur, mais ça n'a absolument aucune importance. Je ne suis pas rassasié de toi. Je ne le serai jamais d'ailleurs. Je crève de te sentir encore. Par n'importe quel moyen. Mon Bill.
- Tu es sûr Tom ? Tu sais je peux très bien...
- Fais moi l'amour. S'il te plait.
Et pour prouver que je ne plaisante pas, je m'allonge à plat ventre sur le lit. Tu me caresses le dos, lentement, puis tu me retournes.
- D'accord Tom, mais face à face.
J'attrape à mon tour le lubrifiant et en étale généreusement sur son sexe. Puis il me présente deux doigts que je lèche avidement. Il les retire de ma bouche et en fais descendre un le long de mon torse. Quand il arrive au bord de l'anneau de chair. Je me crispe.
- Détends toi Tomi, et ça ira tout seul.
Il se penche et m'embrasse. Rien de mieux pour me relaxer. Je sens son doigt me pénétrer. Ca ne fait pas si mal. Sentant que je ne réagis pas, il met son autre doigt. Ouch, ouais, là c'est quand même autre chose. Mais finalement je me détends au bout de quelques instants et il commence à bouger ses doigts. Ce n'est pas vraiment agréable, mais c'est Bill, alors peu importe. Je suis complètement détendu à présent. Il retire ses doigts et se positionne au-dessus de moi et me sourit.
- Prêt ?
- J'imagine.
- T'inquiète pas, ça va bien se passer, et puis je suis tellement proche que ça ne devrait pas durer très longtemps...
Mais je veux que ça dure moi !
Il me pénètre doucement. Ca fait mal. Je ne dis rien. Il s'enfonce entièrement puis s'immobilise. Je prends de grandes respirations. Il me regarde tendrement puis m'embrasse chastement sur les lèvres. Il se retire toujours doucement. Il prend bien soin de moi. Mon Bill.
Ses mouvements sont doux et réguliers. Peu à peu la douleur se dissipe. J'ai Bill en moi. Je suis bien. Il accélère, le plaisir arrive. Hmmm. Je donne des coups de bassins, approfondissant la pénétration. Il gémit fortement. Je suis si heureux de lui offrir cela. Bon anniversaire petit frère. Je le sens trembler, il va atteindre l'orgasme d'ici quelques instants. Alors je me déchaîne, pour que ça soit encore meilleur pour lui. Je bouge en rythme, j'appuie sur ses fesses, le faisant s'enfoncer loin. Un dernier à-coup et il se libère. Je sens un flot chaud en moi. Je garderai une partie de lui, même quand il m'aura déserté, et cette pensée me fait sourire. Il s'écroule sur moi, complètement épuisé, son sexe toujours niché au fond de moi. Comme j'aimerais qu'il y reste pour toujours. Son visage est enfoui dans mon cou. Il me chuchote quelque chose.
- Merci, Tomi.
- De rien, mon Bill.
Oups, boulette. Il ne dit rien. Peut-être qu'il n'a pas capté. Tant mieux. Je lui caresse tendrement les cheveux. Cette fois c'est fini. Je ne vivrai plus d'instants aussi magiques avec lui, c'était la dernière fois. Mon c½ur se serre, il y a une pression énorme dans ma poitrine. Désormais je ne suis plus que Tom, son jumeau adoré, et plus son amour.
Peu de gens peuvent dire avec précision quel a été le pire jour de leur vie. Moi je peux. C'est aujourd'hui, à cet instant, alors que l'homme de ma vie s'endort contre moi. Car je sais que demain matin, je devrai l'oublier, essayer, même si c'est impossible.
Peut-être que lui trouvera le bonheur avec une fille, comme il le souhaite, et qu'il l'engrossera pour qu'elle lui ponde quatre gosses, et qu'ils vivront dans une jolie maison avec une voiture familiale garée devant. Cette vision me file la nausée. Pour ma part, je sais que jamais personne ne le remplacera. Je vais certainement me taper des poufs et je gémirai son prénom quand je les baiserai. Pathétique. Je suis pathétique. Et amoureux. Pour toujours. De lui. Mon frère. Mon Bill.
***
Voili voilou.
Comme on m'avait réclamé une suite, j'en ai effectivement écrit une.
Je la mettrai... plus tard ^^
Est ce que cette première partie vous a plu?
Note cet article :
(h) Nul à chier
:| Mouais, bof...
:) Sympa
:D Super!
$) Excellentissime, j'adore!